Policier/thrillers

Pas un mot, Brad Parks

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Quatrième de couverture :

Le juge Scott Sampson s’apprête à aller chercher ses enfants à l’école. Et à plonger en plein cauchemar. Il reçoit un message anodin de sa femme adorée, Alison : elle ira récupérer les jumeaux pour les emmener chez le médecin. Alison rentre à la maison. Seule. Elle n’a jamais envoyé ce texto. Le téléphone sonne. Les enfants ont été enlevés. Les ravisseurs n’exigent pas de rançon, mais des verdicts sur commande : si le juge n’obéit pas à leurs demandes, les petits le payeront très cher. Et évidemment : « Pas un mot ! » C’est le début d’un calvaire où chantage, mensonge et paranoïa feront vivre l’enfer à ces parents prêts à tout pour récupérer leurs enfants, quels que soient les dangers, les sacrifices et les compromissions.

Mon humble avis :

Pas un mot de Brad Parks met en scène l’enlèvement de Sam et Emma, deux jumeaux. Il y avait là matière à faire un excellent thriller, puisque le thème s’y prêtait totalement. Cependant, le lecteur déchante très rapidement face à la réaction d’Alison et Scott, car il se rend compte que ce roman va être loin de combler ses attentes. En effet, alors que des parents « normaux » seraient tétanisés, morts d’inquiétude, leur réaction ne colle absolument pas. De plus, la mère agit de manière absolument disproportionnée vis-à-vis de la baby-sitter. Du coup, on se rend compte que quelque chose n’est pas logique dans le roman. Volonté de l’auteur ou maladresse ? Je pencherais plutôt pour la seconde option.

Par la suite, les choses ne vont pas en s’améliorant, puisque l’intrigue manque cruellement de suspense. Nous suivons surtout l’histoire à travers Scott, qui exerce la profession de juge, mais là encore, son comportement est discutable, et ses suspicions parfois illogiques. C’est un personnage plutôt creux et caricatural, comme l’ensemble des protagonistes mis en scène. Avec Brad Parks, chacun est blanc ou noir, et cela manque quelque peu de relief…

Le récit va stagner pendant près de cinq cents pages, pour se conclure par une fin bien trop spectaculaire par rapport à l’ensemble de l’œuvre, avec une nette volonté de l’auteur de tirer les larmes de ses lecteurs. Mais encore une fois, le comportement du père des jumeaux est discordant avec la situation. J’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à brouiller les pistes non pas pour donner de la contenance à son livre, mais pour remplir du papier. Le seul point positif serait éventuellement la mise en scène du milieu judiciaire…

Je remercie NetGalley et les éditions Mazarine pour ce service presse et leur confiance.

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