Littérature contemporaine

Une bouteille de larmes, Nick Alexander

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Quatrième de couverture :

Une fresque familiale émouvante, une histoire de fratrie, de résilience et d’espoir.Victoria et Penny ont beau être s?urs, tout les sépare. Tandis que la première mène une existence confortable dans un quartier chic de Londres, la seconde peine à joindre les deux bouts. À l’occasion d’un week-end en famille, les souvenirs du terrible réveillon de Noël 1975 remontent à la surface, et Penny ? qui était âgée d’à peine 5 ans à l’époque ? comprend qu’on ne lui a pas tout dit, loin de là. Mais il ne fait pas bon lever le voile sur les secrets et, bientôt, le chaos menace de séparer les deux s?urs?Pourquoi Penny a-t-elle refoulé des épisodes cruciaux de son enfance ? Faire la lumière sur les événements de décembre 1975 permettra-t-il à Victoria, Penny et leur mère, Marge, d’enfin se comprendre ?

Mon humble avis :

Une bouteille de larmes de Nick Alexander est une très belle saga familiale comme je les aime, et je suis particulièrement friande de ce genre de livres.

Dès la première page, l’auteur parvient à attiser l’attention du lecteur, et ce dernier n’aura de cesse de continuer sa lecture jusqu’à connaître le fin mot de l’histoire tant il est captivé par le récit.

Il met en scène une galerie de personnages qui sont tous si vrais que l’on pourrait avoir l’impression que l’on peut les côtoyer. Touchants dans leurs imperfections, ils m’ont fait ressentir beaucoup d’émotions pendant ma lecture, surtout que l’auteur ne ménage pas sa peine pour surprendre le lecteur. Parmi les protagonistes présentés, j’ai particulièrement aimé Penny et Victoria, deux sœurs, toutes d’eux très bienveillantes et cachant une part de mystère. À travers le fils de Victoria, l’auteur nous rappelle que l’indifférence peut exister au sein d’une famille, et qu’il faut sans cesse se remettre en question afin de ne pas faire souffrir nos proches.

J’ai particulièrement aimé les valeurs véhiculées dans Une bouteille de larmes, d’autant plus que le style de l’auteur est très fluide, ce qui fait que l’on dévore le livre sans même s’en rendre compte. J’ai donc eu un presque coup de cœur pour ce roman, qui résonnera longtemps en moi tant par les messages qu’il véhicule que par le récit qui nous est relaté.

Je remercie AmazonCrossing et NetGalley pour ce service presse.

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Littérature contemporaine

Mille ans après la guerre, Carine Fernandez

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Quatrième de couverture :

Miguel, un veuf solitaire, reçoit une lettre de sa soeur Nuria : elle a perdu son époux et compte venir s’installer près de lui, dans sa cité ouvrière de la région de Tolède. Pris de panique, le vieil homme fuit avec son chien Ramon en direction du village de son enfance, dans l’Estrémadure, où il n’est jamais retourné depuis la guerre civile. Là, des souvenirs de sa jeunesse refont surface…

Mon humble avis :

Avant tout, si vous projetez de lire Mille ans après la guerre et que le résumé vous laisse penser qu’il s’agit d’un texte léger, sachez que ce n’est absolument pas le cas. Suite à la venue de sa sœur, Miguel va quitter son domicile et entreprendre un voyage qui lui permettra de marcher sur les pas de son histoire personnelle, le tout avec une écriture qui laisse place aux détails et empreinte de nostalgie. Miguel peut sembler assez désagréable et peu communicatif au premier abord, qui ne semble attaché qu’à son chien. Veuf, Miguel est très marqué, car il a connu une des périodes les plus sombres de l’histoire de l’Espagne : le Franquisme. Durant cette terrible époque, il va perdre son frère jumeau, mais aussi connaître la prison et les camps de travail. Comment retrouver le sourire après de si terribles événements ?

Si la narration peut sembler quelque peu confuse, c’est sans doute car nous ne suivons pas l’existence de Miguel de façon chronologique, mais selon les souvenirs qui l’assaillent les après les autres au fur et à mesure de son périple.

Prenant pour prétexte un voyage sur les traces de son passé, Carine Fernandez nous fait revivre cette terrible période que fut la dictature franquiste, sans tomber dans le pathos. Une lecture que je recommande.

Je remercie les éditions Les escales et NetGalley pour ce service presse.

 

Littérature contemporaine

Nocturne pour Stanislas, Annie Degroote

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Quatrième de couverture :

Printemps 2004, dans le Nord. En remontant les secrets de sa filiation, la jeune Hania découvre la vie tumultueuse de son grand-père, réfugié polonais en France, et réhabilite sa mémoire bafouée.

« Venez ce soir, vous y entendrez Chopin. »
En acceptant, à Lille, l’étrange invitation d’une inconnue septuagénaire, Hania ne se doute pas des conséquences qu’elle va avoir sur sa vie, et sur celle de ses proches. Il y a tant d’ombres dans l’histoire familiale de cette jeune artiste aux racines polonaises, élevée à Waziers, au coeur du bassin minier. Comme ces silences gênés autour du souvenir de son grand-père Stanislas Dabrowski. Qui était-il ?
Famille éclatée, honneur perdu, exil, chant d’amour de trois femmes…
Tandis que se dévoile peu à peu l’itinéraire de Stanislas, c’est tout un pan de l’histoire de ses ancêtres polonais qui sera révélé à Hania.

Mon humble avis :

Aimant les histoires familiales, je me suis naturellement tournée vers Nocturne pour Stanislas. Malheureusement, je n’ai pas trouvé ce que j’espérais lors de ma lecture.

Pour commencer, le personnage principal, Anne-Sophie surnommée Hania, ne m’a absolument pas touchée. Cependant, je dois reconnaître qu’elle n’a rien d’antipathique. Néanmoins, l’auteure n’a pas réussi à éveiller mon intérêt. Heureusement qu’il y a Wanda, la grand-mère de notre héroïne.

Par ailleurs, je me suis un peu perdue dans la narration qui nous est proposée. Bien que je style soit fluide et agréable, la narration est quelque peu fouillis, ce qui fait que je me suis un peu perdue dans le fil des événements. De plus, quelques longueurs ont alourdi l’ensemble et ont émoussé mon intérêt.

En revanche, au fur et à mesure de Nocturne pour Stanislas, Annie Degroote a abordé un sujet intéressant d’un point de vue historique : l’émigration de familles polonaises vers la France dans les années 1920 qui furent ensuite contraintes de retourner dans leur pays pour revenir dans l’Hexagone par la suite.

Je remercie NetGalley et les éditions Presses de la Cité pour ce service presse et leur confiance.

Littérature contemporaine

La légende des Akakuchiba, Kazuki Sakuraba

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Quatrième de couverture :

Lorsque les « gens des confins » abandonnent une petite fille dans le centre de Benimidori en cet été 1953, les villageois sont loin de s’imaginer qu’elle intégrera un jour l’illustre clan Akakuchiba et règnera en matriarche sur cette dynastie d’industriels de l’acier. C’est sa petite-fille, Toko, qui entreprend bien plus tard de nous raconter le destin hors du commun de sa famille. L’histoire de sa grand-mère, femme dotée d’étonnants dons de clairvoyance, qui restera illettrée toute sa vie, et celle, rebelle, de sa propre mère, qui rejoindra un gang de motards et qui, devenue une célèbre mangaka, sauvera dans les années 1970 la famille du déclin, dans un Japon frappé de plein fouet par la crise de l’industrie sidérurgique.

Mon humble avis :

En général, j’aime beaucoup les histoires qui se passent au Japon. Malheureusement, malgré beaucoup de choses intéressantes, j’ai eu quelques difficultés à rentrer dans ce roman, sûrement par manque de connaissances.

J’ai beaucoup aimé Man’yô la grand-mère de la narratrice qui apporte un petit côté magique à l’histoire. Les deux autres personnages principaux sont également très intéressants mais ces deux femmes m’ont moins touchée.

Le roman, se déroulant sur trois générations de femmes, nous offre une bonne vision de l’évolution de la société japonaise. On assiste à l’ampleur que prend l’influence américaine, notamment chez les jeunes, et à la distance qu’elle crée entre ces derniers et leurs parents. Ce roman est également instructif en ce qui concerne l’industrialisation et la pollution qu’elle génère fatalement, l’évolution des pensées…

Le style très particulier, ainsi que la lenteur excessive de ce roman m’ont beaucoup perturbée et ont largement contribué au fait que je ressors très mitigée de cette lecture. J’ai conscience d’être probablement passée à côté de ce livre.

Je remercie NetGalley et les éditions Piranha pour ce service presse et leur confiance.

Littérature contemporaine

28 jours, David Safier

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Quatrième de couverture :

Mira, seize ans, passe de la nourriture en fraude pour survivre dans le ghetto. Lorsqu’elle apprend que toute la population juive est condamnée, elle décide de rejoindre les combattants de la Résistance. Aux côtés de Daniel, Ben, Amos, et tous ces jeunes gens assoiffés de vivre, elle tiendra longtemps tête aux SS, bien plus longtemps que quiconque aurait pu l’imaginer. En tout, 28 jours. 28 jours pendant lesquels Mira connaîtra des moments de trahison, de détresse et de bonheur. 28 jours pendant lesquels elle devra décider à qui appartient son coeur. 28 jours pour vivre toute une vie. 28 jours pour écrire son histoire.

Mon humble avis :

Je connaissais David Safier pour ses comédies. J’ai lu Sors de ce corps, William ! qui m’a beaucoup plu et je trouvais intéressant de pouvoir le découvrir dans un autre registre. Comme il s’agit d’un sujet qui m’intéresse toujours, je n’ai pas hésité.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, mais une chose m’a perturbée. C’est Mira, un des personnages principaux du roman, qui est la narratrice. J’aime beaucoup les livres écrits à la première personne, ils nous permettent d’être davantage immergés dans l’histoire. Seulement, ceci peut nous donner des indices, notamment le fait que l’on sait que Mira va survivre, ce qui, en soi, ne m’a pas dérangée. Mais, comme tous les protagonistes, Mira s’est retrouvée dans des situations très délicates, et pour qu’elle s’en sorte, l’auteur a dû créer des retournements de situations ou des rebondissements que je n’ai pas trouvés crédibles. Mira m’est apparue comme une superhéroïne invincible, et cela m’a posé problème dans ce type d’ouvrage. Il me semble que ce roman aurait gagné en crédibilité si le narrateur avait été extérieur.

Il n’empêche, malgré tout, que les personnages sont tous intéressants et fouillés. David Safier a réussi à nous montrer, au travers d’eux, un bel éventail des réactions que l’on pourrait s’attendre à rencontrer dans ce genre de situation extrême : le suicide, l’apathie, la rébellion, la résistance…

C’est une période de l’Histoire très connue mais je n’avais jamais lu de roman se passant dans le ghetto de Varsovie. Ces jeunes qui se sont soulevés contre les SS sont extraordinaires. L’auteur a su nous montrer l’évolution de la situation et comment ils en sont venus à se révolter.

David Safier a une plume toujours très agréable. Il a su ménager le suspense, créer des rebondissements et susciter l’intérêt du lecteur. On a envie de tourner les pages et de savoir ce qu’il va arriver à ces jeunes auxquels on ne peut que s’attacher.

Une chose, parmi d’autres bien évidemment, m’a beaucoup choquée. Le contraste entre la Varsovie du ghetto et celle de l’autre côté du mur, qui semble presque normale. Les Polonais qui sont du bon côté ne considèrent pas les Polonais du ghetto comme des compatriotes, comme si, pour eux, les Juifs n’étaient même pas des humains…

Même si 28 jours n’est pas un coup de cœur, il n’en reste pas moins une bonne lecture très intéressante que je recommande vivement.

Je remercie NetGalley et les éditions Presse de la Cité pour ce service presse numérique et leur confiance.

Littérature contemporaine

Les cœurs brisés ont la main verte, Abbi Waxman

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Quatrième de couverture :

Chargée d’illustrer une encyclopédie botanique, Lili, graphiste de trente-quatre ans, se retrouve inscrite bien malgré elle, par sa boss, à un stage d’initiation à l’art du jardin.
Problème numéro un : Lili n’a jamais rien fait pousser d’autre que des mauvaises herbes. Problème numéro deux : cette timide et indécrottable citadine peine à quitter le cadre rassurant de son foyer depuis le décès de son mari adoré, trois ans plus tôt. Comment pourrait-elle affronter des inconnus armés de binettes et de râteaux ?
C’est chaussée de ses plus belles bottes en caoutchouc que Lili se résout à faire face à son destin. Non sans embarquer avec elle ses deux chipies de filles, et Rachel, sa sœur cadette drôle et sexy. Rempotage, compostage et arrosage… Alors que peu à peu les apprentis jardiniers se dévoilent, Lili ne va pas tarder à découvrir les incroyables vertus du terreau sur les cœurs brisés.

Mon humble avis :

Après un début qui m’a laissée un peu perplexe, ce roman s’avère être une lecture très agréable.

Lorsque j’ai commencé ce livre, je n’ai pas adhéré à l’humour de l’auteure. J’avais l’impression qu’elle voulait à tout prix faire rire et que, du coup, elle en faisait beaucoup trop. Ce qui aurait dû m’amuser ne me faisait pas sourire, encore moins rire mais plutôt soupirer. Heureusement, je me suis tout de suite attachée aux personnages, ce qui, malgré tout, me donnait envie de poursuivre ma lecture et je voulais savoir ce qu’ils allaient vivre. Et puis, assez rapidement, j’ai eu comme l’impression que l’auteure avait trouvé son style, qu’elle était à l’aise dans son histoire et tout ce côté humour poussif a disparu. À partir de là, je suis complètement entrée dans ma lecture avec le sourire aux lèvres.

Forcément, ce genre d’histoire est prévisible et on sait très bien comment cela va se terminer. Mais ici, j’ai trouvé que Abbi Waxman n’était pas tombée dans certains clichés et que, du coup ses personnages et leurs réactions sonnaient juste. Je pense, notamment, à Lili et sa manière de vivre son deuil. Elle est crédible et reste fidèle à ses principes. Sa sœur, Rachel, est rafraîchissante et je suis tombée sous le charme des deux filles de Lili. Elles sont pétillantes, leurs réflexions sont amusantes. J’ai éprouvé de l’empathie pour tous les personnages, avec un bémol pour la maman de Lili et Rachel que j’ai trouvée plutôt sarcastique.

Si vous voulez une lecture plaisante, qui fait du bien et donne le sourire, je vous conseille ce roman. En plus, ce qui ne gâche rien, l’ouvrage foisonne de conseils pratiques et utiles sur le jardinage !

Je remercie NetGalley et les éditions Belfond pour ce service presse et leur confiance.

Littérature contemporaine

Un été près du lac, Heather Young

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Quatrième de couverture :

1935. Comme tous les ans, Lucy, Lilith et leur petite soeur Emily viennent passer l’été en famille dans leur chalet, sur les bords d’un lac du Minnesota.
Mais un matin, Emily est introuvable. Qu’est-il arrivé à l’enfant de six ans ? Nul ne semble le savoir. Et alors que, fou de douleur, leur père se suicidera, Lucy, Lilith et leur mère resteront toute leur vie dans ce chalet, à attendre l’improbable retour de la petite préférée.
1999. Lucy vient de mourir, léguant le chalet et tous ses biens à sa petite nièce Justine. Un héritage qui arrive juste à temps pour la jeune femme qui doit fuir San Francisco et une histoire d’amour abusive, pour mettre à l’abri ses deux filles. Mais le vieux chalet n’a rien d’une chaleureuse villégiature…

Mon humble avis :

Pendant la première moitié du roman, même si je le lisais avec plaisir, j’ai eu un peu peur que l’auteure nous entraîne dans une histoire vue et revue et que certains éléments ne tiennent pas la route. Certes, la trame générale ne présente rien de bien nouveau mais Heather Young a réussi, malgré tout, à me surprendre et ce livre fut une agréable découverte !

L’histoire se déroule sur deux époques. Lucy nous raconte ce qui s’est passé en 1935 et ce qui se déroule en 1999 nous est narré du point de vue de Justine. En 1999, nous savons certaines choses qui se sont passées en 1935 mais nous n’avons pas le déroulement de ces événements. C’est Lucy qui va nous les exposer au fil des chapitres dont elle est la narratrice. J’ai vraiment trouvé intéressante la manière de faire de l’auteure. Cela aurait pu perdre le lecteur, or, je trouve qu’au contraire, on est davantage immergé dans l’histoire. Et petit à petit, tout s’explique.

Je me suis retrouvée dans des secrets de famille et de silence pesants. Au fur et à mesure qu’on avance dans le roman, l’auteure nous entraîne, avec beaucoup de finesse et de sensibilité, dans ce drame familial. Et on s’aperçoit, que des événements tragiques qui ont eu lieu par le passé, peuvent avoir des répercussions sur des personnes qui ne les ont pas vécus.

Les personnages sont fouillés, attachants ou détestables. Pendant un grand moment, j’ai eu du mal avec Justine. Je ne comprenais pas ses réactions. Mais, il fallait juste faire confiance à Heather Young qui, le moment venu, a su expliquer pourquoi Justine agissait ainsi.

J’ai passé un excellent moment avec ce roman qui aurait pu tomber dans certains clichés. Heather Young, par sa psychologie délicate et fine, a su les éviter.

Je remercie NetGalley et les éditions Belfond pour ce service presse et leur confiance.

 

Littérature contemporaine

Le parrain et le rabbin, Sam Bernett

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Quatrième de couverture :

L’histoire vraie et extraordinaire d’enfants juifs sauvés par la Mafia.

Nous sommes en novembre 1943, à Milan, dans une école juive qui accueille clandestinement une quinzaine de jeunes garçons et un rabbin. Une nuit, les Allemands s’apprêtent à donner l’assaut à l’école. Par chance, un des élèves a pu donner l’alerte. Fuir, donc. Mais pour aller où ?
Pendant plusieurs nuits, avec à peine de quoi survivre et dans des conditions météorologiques effroyables, le petit groupe va se retrouver en haute montagne avec pour ultime espoir de rejoindre la Suisse en passant la frontière à pied, et pour seuls compagnons le froid, la faim, le découragement et la sensation de la mort qui vient.
Pourtant, à des milliers de kilomètres de là, à Brooklyn, des comités de secours cherchent une solution pour organiser leur sauvetage. Mais qui serait assez fou pour envoyer des hommes vers ce petit bout de terre perdu en Europe, où les nazis en pleine retraite minent le terrain et détruisent tout sur leur passage ? Dans l’impasse, et après bien des tergiversations, le rabbin se résout à passer contrat avec Joseph Bonanno, l’un des parrains de la Mafia new-yorkaise.

La fin justifie-t-elle les moyens ? Peut-on sans dommage faire appel au syndicat du crime pour sauver de jeunes Juifs piégés par l’Histoire ? Quel sera le prix de leur improbable alliance ?
Voici l’histoire folle et authentique de cette chasse à l’homme que nous rapporte Sam Bernett de son écriture à la fois trépidante, sensible et imagée.

Mon humble avis :

Je suis toujours très attirée par les romans ayant pour sujet la traque des Juifs pendant la seconde Guerre Mondiale. Je n’arrive toujours pas à réaliser qu’une telle chose ait pu se produire. Lorsque j’ai lu la quatrième de couverture du Parrain et du rabbin, je n’ai pu résister à la tentation, d’autant plus qu’il traite d’une partie méconnue, en tout cas par moi, de l’Holocauste.

Dans un roman très court, Sam Bernett a su m’embarquer dans cette histoire qui ne souffre d’aucun temps mort et ne laisse pas le lecteur sur sa faim. Et me voilà partie dans une histoire incroyable ! À Brooklyn, des comités de secours apprennent que des enfants juifs en fuite se retrouvent dans la montagne italienne dans des conditions météorologiques très rudes. Le rabbin doit se résoudre à passer un contrat avec l’un des parrains de la Mafia new-yorkaise pour les sauver. L’histoire est certes tragique, on voit les jours passer et on se demande ce qu’il va advenir de ces enfants, mais l’écriture vive, imagée et trépidante de l’auteur amène le lecteur, sinon à rire, du moins à sourire. Je dois reconnaître que cette rencontre inattendue entre un rabbin et un parrain de la Mafia m’a beaucoup amusée. Que ne serait-on pas capable de faire afin de sauver des enfants !

Le parrain et le rabbin est un roman court que je recommande vivement !

Je remercie le site NetGalley et les éditions du Cherche Midi pour ce service presse et leur confiance.

Littérature contemporaine

Danser, Astrid Éliard

Quatrième de couverture :

Danser coûte que coûte, tel est le credo des personnages d’Astrid Eliard. Sans cette passion commune, Chine, Delphine et Stéphane ne se seraient jamais rencontrés : milieux sociaux, origines géographiques, motivations, histoires familiales, tout les opposait. A l’école de Danse de l’Opéra, ils vont cohabiter, se détester, se jauger, s’aider… Mais danser n’est pas gagné ! Chine, Delphine et Stéphane iront-ils au bout de leurs rêves ? Avec beaucoup d’humour et de tendresse, Astrid Eliard nous entraîne dans le monde des petits rats de l’Opéra. Pas seulement peuplé de tutus, de collants roses et de chaussons… Car ses trois aspirants-danseurs sont aussi des adolescents, préoccupés par les questions de leur âge et de leur époque. Leurs corps sont en train de devenir des objets de désir. Il leur faudra donc vivre ce changement, assumer le trouble des premiers émois amoureux, et concilier l’idéal de perfection avec la trivialité du réel…

Mon humble avis :

Danser est un roman vers lequel je ne serais jamais allée de moi-même. Je n’aurais d’ailleurs même pas lu la quatrième de couverture. Mais mon fils devant le lire dans le cadre du prix des lycéens Folio, j’ai eu envie de le suivre dans cette lecture. Comme j’ai eu raison !! J’ai d’ailleurs entraîné avec moi mon amie Anne Sophie.

Nous suivons trois jeunes adolescents, Chine, Stéphane et Delphine. Chaque chapitre a pour narrateur l’un d’entre eux. Ils sont tous les trois très différents de caractère mais tellement semblables du point de vue de leurs questionnements et de leurs problèmes dûs à leur âge. On pourrait penser qu’étant immergés dans l’univers de leur passion qu’ils peuvent vivre au quotidien, ils seraient moins touchés par ces problématiques. En fait, il n’en est rien. Je les ai trouvés très touchants.

Je ne suis pas particulièrement intéressée par la danse classique. L’auteure a su me séduire. Astrid Éliard parle de danse, nous immerge dans le monde d’une école de danse mais elle a su trouver le bon dosage.

J’aurais aimé avoir des précisions quand au déroulement de l’évolution de la relation entre deux personnages. Et la fin arrive trop brutalement à mon goût. Elle manque d’éclaircissements et m’a laissée sur ma faim. Il aurait été intéressant d’en savoir davantage sur le devenir de ces jeunes auxquels je me suis attachée.

Je suis très contente d’avoir eu l’occasion de lire ce roman qui m’a permis de m’immerger dans un univers qui, pourtant, ne m’attire pas.

Je compte bien lire les six romans de la sélection de ce prix qui n’en est qu’à sa deuxième édition et qui me semble très intéressant.

PS : Lecture commune avec Anne Sophie dont vous pourrez lire l’avis ici !

Littérature contemporaine·Littérature jeunesse

Marche à l’étoile, Hélène Montardre

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Quatrième de couverture :

Billy a quinze ans et il est esclave dans le Sud des États-Unis. Un soir d’automne, il s’échappe. Poursuivi, traqué, il entame une course folle au cœur d’un pays gigantesque.
Jasper est un brillant étudiant américain, plutôt sûr de lui. Mais le jour où il trouve un vieux carnet qui raconte l’étrange histoire d’un esclave en fuite, son monde bascule. Qui est l’auteur de ce texte ? Et lui, Jasper, qui est-il vraiment ? Pour le découvrir, il doit à son tour prendre la route.
Entre le passé et le présent, entre l’Amérique et l’Europe, deux voyages s’engagent.

Mon humble avis :

Je suis toujours très attirée par les romans traitant de l’esclavage. J’ai eu un peu peur que Marche à l’étoile, étant catégorisé roman jeunesse, ne soit pas suffisamment abouti et qu’il ne traite pas le sujet en profondeur. Cela n’a absolument pas été le cas et j’ai lu une histoire bouleversante et émouvante.

La première partie du roman nous narre la vie de Billy, un jeune esclave qui va s’enfuir de la plantation à laquelle il appartient. Nous suivons son parcours jalonné de rencontres bonnes ou mauvaises et Billy se rendra compte que l’aide ou les ennuis ne proviennent pas forcément des personnes auxquelles on s’attend. Billy est très attachant et courageux. Il m’a beaucoup touchée et a su me surprendre d’une façon à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

La seconde partie du roman se passe de nos jours et nous suivons Jasper, un jeune étudiant  afro-américain qui, suite à la découverte d’un cahier, va partir sur les traces de Billy. J’ai trouvé très intéressante cette manière d’imbriquer les deux époques.

Grâce à la lecture de ce roman, on peut se rendre compte des ravages causés par l’esclavage et à quel point cela impacte encore la vie des descendants d’esclaves.

Hélène Montardre a su écrire une histoire qui sonne vraie qui s’adresse aussi bien aux jeunes qu’aux adultes et qu’il est important de lire pour ne pas oublier…

Je remercie le site NetGalley et les éditions Rageot pour ce service presse numérique et leur confiance.