Littérature contemporaine

Une bouteille de larmes, Nick Alexander

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Quatrième de couverture :

Une fresque familiale émouvante, une histoire de fratrie, de résilience et d’espoir.Victoria et Penny ont beau être s?urs, tout les sépare. Tandis que la première mène une existence confortable dans un quartier chic de Londres, la seconde peine à joindre les deux bouts. À l’occasion d’un week-end en famille, les souvenirs du terrible réveillon de Noël 1975 remontent à la surface, et Penny ? qui était âgée d’à peine 5 ans à l’époque ? comprend qu’on ne lui a pas tout dit, loin de là. Mais il ne fait pas bon lever le voile sur les secrets et, bientôt, le chaos menace de séparer les deux s?urs?Pourquoi Penny a-t-elle refoulé des épisodes cruciaux de son enfance ? Faire la lumière sur les événements de décembre 1975 permettra-t-il à Victoria, Penny et leur mère, Marge, d’enfin se comprendre ?

Mon humble avis :

Une bouteille de larmes de Nick Alexander est une très belle saga familiale comme je les aime, et je suis particulièrement friande de ce genre de livres.

Dès la première page, l’auteur parvient à attiser l’attention du lecteur, et ce dernier n’aura de cesse de continuer sa lecture jusqu’à connaître le fin mot de l’histoire tant il est captivé par le récit.

Il met en scène une galerie de personnages qui sont tous si vrais que l’on pourrait avoir l’impression que l’on peut les côtoyer. Touchants dans leurs imperfections, ils m’ont fait ressentir beaucoup d’émotions pendant ma lecture, surtout que l’auteur ne ménage pas sa peine pour surprendre le lecteur. Parmi les protagonistes présentés, j’ai particulièrement aimé Penny et Victoria, deux sœurs, toutes d’eux très bienveillantes et cachant une part de mystère. À travers le fils de Victoria, l’auteur nous rappelle que l’indifférence peut exister au sein d’une famille, et qu’il faut sans cesse se remettre en question afin de ne pas faire souffrir nos proches.

J’ai particulièrement aimé les valeurs véhiculées dans Une bouteille de larmes, d’autant plus que le style de l’auteur est très fluide, ce qui fait que l’on dévore le livre sans même s’en rendre compte. J’ai donc eu un presque coup de cœur pour ce roman, qui résonnera longtemps en moi tant par les messages qu’il véhicule que par le récit qui nous est relaté.

Je remercie AmazonCrossing et NetGalley pour ce service presse.

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Science fiction

Interférences, Connie Willis

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Quatrième de couverture :

Dans un futur proche, une intervention cérébrale a été mise au point pour améliorer la vie de couple. Briddey se réjouit quand Trent, son petit ami, lui propose cette opération avant leurs fiançailles : ils percevront les pensées l’un de l’autre et leur lien émotionnel en sera renforcé. Or les choses ne se déroulent pas comme prévu : malgré elle, Briddey se retrouve connectée à quelqu’un d’autre. Les choses empirent quand elle découvre la propension étrange de sa famille à s’immiscer dans ses pensées… Briddey prend alors conscience des risques d’un excès d’informations. Elle comprend que l’amour – et la communication – s’avèrent bien plus complexes qu’elle ne l’imaginait…

Mon humble avis :

Connie Willis est une auteure de nombreuse fois primée dans le monde du livre (elle a obtenu onze fois le prix Hugo, sept fois le prix Nebula et douze fois le prix Locus) et le résumé d’Interférences étant particulièrement alléchant, je pensais me régaler avec cet ouvrage qui nous promettait une critique de notre société hyper-connectée. Comme ma déception fut rude !

Tout d’abord, l’intrigue est très longue à se mettre en place – il faut plus d’une dizaine de chapitres avant que l’on rentre réellement dans le récit, et encore, on ne peut pas dire que le décor soit réellement installé. De plus, l’auteure nous assaille d’informations que l’on a du mal à comprendre. Elle tente pourtant de capter l’attention du lecteur, situant l’intrigue proche de nous temporellement, avec des noms de personnes connues ou de marques qui nous sont contemporaines. Malheureusement, c’est sans doute là un écueil de sa part, car le roman est trop proche de nous pour être réellement de la science-fiction. Du coup, nous sommes à cheval entre un roman d’anticipation raté et une romance trop marquée…

Le livre est long, très long, trop long… L’intrigue se déroule sur quelques jours, ce qui est peu vraisemblable, et j’ai par ailleurs eu des impressions de remplissages, avec des dialogues qui traînaient en longueur pour finalement ne pas apporter grand-chose au propos. Les révélations sont sans cesse remises à plus tard, à cause de nouveaux éléments qui viennent se greffer, mais au lieu d’attiser l’intérêt du lecteur, cela ne fait que le diminuer. Quant à la fin, elle est bien trop prévisible et on la voit venir de très loin. Du coup, je pourrais résumer mon avis sur ce livre en deux mots : une déception.

Je remercie les éditions Bragelonne et NetGalley pour ce service presse.

Littérature contemporaine

Mille ans après la guerre, Carine Fernandez

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Quatrième de couverture :

Miguel, un veuf solitaire, reçoit une lettre de sa soeur Nuria : elle a perdu son époux et compte venir s’installer près de lui, dans sa cité ouvrière de la région de Tolède. Pris de panique, le vieil homme fuit avec son chien Ramon en direction du village de son enfance, dans l’Estrémadure, où il n’est jamais retourné depuis la guerre civile. Là, des souvenirs de sa jeunesse refont surface…

Mon humble avis :

Avant tout, si vous projetez de lire Mille ans après la guerre et que le résumé vous laisse penser qu’il s’agit d’un texte léger, sachez que ce n’est absolument pas le cas. Suite à la venue de sa sœur, Miguel va quitter son domicile et entreprendre un voyage qui lui permettra de marcher sur les pas de son histoire personnelle, le tout avec une écriture qui laisse place aux détails et empreinte de nostalgie. Miguel peut sembler assez désagréable et peu communicatif au premier abord, qui ne semble attaché qu’à son chien. Veuf, Miguel est très marqué, car il a connu une des périodes les plus sombres de l’histoire de l’Espagne : le Franquisme. Durant cette terrible époque, il va perdre son frère jumeau, mais aussi connaître la prison et les camps de travail. Comment retrouver le sourire après de si terribles événements ?

Si la narration peut sembler quelque peu confuse, c’est sans doute car nous ne suivons pas l’existence de Miguel de façon chronologique, mais selon les souvenirs qui l’assaillent les après les autres au fur et à mesure de son périple.

Prenant pour prétexte un voyage sur les traces de son passé, Carine Fernandez nous fait revivre cette terrible période que fut la dictature franquiste, sans tomber dans le pathos. Une lecture que je recommande.

Je remercie les éditions Les escales et NetGalley pour ce service presse.

 

Policier/thrillers

Le couple d’à côté, Shari Lapena

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Quatrième de couverture :

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu’à cela ne tienne : ils emportent avec eux le baby-phone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s’étire. La dernière fois qu’ils sont allés la voir, Cora dormait à poing fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l’impensable s’est produit : le berceau est vide.
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s’arrête pas aux apparences… Qu’est ce que l’enquête va bien pouvoir mettre à jour ?

Mon humble avis :

J’ai trouvé le début du livre, un gros tiers, assez lent ce qui est assez normal dans ce genre de roman mais il m’a semblé qu’on s’enlisait, qu’on tournait en rond et que l’histoire n’avançait pas. Et puis, petit à petit, des révélations ont vu le jour, des rebondissements ont donné du souffle à l’intrigue. Et là, j’ai trouvé que l’auteure en faisait trop et que, du coup, l’histoire perdait en crédibilité. Et puis, il y a eu une révélation qui m’a totalement fait changer d’avis ! Cette découverte, à laquelle je n’avais pas pensé, a redonné toute sa crédibilité au roman et tous les éléments ont pris leur place.

Mais, cependant, les rebondissements trop fréquents ont eu un impact quelque peu négatif. Je n’ai jamais réussi à m’attacher aux personnages, sauf peut-être à l’inspecteur Rasbach dont j’ai apprécié la manière de mener l’enquête. Il m’est arrivé de ressentir un peu d’empathie pour Anne, malgré tout, mais pas la sympathie qu’elle aurait dû créer en moi. Il y a aussi une belle galerie de personnages antipathiques au possible que j’ai, par contre, bien su détester ! Mais, malgré tout, les personnages sont bien fouillés et leur psychologie détaillée.

Donc, Le couple d’à côté est un bon roman psychologique qui m’a fait passer un bon moment mais qui n’est pas le coup de cœur qu’il aurait pu être si j’avais réussi à m’attacher à certains personnages.

Je remercie les éditions Presses de la cité et NetGalley pour ce service presse.

Historique·Policier/thrillers

Le dernier hyver, Fabrice Papillon

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Quatrième de couverture :

Août 415 après J-C. : La ville d’Alexandrie s’assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d’exception, vient d’être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l’ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le sillage d’Hypatie, poursuivent son grand oeuvre et visent à accomplir son dessein.

Juillet 2018 : Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se trouve confrontée à une succession de meurtres effroyables, aux côtés de Marc Brunier, homme étrange et commandant de police de la « crim » du Quai des Orfèvres. Peu à peu, l’étudiante découvre que sa propre vie entre en résonance avec ces meurtres.
Est-elle, malgré elle, un maillon de l’histoire amorcée à Alexandrie seize siècles auparavant ? Quel est ce secret transmis par Hypatie et au coeur duquel se retrouve Marie ? L’implacable destin peut-il être contrecarré ou « le dernier Hyver » mènera-t-il inéluctablement l’humanité à sa perte ?

Mon humble avis :

Ayant beaucoup apprécié la lecture marquante que fut Da Vinci Code de Dan Brown, et en particulier le côté ésotérique de ce récit, la quatrième de couverture du Dernier Hyver m’a immédiatement donné envie de lire ce dernier. Et dès les premières pages, j’ai été absorbée et captivée par l’intrigue née de la plume de Fabrice Papillon.

Ce dernier met en place un univers assez complexe et d’un abord plutôt scientifique, mais grâce à ses explications claires et fluides, cela ne pose aucun problème. On pourrait, à la rigueur, déplorer quelques petites longueurs, mais celles-ci sont nécessaires pour comprendre l’ensemble.

Le Dernier Hyver n’est pas en reste concernant l’action présente dans le roman. En effet, il y a de nombreuses morts – et le moins que l’on puisse dire est que celles-ci sont violentes. Marie, l’héroïne, va tenter de comprendre ce qui se passe autour d’elle, mais elle ne tarde pas à se retrouver prise dans un engrenage infernal qu’elle est loin de comprendre ou de maîtriser… pour notre plus grand bonheur.

Fabrice Papillon distille des éléments de réponse tout au long du récit, attisant ainsi l’intérêt du lecteur, et celui-ci n’a qu’une envie : tourner les pages les unes après les autres afin d’avoir des réponses. Le tout finit en apothéose, avec une fin surprenante !

Enfin, je tiens à préciser que j’ai beaucoup apprécié la double temporalité. En effet, on navigue entre 415 et 2018, et le fait qu’il y ait dans le roman des personnages ayant réellement existé apporte un plus non négligeable.

Je remercie les éditions Belfond et NetGalley pour ce service presse .

Policier/thrillers

Pas un mot, Brad Parks

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Quatrième de couverture :

Le juge Scott Sampson s’apprête à aller chercher ses enfants à l’école. Et à plonger en plein cauchemar. Il reçoit un message anodin de sa femme adorée, Alison : elle ira récupérer les jumeaux pour les emmener chez le médecin. Alison rentre à la maison. Seule. Elle n’a jamais envoyé ce texto. Le téléphone sonne. Les enfants ont été enlevés. Les ravisseurs n’exigent pas de rançon, mais des verdicts sur commande : si le juge n’obéit pas à leurs demandes, les petits le payeront très cher. Et évidemment : « Pas un mot ! » C’est le début d’un calvaire où chantage, mensonge et paranoïa feront vivre l’enfer à ces parents prêts à tout pour récupérer leurs enfants, quels que soient les dangers, les sacrifices et les compromissions.

Mon humble avis :

Pas un mot de Brad Parks met en scène l’enlèvement de Sam et Emma, deux jumeaux. Il y avait là matière à faire un excellent thriller, puisque le thème s’y prêtait totalement. Cependant, le lecteur déchante très rapidement face à la réaction d’Alison et Scott, car il se rend compte que ce roman va être loin de combler ses attentes. En effet, alors que des parents « normaux » seraient tétanisés, morts d’inquiétude, leur réaction ne colle absolument pas. De plus, la mère agit de manière absolument disproportionnée vis-à-vis de la baby-sitter. Du coup, on se rend compte que quelque chose n’est pas logique dans le roman. Volonté de l’auteur ou maladresse ? Je pencherais plutôt pour la seconde option.

Par la suite, les choses ne vont pas en s’améliorant, puisque l’intrigue manque cruellement de suspense. Nous suivons surtout l’histoire à travers Scott, qui exerce la profession de juge, mais là encore, son comportement est discutable, et ses suspicions parfois illogiques. C’est un personnage plutôt creux et caricatural, comme l’ensemble des protagonistes mis en scène. Avec Brad Parks, chacun est blanc ou noir, et cela manque quelque peu de relief…

Le récit va stagner pendant près de cinq cents pages, pour se conclure par une fin bien trop spectaculaire par rapport à l’ensemble de l’œuvre, avec une nette volonté de l’auteur de tirer les larmes de ses lecteurs. Mais encore une fois, le comportement du père des jumeaux est discordant avec la situation. J’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à brouiller les pistes non pas pour donner de la contenance à son livre, mais pour remplir du papier. Le seul point positif serait éventuellement la mise en scène du milieu judiciaire…

Je remercie NetGalley et les éditions Mazarine pour ce service presse et leur confiance.

Littérature contemporaine

Nocturne pour Stanislas, Annie Degroote

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Quatrième de couverture :

Printemps 2004, dans le Nord. En remontant les secrets de sa filiation, la jeune Hania découvre la vie tumultueuse de son grand-père, réfugié polonais en France, et réhabilite sa mémoire bafouée.

« Venez ce soir, vous y entendrez Chopin. »
En acceptant, à Lille, l’étrange invitation d’une inconnue septuagénaire, Hania ne se doute pas des conséquences qu’elle va avoir sur sa vie, et sur celle de ses proches. Il y a tant d’ombres dans l’histoire familiale de cette jeune artiste aux racines polonaises, élevée à Waziers, au coeur du bassin minier. Comme ces silences gênés autour du souvenir de son grand-père Stanislas Dabrowski. Qui était-il ?
Famille éclatée, honneur perdu, exil, chant d’amour de trois femmes…
Tandis que se dévoile peu à peu l’itinéraire de Stanislas, c’est tout un pan de l’histoire de ses ancêtres polonais qui sera révélé à Hania.

Mon humble avis :

Aimant les histoires familiales, je me suis naturellement tournée vers Nocturne pour Stanislas. Malheureusement, je n’ai pas trouvé ce que j’espérais lors de ma lecture.

Pour commencer, le personnage principal, Anne-Sophie surnommée Hania, ne m’a absolument pas touchée. Cependant, je dois reconnaître qu’elle n’a rien d’antipathique. Néanmoins, l’auteure n’a pas réussi à éveiller mon intérêt. Heureusement qu’il y a Wanda, la grand-mère de notre héroïne.

Par ailleurs, je me suis un peu perdue dans la narration qui nous est proposée. Bien que je style soit fluide et agréable, la narration est quelque peu fouillis, ce qui fait que je me suis un peu perdue dans le fil des événements. De plus, quelques longueurs ont alourdi l’ensemble et ont émoussé mon intérêt.

En revanche, au fur et à mesure de Nocturne pour Stanislas, Annie Degroote a abordé un sujet intéressant d’un point de vue historique : l’émigration de familles polonaises vers la France dans les années 1920 qui furent ensuite contraintes de retourner dans leur pays pour revenir dans l’Hexagone par la suite.

Je remercie NetGalley et les éditions Presses de la Cité pour ce service presse et leur confiance.

Littérature jeunesse

Hôtel Grand Amour, Sjoerd Kuyper

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Quatrième de couverture :

Au moment où Vic, 13 ans, marque le but qui qualifie son équipe, son père s’effondre, victime d’un infarctus. Il est emmené d’urgence à l’hôpital et Vic et ses trois sœurs doivent alors gérer seuls l’hôtel familial. Très vite, c’est le grand n’importe quoi ! Les clients s’enfuient, les créanciers débarquent : il ne reste plus que quinze jours pour sauver l’hôtel ! Sans rien dire à leur père…

Mon humble avis :

Mon avis est mitigé concernant ce roman. Ma lecture fut agréable mais certaines choses m’ont dérangée.

L’histoire est vraiment très sympathique. L’auteur aborde des sujets graves, sans entrer dans le pathos. Il sait les narrer avec humour et j’ai souvent souri. Malheureusement, cet humour devient trop loufoque par moments et l’histoire part dans tous les sens, ce qui m’a déstabilisée. Cela entraîne une surenchère dans les situations burlesques, ce qui décrédibilise quelque peu l’histoire et fait qu’elle manque parfois de justesse.

Les personnages sont très touchants et vivent une réelle évolution au fil du roman, surtout Alex, la sœur de Vic, le narrateur. Le père, qui n’est pas le personnage le plus présent, est celui qui m’a le plus émue. Les relations entre les personnages aussi changent de manière notable et il est beau de voir comment les difficultés peuvent resserrer les liens.

L’auteur a su sortir des sentiers battus quant à la narration. C’est Vic qui parle, au sens propre. Il tient un journal mais il ne l’écrit pas, il l’enregistre. Cela donne une espèce de dynamisme et le lecteur se sent plus proche de lui.

Ce livre s’adresse aux jeunes lecteurs de 12-13 ans. Je pense que le côté loufoque les dérangera beaucoup moins qu’à moi.

Une lecture un peu en demi-teinte mais qui n’en reste pas moins un moment agréable.

Je remercie NetGalley et les éditions Didier Jeunesse pour ce service presse et leur confiance.

Littérature contemporaine

La légende des Akakuchiba, Kazuki Sakuraba

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Quatrième de couverture :

Lorsque les « gens des confins » abandonnent une petite fille dans le centre de Benimidori en cet été 1953, les villageois sont loin de s’imaginer qu’elle intégrera un jour l’illustre clan Akakuchiba et règnera en matriarche sur cette dynastie d’industriels de l’acier. C’est sa petite-fille, Toko, qui entreprend bien plus tard de nous raconter le destin hors du commun de sa famille. L’histoire de sa grand-mère, femme dotée d’étonnants dons de clairvoyance, qui restera illettrée toute sa vie, et celle, rebelle, de sa propre mère, qui rejoindra un gang de motards et qui, devenue une célèbre mangaka, sauvera dans les années 1970 la famille du déclin, dans un Japon frappé de plein fouet par la crise de l’industrie sidérurgique.

Mon humble avis :

En général, j’aime beaucoup les histoires qui se passent au Japon. Malheureusement, malgré beaucoup de choses intéressantes, j’ai eu quelques difficultés à rentrer dans ce roman, sûrement par manque de connaissances.

J’ai beaucoup aimé Man’yô la grand-mère de la narratrice qui apporte un petit côté magique à l’histoire. Les deux autres personnages principaux sont également très intéressants mais ces deux femmes m’ont moins touchée.

Le roman, se déroulant sur trois générations de femmes, nous offre une bonne vision de l’évolution de la société japonaise. On assiste à l’ampleur que prend l’influence américaine, notamment chez les jeunes, et à la distance qu’elle crée entre ces derniers et leurs parents. Ce roman est également instructif en ce qui concerne l’industrialisation et la pollution qu’elle génère fatalement, l’évolution des pensées…

Le style très particulier, ainsi que la lenteur excessive de ce roman m’ont beaucoup perturbée et ont largement contribué au fait que je ressors très mitigée de cette lecture. J’ai conscience d’être probablement passée à côté de ce livre.

Je remercie NetGalley et les éditions Piranha pour ce service presse et leur confiance.

Littérature contemporaine

28 jours, David Safier

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Quatrième de couverture :

Mira, seize ans, passe de la nourriture en fraude pour survivre dans le ghetto. Lorsqu’elle apprend que toute la population juive est condamnée, elle décide de rejoindre les combattants de la Résistance. Aux côtés de Daniel, Ben, Amos, et tous ces jeunes gens assoiffés de vivre, elle tiendra longtemps tête aux SS, bien plus longtemps que quiconque aurait pu l’imaginer. En tout, 28 jours. 28 jours pendant lesquels Mira connaîtra des moments de trahison, de détresse et de bonheur. 28 jours pendant lesquels elle devra décider à qui appartient son coeur. 28 jours pour vivre toute une vie. 28 jours pour écrire son histoire.

Mon humble avis :

Je connaissais David Safier pour ses comédies. J’ai lu Sors de ce corps, William ! qui m’a beaucoup plu et je trouvais intéressant de pouvoir le découvrir dans un autre registre. Comme il s’agit d’un sujet qui m’intéresse toujours, je n’ai pas hésité.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, mais une chose m’a perturbée. C’est Mira, un des personnages principaux du roman, qui est la narratrice. J’aime beaucoup les livres écrits à la première personne, ils nous permettent d’être davantage immergés dans l’histoire. Seulement, ceci peut nous donner des indices, notamment le fait que l’on sait que Mira va survivre, ce qui, en soi, ne m’a pas dérangée. Mais, comme tous les protagonistes, Mira s’est retrouvée dans des situations très délicates, et pour qu’elle s’en sorte, l’auteur a dû créer des retournements de situations ou des rebondissements que je n’ai pas trouvés crédibles. Mira m’est apparue comme une superhéroïne invincible, et cela m’a posé problème dans ce type d’ouvrage. Il me semble que ce roman aurait gagné en crédibilité si le narrateur avait été extérieur.

Il n’empêche, malgré tout, que les personnages sont tous intéressants et fouillés. David Safier a réussi à nous montrer, au travers d’eux, un bel éventail des réactions que l’on pourrait s’attendre à rencontrer dans ce genre de situation extrême : le suicide, l’apathie, la rébellion, la résistance…

C’est une période de l’Histoire très connue mais je n’avais jamais lu de roman se passant dans le ghetto de Varsovie. Ces jeunes qui se sont soulevés contre les SS sont extraordinaires. L’auteur a su nous montrer l’évolution de la situation et comment ils en sont venus à se révolter.

David Safier a une plume toujours très agréable. Il a su ménager le suspense, créer des rebondissements et susciter l’intérêt du lecteur. On a envie de tourner les pages et de savoir ce qu’il va arriver à ces jeunes auxquels on ne peut que s’attacher.

Une chose, parmi d’autres bien évidemment, m’a beaucoup choquée. Le contraste entre la Varsovie du ghetto et celle de l’autre côté du mur, qui semble presque normale. Les Polonais qui sont du bon côté ne considèrent pas les Polonais du ghetto comme des compatriotes, comme si, pour eux, les Juifs n’étaient même pas des humains…

Même si 28 jours n’est pas un coup de cœur, il n’en reste pas moins une bonne lecture très intéressante que je recommande vivement.

Je remercie NetGalley et les éditions Presse de la Cité pour ce service presse numérique et leur confiance.