Historique·Policier/thrillers

La Disparue de Saint-Maur, Jean-Christophe Portes

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Quatrième de couverture :

En cet hiver 1791, la France est au bord du chaos. Depuis sa fuite à Varennes, Louis XVI est totalement discrédité. Royalistes et nouveaux députés se menacent, armes à la main et la tension est extrême.

C’est dans ce contexte explosif qu’Anne-Louise Ferrières disparaît. La belle et mystérieuse fille d’aristocrates désargentés, encore célibataire à trente ans, n’a pas été vue depuis une semaine. Et une semaine, avec ce froid polaire… Plus personne ne s’attend à la retrouver en vie.

Enlèvement  ? Suicide  ? Fuite  ? Étrangement, la question semble laisser sa famille de glace. Loin de dissuader le gendarme Victore Dauterive, cette indifférence hostile excite sa curiosité. Et il flaire chez les Ferrières des manigances qui débordent largement le cadre familial…

Mon humble avis :

La Disparue de Saint-Maur est le troisième tome des enquêtes de Victor Dauterive. Je n’ai pas lu les deux premières enquêtes mais cela n’est absolument pas dérangeant. Je lirai sans doute les deux premiers tomes car je souhaite en savoir davantage sur la relation entre notre héros et son père. Ce roman s’articule autour de deux enquêtes sur lesquelles Victor Dauterive va se plonger au cours du mois de novembre 1791 : la disparition d’Anne-Louise, une jeune aristocrate, qui ne semble provoquer aucune émotion chez les parents de cette dernière, et la recherche d’informations sur le rival de Lafayette, pour le compte de ce dernier. En effet, le général, qui est également le protecteur de Victor, et son adversaire, Pétion, sont tous deux candidats à la mairie de Paris.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Victor, dont le charme vient entre autres du fait de sa naïveté et de sa crédulité, qui sont sans doute liées à son jeune âge, puisqu’il n’a que dix-neuf ans.

Jean-Christophe Portes nous plonge à merveille dans ce Paris du XVIIIe siècle, notamment grâce à ses précieuses notes de bas de page qui nous permettent de distinguer le vrai du faux dans cette intrigue. En effet, la force de ce policier historique tient sans doute dans le fait qu’il entremêle à merveille réalité et fiction, personnages historiques et protagonistes nés de sa plume. Nous apprenons beaucoup sur l’époque, et l’intrigue est si fluide et agréable que ses plus de cinq cents pages se lisent très aisément, le tout étant servi par un suspense qui pousse le lecteur à vouloir connaître le dénouement de l’intrigue..

Je remercie les éditions City pour ce service presse.

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Historique·Policier/thrillers

Le dernier hyver, Fabrice Papillon

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Quatrième de couverture :

Août 415 après J-C. : La ville d’Alexandrie s’assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d’exception, vient d’être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l’ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le sillage d’Hypatie, poursuivent son grand oeuvre et visent à accomplir son dessein.

Juillet 2018 : Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se trouve confrontée à une succession de meurtres effroyables, aux côtés de Marc Brunier, homme étrange et commandant de police de la « crim » du Quai des Orfèvres. Peu à peu, l’étudiante découvre que sa propre vie entre en résonance avec ces meurtres.
Est-elle, malgré elle, un maillon de l’histoire amorcée à Alexandrie seize siècles auparavant ? Quel est ce secret transmis par Hypatie et au coeur duquel se retrouve Marie ? L’implacable destin peut-il être contrecarré ou « le dernier Hyver » mènera-t-il inéluctablement l’humanité à sa perte ?

Mon humble avis :

Ayant beaucoup apprécié la lecture marquante que fut Da Vinci Code de Dan Brown, et en particulier le côté ésotérique de ce récit, la quatrième de couverture du Dernier Hyver m’a immédiatement donné envie de lire ce dernier. Et dès les premières pages, j’ai été absorbée et captivée par l’intrigue née de la plume de Fabrice Papillon.

Ce dernier met en place un univers assez complexe et d’un abord plutôt scientifique, mais grâce à ses explications claires et fluides, cela ne pose aucun problème. On pourrait, à la rigueur, déplorer quelques petites longueurs, mais celles-ci sont nécessaires pour comprendre l’ensemble.

Le Dernier Hyver n’est pas en reste concernant l’action présente dans le roman. En effet, il y a de nombreuses morts – et le moins que l’on puisse dire est que celles-ci sont violentes. Marie, l’héroïne, va tenter de comprendre ce qui se passe autour d’elle, mais elle ne tarde pas à se retrouver prise dans un engrenage infernal qu’elle est loin de comprendre ou de maîtriser… pour notre plus grand bonheur.

Fabrice Papillon distille des éléments de réponse tout au long du récit, attisant ainsi l’intérêt du lecteur, et celui-ci n’a qu’une envie : tourner les pages les unes après les autres afin d’avoir des réponses. Le tout finit en apothéose, avec une fin surprenante !

Enfin, je tiens à préciser que j’ai beaucoup apprécié la double temporalité. En effet, on navigue entre 415 et 2018, et le fait qu’il y ait dans le roman des personnages ayant réellement existé apporte un plus non négligeable.

Je remercie les éditions Belfond et NetGalley pour ce service presse .