Littérature contemporaine

Le Serment du maori, Laura Walden

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Quatrième de couverture :

Peu de temps avant son mariage, Sophie doit quitter l’Europe pour se rendre en Nouvelle-Zélande où sa mère vient de mourir brutalement. À sa grande surprise, elle apprend que sa mère était néo-zélandaise et qu’elle lui a légué une maison et une fortune considérable.

Mais pourquoi ne lui avoir jamais parlé de ses origines ? Alors que la jeune femme se sent très attirée par cette terre sauvage et exotique, elle découvre un ancien journal intime écrit dans les années 1680 par l’une de ses ancêtres au destin tragique. Quels mystères renferment ces pages ?

Dans les méandres d’une histoire familiale ravagée par un drame, Sophie découvre les sombres secrets qui ont hanté des générations. Et qui vont remettre en question toute sa vie…

Mon humble avis :

Laura Walden nous emporte dans une grande fresque familiale se passant sur plusieurs époques différentes. J’ai beaucoup aimé ce roman même si certaines choses m’ont semblé très prévisibles, mais c’est souvent le cas dans ce genre de lecture et cela ne m’a pas dérangée plus que ça. De plus, le côté romance ne prend pas une trop grande place ce qui fait que c’est bien passé pour moi, sachant que je ne suis pas friande des histoires d’amour.

Sophie ne se doutait pas des bouleversements que la lecture de ce journal intime allait apporter à sa vie. En fait, c’est l’histoire de plusieurs femmes que nous allons découvrir en même temps que Sophie. Toutes ces vies sont liées les unes avec les autres et tous les éléments se mettent en place au fil de la lecture. Nous vivons de belles histoires mais aussi beaucoup de destins tragiques suite à une malédiction maorie.

L’auteure nous offre une belle plongée en Nouvelle-Zélande. J’ai eu l’impression de voyager avec Sophie, que ce soit lorsque la narration était axée sur elle ou lors de sa lecture du journal. Quelle que soit l’époque dans laquelle le roman nous emmenait, j’appréciais ma lecture et j’étais ravie de retrouver les personnages.

Je me suis aussi attachée à ces derniers, essentiellement aux femmes auxquelles des hommes ont trop souvent fait subir des moments très douloureux. Mais ce sont toutes des femmes fortes, courageuses et battantes. Je crois que c’est Sophie qui m’a le plus touchée, peut-être parce que je découvrais toute l’histoire au même rythme qu’elle, je pouvais m’identifier aux sentiments qu’elle pouvait éprouver.

Si vous avez envie de voyager, de vivre une lecture facile et agréable, je vous conseille Le Serment du maori. Je pense que je lirai le premier roman de Laura Walden avec un grand plaisir !

Je remercie les éditions City pour ce service presse.

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Littérature jeunesse

Révoltées, Carole Trébor

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Quatrième de couverture :

Moscou, octobre 1917. La Première Guerre mondiale fait rage et le règne des tsars vient de prendre fin cédant la place à un gouvernement provisoire sourd à la détresse du peuple russe. Tandis que Lena, 17 ans, rejoint les rangs des révolutionnaires qui préparent l’insurrection, sa sœur jumelle Tatiana rêve d’une carrière au théâtre.
Ensemble elles veulent contribuer à construire un nouveau monde. Ensemble elles veulent y conquérir une nouvelle place.

Mon humble avis :

Révoltées est un court roman très intéressant. Il nous brosse, de manière succinte, mais suffisamment développée pour s’instruire malgré tout, la Révolution d’octobre 1917 en Russie. Nous voyons comment ces événements ont eu lieu mais aussi comment ils ont pu être perçus par les Russes qui n’ont pas forcément pris part au conflit.

Nous suivons Lena et Tatiana, deux sœurs jumelles très différentes mais complémentaires et soudées.

Lena est partie prenante dans la Révolution, tandis que Tatiana souhaite avant tout faire du théâtre. Tatiana est la narratrice de ce roman ce qui est très intéressant puisque cela permet au lecteur de vivre la Révolution à travers un personnage qui n’est pas acteur de cet événement. Donc nous avons une vue de la Révolution tout en ayant un aperçu de comment elle a pu être vécue par le peuple non impliqué.

Lena et Tatiana sont deux personnages forts. Ce sont des battantes chacune à leur manière. J’ai eu un coup de cœur particulier pour leur grand-mère et j’ai trouvé le lien que les deux sœurs ont avec cette dernière magnifique. Surtout de la part de Tatiana qui est très attentionnée pour sa grand-mère et qui fait tout pour éviter de la bouleverser. Lena, étant préoccupée par les événements et y prenant part, est, de ce fait, un peu moins prévenante avec elle.

Le style est très agréable et le roman est difficile à lâcher. Le récit ne souffre d’aucun temps mort et le lecteur ne s’ennuie absolument pas. L’auteure nous dépeint très bien la violente et l’atrocité de cette Révolution. On a peur avec les personnages.

Je pense que c’est un roman que les collégiens devraient lire pour prendre connaissance avec cet événement de manière intéressante sans avoir l’impression de suivre un cours d’Histoire.

Je remercie les éditions Rageot et NetGalley pour ce service presse.

Bandes dessinées

La Pension Moreau, tome 1 : « Les Enfants terribles », Benoît Broyart et Marc Lizano

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Quatrième de couverture :

A l’écart des villes, la Pension Moreau accueille des enfants pas comme les autres, dont les parents sont souvent fortunés. 

Dernier arrivé dans l’établissement, Émile le rêveur fait la connaissance de Paul, Victor et Jeanne. Ensemble, ils font face à l’étrangeté d’une école austère dont les professeurs inspirent la crainte. Leur amitié suffira-t-elle pour s’opposer au pire ?

Mon humble avis :

Cette bande dessinée pour la jeunesse est très sombre et n’apporte pas d’espoir.

De riches parents voulant se débarrasser de leur enfant l’abandonnent, en payant très cher, à la pension Moreau. Les raisons pour lesquelles ces parents agissent ainsi font frémir. Par exemple, Émile ne parle presque pas et ses parents ne supportent plus son mutisme. Sous prétexte de « rééduquer » des enfants « terribles », les dirigeants prennent un malin plaisir à les maltraiter et à leur faire faire les corvées. Les coups pleuvent, le cachot est une menace permanente…

Est-ce pour atténuer le propos sombre ? En tout cas, le pensionnat est dirigé par des animaux alors que les enfants sont des humains. Je pense que c’est plutôt pour montrer que les personnes capables de maltraiter des enfants, ou toute autre personne d’ailleurs, peuvent être considérées comme des bêtes, des monstres…

Les enfants sont tous attachants et font beaucoup de peine. J’ai apprécié qu’en si peu de pages, leurs personnalités soient si bien développées et creusées. On se rend vite compte de la façon que chacun a pour faire face à toutes ces brimades.

J’aime beaucoup la couverture et le format de cette bande dessinée. Les dessins font assez simplistes. Je n’ai pas forcément apprécié au départ et au fur et à mesure de ma lecture, je me suis rendu compte que le fait qu’il ne soient pas davantage fouillés « allégeait » quelque peu le côté sombre et cruel de cette histoire.

J’ai trouvé que ce premier tome était trop court. Il s’agit surtout d’une mise en place avec la présentation des personnages. Cependant, on sent très vite que la rébellion est sous-jacente, ce qui pousse le lecteur à avoir envie de connaître la suite.

Je remercie les éditions de la Gouttière et Babelio pour cette bande dessinée reçue dans le cadre d’une Masse critique.

Policier/thrillers

Les Nouveaux voisins, Catherine McKenzie

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Quatrième de couverture :

Julie Prentice, son mari Daniel et leurs jumeaux de 6 ans emménagent à Cincinnati pour échapper à une femme qui a harcelé Julie après la parution de son roman Le Jeu de l’assassin, devenu un best-seller. Un charmant quartier résidentiel semble l’endroit parfait pour un nouveau départ. Mais la présidente de l’association du quartier ne leur rend pas la tâche facile. À grand renfort d’e-mails et de lettres sur les règles de bonne conduite à suivre, elle régit la vie de tous et oppresse Julie qui doit faire face à la curiosité du voisinage. Lorsqu’elle reçoit des menaces, Julie prend peur : sont-elles le fait de sa harceleuse ou de voisins malveillants ? Alors que la tension monte, les ennemis se révèlent et le calme apparent d’une rue sans histoires se transforme en cauchemar.

Mon humble avis :

Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette histoire. Elle m’a plu, j’ai passé un bon moment mais il y a un petit quelque chose qui m’a dérangée.

Le roman alterne les récits de Julie et de John, qui sont tour à tour narrateurs, sur une période de douze mois. Des chapitres sont consacrés au présent, tandis que d’autres au passé sur des périodes qui se rapprochent, petit à petit, du présent. J’ai apprécié cette structure qui permet à la tension psychologique de bien monter.

Rapidement, on sait qu’un événement s’est produit et ce n’est qu’au fur et à mesure du récit que le lecteur apprend de quoi il s’agit, l’auteure ne laissant des indices qu’au compte-gouttes. Je crois que c’est cela qui m’a dérangée. Il me semble que Catherine McKenzie aurait pu nous dévoiler cet événement bien plus tôt sans nuire au suspense psychologique. Je pense même qu’il n’en aurait été que plus intense parce que, au final, je me suis dit : « Tout ça pour ça ! » Cette manière de procéder a fait que j’ai beaucoup focalisé ma lecture sur cet événement alors que, finalement, ce n’est pas le plus important. Selon moi, cette histoire a pour centre les tensions qu’il y a entre tous ces voisins et comment elles s’installent. Il est intéressant de voir comment le climat de doutes se met en place et devient de plus en plus pesant.

Les personnages sont intéressants, leur profil psychologique est bien marqué. On apprend à les connaître au fil de notre lecture, en effet on se rend compte qu’ils sont bien plus complexes que ce que le début pouvait nous laisser penser. J’ai bien aimé cette manière de faire de l’auteure. Malgré tout, sans raison particulière, je ne me suis réellement attachée à aucun d’entre eux. J’ai même eu beaucoup de mal à comprendre comment ces personnes pouvaient accepter tout ce que leur imposait Cindy, la responsable de l’Association de quartier. Elle impose un couvre-feu pour les adolescents, elle n’hésite pas à divulguer sur internet ce qu’elle a pu apprendre sur les uns ou les autres, elle a mis en place un dîner mensuel et chacun devra recevoir à tour de rôle, etc.  À elle toute seule, elle donne l’envie au lecteur d’aller vivre seul au fin fond de la campagne.

Les Nouveaux voisins est un roman que j’ai apprécié mais qui, selon moi, aurait gagné en intérêt si sa structure avait été différente.

Je remercie les éditions Michel Lafon et NetGalley pour ce service presse.

Historique·Policier/thrillers

La Disparue de Saint-Maur, Jean-Christophe Portes

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Quatrième de couverture :

En cet hiver 1791, la France est au bord du chaos. Depuis sa fuite à Varennes, Louis XVI est totalement discrédité. Royalistes et nouveaux députés se menacent, armes à la main et la tension est extrême.

C’est dans ce contexte explosif qu’Anne-Louise Ferrières disparaît. La belle et mystérieuse fille d’aristocrates désargentés, encore célibataire à trente ans, n’a pas été vue depuis une semaine. Et une semaine, avec ce froid polaire… Plus personne ne s’attend à la retrouver en vie.

Enlèvement  ? Suicide  ? Fuite  ? Étrangement, la question semble laisser sa famille de glace. Loin de dissuader le gendarme Victore Dauterive, cette indifférence hostile excite sa curiosité. Et il flaire chez les Ferrières des manigances qui débordent largement le cadre familial…

Mon humble avis :

La Disparue de Saint-Maur est le troisième tome des enquêtes de Victor Dauterive. Je n’ai pas lu les deux premières enquêtes mais cela n’est absolument pas dérangeant. Je lirai sans doute les deux premiers tomes car je souhaite en savoir davantage sur la relation entre notre héros et son père. Ce roman s’articule autour de deux enquêtes sur lesquelles Victor Dauterive va se plonger au cours du mois de novembre 1791 : la disparition d’Anne-Louise, une jeune aristocrate, qui ne semble provoquer aucune émotion chez les parents de cette dernière, et la recherche d’informations sur le rival de Lafayette, pour le compte de ce dernier. En effet, le général, qui est également le protecteur de Victor, et son adversaire, Pétion, sont tous deux candidats à la mairie de Paris.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Victor, dont le charme vient entre autres du fait de sa naïveté et de sa crédulité, qui sont sans doute liées à son jeune âge, puisqu’il n’a que dix-neuf ans.

Jean-Christophe Portes nous plonge à merveille dans ce Paris du XVIIIe siècle, notamment grâce à ses précieuses notes de bas de page qui nous permettent de distinguer le vrai du faux dans cette intrigue. En effet, la force de ce policier historique tient sans doute dans le fait qu’il entremêle à merveille réalité et fiction, personnages historiques et protagonistes nés de sa plume. Nous apprenons beaucoup sur l’époque, et l’intrigue est si fluide et agréable que ses plus de cinq cents pages se lisent très aisément, le tout étant servi par un suspense qui pousse le lecteur à vouloir connaître le dénouement de l’intrigue..

Je remercie les éditions City pour ce service presse.

Littérature contemporaine

L’Absente de Noël, Karine Silla

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Quatrième de couverture :

Sophie, 20 ans, partie faire du bénévolat à Dakar, doit rentrer fêter Noël en famille. La table est mise, le dîner du réveillon est prêt, les guirlandes scintillent. Tout le monde l’attend. Mais Sophie ne rentre pas. Accident ? prise d’otage ? fugue ?
Sa mère Virginie, son beau-père Gabriel, sa demi-sœur Chloé, son grand-père René, et même Antoine, son père, et Fanny, son épouse : tous partent à sa recherche au Sénégal.
Virginie a l’impression que tout ce qu’elle a tenté de construire part à la dérive. Sa fille a disparu. Antoine et Gabriel s’affrontent violemment. Fanny lui voue une haine féroce.
Sans repères dans ce pays inconnu, tous sont forcés de dépasser leurs préjugés et de se confronter aux souffrances enfouies.

Mon humble avis :

J’ai vraiment passé un très bon moment avec ce roman.

Je pense que la recherche de Sophie est un prétexte plus qu’autre chose pour que l’auteure réunisse en un même lieu des personnages qui auraient tout fait pour surtout ne pas être ensemble. Non seulement, ils vont être réunis, mais en plus dans un pays étranger, le Sénégal. Ils vont être confrontés à des us et coutumes, des croyances, des manières de vivre qui leur sont totalement étrangers. Ces deux contextes réunis vont faire qu’ils vont être amenés à vivre des situations assez rocambolesques.

J’ai souvent eu le sentiment de me retrouver dans un vaudeville. Les personnages vivent des situations burlesques et j’ai bien souvent souri ou ri. Karine Silla sait présenter des circonstances tendues de manière amusante sans, toutefois, ôter le côté parfois dramatique. En effet, les tensions sont palpables, les non-dits et secrets bien présents. De plus, certaines situations ou réparties amènent le lecteur à réfléchir, ce qui apporte un réel plus au roman.

J’ai appris à connaître les personnages au fil de ma lecture et je me suis vraiment attachée à certains d’entre eux, même ceux que je n’appréciais pas particulièrement au début de ma lecture. Sauf Antoine qui m’a paru plutôt détestable. C’est une personne extrêmement raciste et, même s’il évolue, je n’ai pas ressenti de réel changement en lui. J’ai adoré René, le grand-père. C’est un personnage tellement attendrissant et présent pour tous, surtout pour ses petites-filles. Il est le grand-père que tout le monde voudrait avoir.

Karine Silla a su m’immerger dans ce pays. Elle a une plume très cinématographique et j’avais l’impression d’être au Sénégal avec les personnages. Je pense que cette histoire pourrait facilement être adaptée au cinéma et que de le mettre en images apporterait un réel plus à l’histoire.

Je remercie les éditions de l’Observatoire pour ce service presse.

Littérature contemporaine

Le Joueur de billes, Cecelia Ahern

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Quatrième de couverture :

Lorsque Sabrina Boggs tombe par hasard sur une mystérieuse collection de billes ayant appartenu à son père, elle réalise soudain qu’elle ne sait rien de l’homme avec qui elle a grandi. Et cet homme dont la mémoire part à la dérive ne peut pas l’aider : il a lui-même oublié qui il était.

Sabrina ne dispose que de vingt-quatre heures pour déterrer les secrets de l’homme qu’elle croyait connaître. Une journée à exhumer des souvenirs, des histoires et des gens dont elle ignorait l’existence. Une journée qui va la changer, elle et les siens, à jamais.

Mon humble avis :

Je n’avais jamais lu de romans de cette auteure. Le résumé de celui-ci m’a attirée et j’ai eu raison de sauter le pas.

L’histoire se passe à deux époques différentes, entrelaçant les propos de Sabrina et ceux de Fergus, son père. Le récit est construit de telle sorte que certains chapitres sont consacrés à Fergus, adolescent ou aujourd’hui et les autres chapitres concernent Sabrine. J’ai trouvé original d’avoir des bribes du passé de Fergus lorsqu’il était soit adolescent, soit âgé. C’était étrange d’avoir, d’un côté, Sabrina adulte et elle-même maman, et de l’autre côté, Fergus, alors qu’il était bien plus jeune qu’elle et cette manière de procéder m’a vraiment conquise.

Le Joueur de billes est une magnifique histoire d’amour entre une fille et son père. Sabrina est prête à remuer des montagnes pour rendre à son père ce qui a été un des plus grands bonheurs de sa vie, même s’il le cachait. On ressent l’empressement que peut éprouver Sabrina sachant que Fergus perd peu à peu la mémoire. Cette collection de billes permet à une fille d’apprendre à connaître son père et j’imagine que, pour elle, ce fut très difficile de se rendre compte qu’elle le connaissait si peu. Son empressement se comprend d’autant plus.

Étant enfant, j’ai joué aux billes mais je ne les voyais que comme des objets de jeu sans trop d’importance. Le Joueur de billes me les a fait voir autrement. Je comprends cette passion de Fergus, d’autant plus que les billes l’ont beaucoup aidé dans des situations difficiles. On peut même dire que ce sont elles qui lui ont permis de s’en sortir, parfois.

Fergus est touchant. Sabrina, même si c’est un personnage sympathique, m’a un peu agacée. On sent qu’elle n’est pas heureuse mais elle ne semble rien faire pour essayer de changer certaines choses et elle passe pas mal de temps à se plaindre. Cependant, j’ai beaucoup aimé voir leur relation à tous les deux ainsi que son évolution.

Le Joueur de billes est un roman touchant et la plume de Cecelia Ahern est très agréable. Je pense que je lirai d’autres romans de cette auteure.

Je remercie les éditions Bragelonne et NetGalley pour ce service presse.

Policier/thrillers

Les Bras en croix, Patrick Morel

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Quatrième de couverture :

Lorsqu’on a proposé au lieutenant Gantier de prendre sous son aile la jeune Lise Cortella, il n’imaginait pas plonger dans un passé aussi douloureux. De quoi concocter une salade rouennaise aux ingrédients aussi variés que des bras baladeurs, des diamants voyageurs, des secrets bien enterrés, des rancunes tenaces, des gosses délurés, un serial killer jardinier et un suicidé, accessoirement le père de Cortella. Quand en plus, Gantier doit faire face à la disparition de la flamboyante capitaine Mertz, on se dit que la vie d’un flic n’est vraiment pas de tout repos !

Mon humble avis :

Quand on lit la quatrième de couverture, on peut se dire que ça va partir dans tous les sens, que le roman plaira ou non. J’ai plutôt aimé.

Effectivement, il se passe beaucoup de choses : des révélations, des retournements de situation, etc… Parfois, cela frise l’excès mais l’auteur maîtrise bien son sujet et parvient à ne pas perdre son lecteur. Pourtant, Patrick Morel n’a pas choisi la facilité. En effet, il arrive à mener trois histoires parallèles mais qui se croisent de temps à autre.

Les personnages sont forts, les enquêteurs mènent des vies personnelles plutôt mouvementées et ils sont plutôt tourmentés.

L’écriture de Patrick Morel est en adéquation avec les scènes décrites et les personnages. Elle est nerveuse et violente, plutôt cinématographique puisque on s’imagine bien les scènes et les décors.

Je remercie les éditions L’Atelier Mosesu pour ce service presse.

Policier/thrillers

La Disparue de Noël, Rachel Abbott

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Quatrième de couverture :

Avec son art consommé de la psychologie, Rachel Abbott tisse un suspense familial riche en émotions et hautement addictif, dans la lignée de P. D. James et de Lisa Gardner.

Une route de campagne verglacée. Une voiture qui perd le contrôle : la conductrice est tuée sur le coup‌ ; Natasha, sa fille de six ans assise à l’arrière, se volatilise sans explication. Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer. Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha. Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse. Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

Mon humble avis :

Je n’avais jamais lu de romans de Rachel Abbott et ce fut une excellente lecture. La Disparue de Noël est le quatrième tome d’une série mettant en scène l’inspecteur Tom Douglas. Ne pas avoir lu les premiers tomes ne m’a pas dérangée, l’auteure donnant suffisamment d’éléments pour bien suivre.

Rachel Abbott ne ménage pas son lecteur qui se pose beaucoup de questions. J’ai apprécié que  l’auteure n’attende pas la toute fin pour nous donner les réponses. Elle les distille tout au long de son roman tout en continuant à ménager le suspense qui est présent du début à la fin.

Pour moi, trois personnages sortent du lot. L’inspecteur Tom Douglas que je trouve très humain, avec ses forces, ses faiblesses et ses souffrances, notamment concernant son frère, Jack. Emma qui est une maman qui aime profondément son fils et qui est prête à tout pour lui. Elle est menée à rude épreuve tout le long du roman. Et Natasha qui sait très bien se faire détester mais quand j’ai su pourquoi, je l’ai vue différemment. C’est un personnage complexe qui m’a beaucoup touchée. Il est facile de se mettre à la place de David et Emma, les parents du petit Ollie, et d’avoir leurs ressentis qui sont décrits très justement, notamment par rapport à leurs relations avec Natasha. David subit le rejet de sa fille qu’il n’avait pas vue depuis six ans et Emma doit composer avec l’hostilité de Natasha qui représente une menace pour sa famille. Certains méchants sont, comme dans beaucoup de romans policiers, caricaturaux mais, malgré tout, rien n’est tout blanc ou tout noir les concernant.

J’ai apprécié le style de l’auteur qui a su mettre en scène, tour à tour, les personnages principaux, ce qui permet au lecteur de mieux les appréhender.

Je pense que ce tome est une sorte de conclusion par rapport à des événements qui se sont passés auparavant et j’espère que le suivant apportera une réponse concernant la fin de celui-ci.

Je remercie les éditions Belfond pour ce service presse.

PS : Lecture commune avec Anne Sophie dont je vous invite à découvrir la chronique ici.

Policier/thrillers

L’Homme aux deux ombres, Steven Price

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Quatrième de couverture :

Londres, 1885. Une tête de femme est repêchée dans les eaux sombres de la Tamise. En charge de l’enquête, le grand détective William Pinkerton se lance sur la piste du célèbre Edward Shade, mais ce dernier lui file sans cesse entre les doigts. Pinkerton s’engouffre alors dans les bas-fonds londoniens : réverbères dans la brume, fumeries d’opium, égouts tortueux, séances de spiritisme. Il y découvre un monde d’espions, de maîtres chanteurs, d’adeptes de sectes, de voleurs à la petite semaine et de tueurs sans pitié.

Grandiose, profondément évocateur, L’Homme aux deux ombres dresse le portrait saisissant de personnages au bord de l’abîme. Plongé dans un univers de secrets et de faux-semblants, le lecteur découvre l’histoire du lien improbable entre William Pinkerton, détective de légende, et Edward Shade, l’homme le plus mystérieux de la capitale victorienne.

Mon humble avis :

Voilà une lecture des plus étranges, en tout cas, pour moi. Je ne sais pas trop quoi en penser, tellement elle m’a déstabilisée.

Tout d’abord, j’ai été très perturbée par le fait que les dialogues ne sont pas signalés, que ce soit par des guillemets ou des tirets. Certains paragraphes commencent par de la narration et se poursuivent par les propos d’un personnage. J’ai trouvé cette manière de faire très déstabilisante et gênante parfois pour savoir quel personnage parle. Par ailleurs, le style de l’auteur est agréable mais ce défaut a rendu ma lecture très laborieuse et pénible.

Ensuite, je m’attendais à un roman policier. Or, davantage que cela, le récit porte sur l’histoire des personnages, et nous dévoile leurs psychologies très fouillées. Et finalement, l’enquête passe presque au second plan. L’Homme aux deux ombres est un roman d’ambiance qui prend son temps, trop parfois et un véritable roman d’aventure qui nous fait voyager entre Londres, les États-Unis et l’Afrique du Sud.

Je pense que ce livre pourra plaire à bon nombre de lecteurs. Cependant, je crois que je suis passée à côté de ma lecture, car je m’attendais à tout autre chose. N’ayant pas trouvé ce que je pensais y rencontrer, je ne suis pas parvenue à entrer dans le roman, me sentant parfois quelque peu découragée par l’épaisseur de ce petit pavé… Ce n’était peut-être pas le bon moment pour moi de le lire…

Je remercie les éditions Denoël pour ce service presse.