Historique

Une bonne âme, Audrey Perri

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Quatrième de couverture :

Londres, 1899.
Florence Jones, jeune mère célibataire, décide de faire adopter sa fille Sélina, faute de pouvoir la garder auprès d’elle. Elle se tourne alors vers Mrs Hewetson, l’une de ces fermières de bébés qui pullulent dans la capitale et qui affirme pouvoir s’occuper de son enfant. Mais Florence ignore encore que cette femme, loin d’être la bonne âme qu’elle prétend être, est déjà impliquée dans la disparition de nombreux enfants…

Mon humble avis :

J’ai fait une excellente découverte avec ce roman. Le sujet m’intéressait beaucoup et Audrey Perri a su satisfaire ma curiosité. En effet, j’ai appris beaucoup de choses très intéressantes et de savoir que cette histoire est basée sur un fait réel n’en apporte que davantage d’intérêt.

Ce roman m’a fait frémir et je me suis bien souvent dit que nous avons de la chance de vivre à notre époque. Il ne me paraît même pas envisageable que de telles situations soient possibles, et pourtant…

Audrey Perri a su créer une ambiance épaisse. J’ai trouvé que l’on avait une bonne vision de la condition féminine à cette époque. De plus, le style de l’auteure est très agréable, ce qui ne gâche rien.

Ada est un personnage très complexe qui provoque chez le lecteur des sentiments ambivalents. Je l’ai détestée, haï comme rarement mais je l’ai aussi comprise. Pas au départ, mais à partir du moment où on a des explications quant à ses agissements. Et là, je m’en suis un peu voulu d’arriver à trouver quelques circonstances atténuantes à ce personnage, même si elles sont malgré tout minimes. Mais j’ai trouvé très intéressant le fait de se trouver face à un protagoniste de ce type.

Florence est intéressante aussi mais beaucoup moins complexe à mon sens. Elle a des préoccupations mais qui sont tellement compréhensives que l’on se retrouve en elle et je pense que si j’avais été à sa place, j’aurais eu les mêmes ressentis et réactions.

J’ai aimé aussi le personnage de Charles Morton qui est bien le seul homme du roman qui soit sympathique. Il désire sincèrement aider ces femmes et il ne les considère pas comme des êtres inférieurs qui doivent être uniquement là pour servir ces messieurs.

La fin m’a laissée un peu perplexe. Elle paraît trop « tout est bien qui finit bien ». Or, je pense que les blessures sont toujours là, mais elles semblent effacées ce que j’ai trouvé dommage, d’autant plus que ce moment n’est pas si éloigné des événements tragiques précédents.

Audrey Perri est une auteure que je suivrai avec un grand intérêt. Je la remercie pour m’avoir permis de lire son roman par le biais du site SimPlement.

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