Littérature contemporaine

Le Serment du maori, Laura Walden

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Quatrième de couverture :

Peu de temps avant son mariage, Sophie doit quitter l’Europe pour se rendre en Nouvelle-Zélande où sa mère vient de mourir brutalement. À sa grande surprise, elle apprend que sa mère était néo-zélandaise et qu’elle lui a légué une maison et une fortune considérable.

Mais pourquoi ne lui avoir jamais parlé de ses origines ? Alors que la jeune femme se sent très attirée par cette terre sauvage et exotique, elle découvre un ancien journal intime écrit dans les années 1680 par l’une de ses ancêtres au destin tragique. Quels mystères renferment ces pages ?

Dans les méandres d’une histoire familiale ravagée par un drame, Sophie découvre les sombres secrets qui ont hanté des générations. Et qui vont remettre en question toute sa vie…

Mon humble avis :

Laura Walden nous emporte dans une grande fresque familiale se passant sur plusieurs époques différentes. J’ai beaucoup aimé ce roman même si certaines choses m’ont semblé très prévisibles, mais c’est souvent le cas dans ce genre de lecture et cela ne m’a pas dérangée plus que ça. De plus, le côté romance ne prend pas une trop grande place ce qui fait que c’est bien passé pour moi, sachant que je ne suis pas friande des histoires d’amour.

Sophie ne se doutait pas des bouleversements que la lecture de ce journal intime allait apporter à sa vie. En fait, c’est l’histoire de plusieurs femmes que nous allons découvrir en même temps que Sophie. Toutes ces vies sont liées les unes avec les autres et tous les éléments se mettent en place au fil de la lecture. Nous vivons de belles histoires mais aussi beaucoup de destins tragiques suite à une malédiction maorie.

L’auteure nous offre une belle plongée en Nouvelle-Zélande. J’ai eu l’impression de voyager avec Sophie, que ce soit lorsque la narration était axée sur elle ou lors de sa lecture du journal. Quelle que soit l’époque dans laquelle le roman nous emmenait, j’appréciais ma lecture et j’étais ravie de retrouver les personnages.

Je me suis aussi attachée à ces derniers, essentiellement aux femmes auxquelles des hommes ont trop souvent fait subir des moments très douloureux. Mais ce sont toutes des femmes fortes, courageuses et battantes. Je crois que c’est Sophie qui m’a le plus touchée, peut-être parce que je découvrais toute l’histoire au même rythme qu’elle, je pouvais m’identifier aux sentiments qu’elle pouvait éprouver.

Si vous avez envie de voyager, de vivre une lecture facile et agréable, je vous conseille Le Serment du maori. Je pense que je lirai le premier roman de Laura Walden avec un grand plaisir !

Je remercie les éditions City pour ce service presse.

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Littérature contemporaine

L’Absente de Noël, Karine Silla

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Quatrième de couverture :

Sophie, 20 ans, partie faire du bénévolat à Dakar, doit rentrer fêter Noël en famille. La table est mise, le dîner du réveillon est prêt, les guirlandes scintillent. Tout le monde l’attend. Mais Sophie ne rentre pas. Accident ? prise d’otage ? fugue ?
Sa mère Virginie, son beau-père Gabriel, sa demi-sœur Chloé, son grand-père René, et même Antoine, son père, et Fanny, son épouse : tous partent à sa recherche au Sénégal.
Virginie a l’impression que tout ce qu’elle a tenté de construire part à la dérive. Sa fille a disparu. Antoine et Gabriel s’affrontent violemment. Fanny lui voue une haine féroce.
Sans repères dans ce pays inconnu, tous sont forcés de dépasser leurs préjugés et de se confronter aux souffrances enfouies.

Mon humble avis :

J’ai vraiment passé un très bon moment avec ce roman.

Je pense que la recherche de Sophie est un prétexte plus qu’autre chose pour que l’auteure réunisse en un même lieu des personnages qui auraient tout fait pour surtout ne pas être ensemble. Non seulement, ils vont être réunis, mais en plus dans un pays étranger, le Sénégal. Ils vont être confrontés à des us et coutumes, des croyances, des manières de vivre qui leur sont totalement étrangers. Ces deux contextes réunis vont faire qu’ils vont être amenés à vivre des situations assez rocambolesques.

J’ai souvent eu le sentiment de me retrouver dans un vaudeville. Les personnages vivent des situations burlesques et j’ai bien souvent souri ou ri. Karine Silla sait présenter des circonstances tendues de manière amusante sans, toutefois, ôter le côté parfois dramatique. En effet, les tensions sont palpables, les non-dits et secrets bien présents. De plus, certaines situations ou réparties amènent le lecteur à réfléchir, ce qui apporte un réel plus au roman.

J’ai appris à connaître les personnages au fil de ma lecture et je me suis vraiment attachée à certains d’entre eux, même ceux que je n’appréciais pas particulièrement au début de ma lecture. Sauf Antoine qui m’a paru plutôt détestable. C’est une personne extrêmement raciste et, même s’il évolue, je n’ai pas ressenti de réel changement en lui. J’ai adoré René, le grand-père. C’est un personnage tellement attendrissant et présent pour tous, surtout pour ses petites-filles. Il est le grand-père que tout le monde voudrait avoir.

Karine Silla a su m’immerger dans ce pays. Elle a une plume très cinématographique et j’avais l’impression d’être au Sénégal avec les personnages. Je pense que cette histoire pourrait facilement être adaptée au cinéma et que de le mettre en images apporterait un réel plus à l’histoire.

Je remercie les éditions de l’Observatoire pour ce service presse.

Littérature contemporaine

Le Joueur de billes, Cecelia Ahern

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Quatrième de couverture :

Lorsque Sabrina Boggs tombe par hasard sur une mystérieuse collection de billes ayant appartenu à son père, elle réalise soudain qu’elle ne sait rien de l’homme avec qui elle a grandi. Et cet homme dont la mémoire part à la dérive ne peut pas l’aider : il a lui-même oublié qui il était.

Sabrina ne dispose que de vingt-quatre heures pour déterrer les secrets de l’homme qu’elle croyait connaître. Une journée à exhumer des souvenirs, des histoires et des gens dont elle ignorait l’existence. Une journée qui va la changer, elle et les siens, à jamais.

Mon humble avis :

Je n’avais jamais lu de romans de cette auteure. Le résumé de celui-ci m’a attirée et j’ai eu raison de sauter le pas.

L’histoire se passe à deux époques différentes, entrelaçant les propos de Sabrina et ceux de Fergus, son père. Le récit est construit de telle sorte que certains chapitres sont consacrés à Fergus, adolescent ou aujourd’hui et les autres chapitres concernent Sabrine. J’ai trouvé original d’avoir des bribes du passé de Fergus lorsqu’il était soit adolescent, soit âgé. C’était étrange d’avoir, d’un côté, Sabrina adulte et elle-même maman, et de l’autre côté, Fergus, alors qu’il était bien plus jeune qu’elle et cette manière de procéder m’a vraiment conquise.

Le Joueur de billes est une magnifique histoire d’amour entre une fille et son père. Sabrina est prête à remuer des montagnes pour rendre à son père ce qui a été un des plus grands bonheurs de sa vie, même s’il le cachait. On ressent l’empressement que peut éprouver Sabrina sachant que Fergus perd peu à peu la mémoire. Cette collection de billes permet à une fille d’apprendre à connaître son père et j’imagine que, pour elle, ce fut très difficile de se rendre compte qu’elle le connaissait si peu. Son empressement se comprend d’autant plus.

Étant enfant, j’ai joué aux billes mais je ne les voyais que comme des objets de jeu sans trop d’importance. Le Joueur de billes me les a fait voir autrement. Je comprends cette passion de Fergus, d’autant plus que les billes l’ont beaucoup aidé dans des situations difficiles. On peut même dire que ce sont elles qui lui ont permis de s’en sortir, parfois.

Fergus est touchant. Sabrina, même si c’est un personnage sympathique, m’a un peu agacée. On sent qu’elle n’est pas heureuse mais elle ne semble rien faire pour essayer de changer certaines choses et elle passe pas mal de temps à se plaindre. Cependant, j’ai beaucoup aimé voir leur relation à tous les deux ainsi que son évolution.

Le Joueur de billes est un roman touchant et la plume de Cecelia Ahern est très agréable. Je pense que je lirai d’autres romans de cette auteure.

Je remercie les éditions Bragelonne et NetGalley pour ce service presse.

Littérature contemporaine

L’Ange de Marchmont Hall, Lucinda Riley

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Quatrième de couverture :

Trente ans ont passé depuis que Greta a quitté Marchmont Hall, une magnifique demeure nichée dans les collines du Monmouthshire. Lorsqu’elle y retourne pour Noël, sur l’invitation de son vieil ami David Marchmont, elle n’a aucun souvenir de la maison – le résultat de l’accident tragique qui a effacé de sa mémoire plus de vingt ans de sa vie. Mais durant une promenade dans le parc enneigé, elle trébuche sur une tombe. L’inscription érodée lui indique qu’un petit garçon est enterré là. Cette découverte bouleversante allume une lumière dans les souvenirs de Greta, et va entraîner des réminiscences. Avec l’aide de David, elle commence à reconstruire non seulement sa propre histoire, mais aussi celle de sa fille, Cheska…

Mon humble avis :

J’ai été happée par cette grande saga romanesque comme j’aime en lire parfois.

Nous suivons trois femmes, trois générations qui se suivent de la grand-mère à la petite-fille. Ce roman nous offre une histoire qui s’étend sur quarante ans de leur vie avec des alternances entre le passé et le présent.

L’Ange de Marchmont Hall ne souffre d’aucune longueur, d’aucun temps mort et le lecteur a continuellement envie de connaître la suite. Pour ma part, ce fut toujours un plaisir de me replonger dans ma lecture et de retrouver les personnages. Lucinda Riley a su nous les rendre proches et j’avais vraiment l’impression de me trouver à leurs côtés. Ceci a contribué au fait que je me suis attachée à eux. Je les ai trouvés fouillés avec une psychologie très intéressante. De plus, ils vivent une réelle évolution au fil des pages et des événements. Greta, n’ayant pas eu une jeunesse facile, a saisi l’opportunité qui se présentait d’offrir la célébrité à sa fille, Cheska. Pour ce faire, elle l’a, sans s’en apercevoir fragilisée. Leur évolution et leurs agissements à toutes les deux choquent parfois mais on en comprend les raisons. Ava, la petite-fille ,développe, tout le long du roman, de grandes qualités. C’est une personne adorable. LJ, que je n’aimais pas trop au début du roman, est devenue une personne attachante. Mais, le personnage qui m’a le plus touchée est, sans conteste, David qui est toujours présent pour tous malgré tout le fardeau qu’il doit porter. J’ai eu une immense empathie pour lui et je vivais ses bonheurs, comme ses peines.

L’auteure a une plume très fluide. Tout s’enchaîne à merveille. La fin est haletante et le dernier quart se lit presque, je n’irais pas jusqu’à dire comme un thriller, mais comme un bon roman à suspense psychologique.

L’Ange de Marchmont Hall est une belle lecture féminine que je recommande vivement à toutes les amatrices de ce genre de littérature.

Je remercie les éditions Charleston pour ce service presse.

Littérature contemporaine

Une bouteille de larmes, Nick Alexander

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Quatrième de couverture :

Une fresque familiale émouvante, une histoire de fratrie, de résilience et d’espoir. Victoria et Penny ont beau être sœurs, tout les sépare. Tandis que la première mène une existence confortable dans un quartier chic de Londres, la seconde peine à joindre les deux bouts. À l’occasion d’un week-end en famille, les souvenirs du terrible réveillon de Noël 1975 remontent à la surface, et Penny – qui était âgée d’à peine 5 ans à l’époque – comprend qu’on ne lui a pas tout dit, loin de là. Mais il ne fait pas bon lever le voile sur les secrets et, bientôt, le chaos menace de séparer les deux sœurs… Pourquoi Penny a-t-elle refoulé des épisodes cruciaux de son enfance ? Faire la lumière sur les événements de décembre 1975 permettra-t-il à Victoria, Penny et leur mère, Marge, d’enfin se comprendre ?

Mon humble avis :

Une bouteille de larmes de Nick Alexander est une très belle saga familiale comme je les aime, et je suis particulièrement friande de ce genre de livres.

Dès la première page, l’auteur parvient à attiser l’attention du lecteur, et ce dernier n’aura de cesse de continuer sa lecture jusqu’à connaître le fin mot de l’histoire tant il est captivé par le récit.

Il met en scène une galerie de personnages qui sont tous si vrais que l’on pourrait avoir l’impression que l’on peut les côtoyer. Touchants dans leurs imperfections, ils m’ont fait ressentir beaucoup d’émotions pendant ma lecture, surtout que l’auteur ne ménage pas sa peine pour surprendre le lecteur. Parmi les protagonistes présentés, j’ai particulièrement aimé Penny et Victoria, deux sœurs, toutes d’eux très bienveillantes et cachant une part de mystère. À travers le fils de Victoria, l’auteur nous rappelle que l’indifférence peut exister au sein d’une famille, et qu’il faut sans cesse se remettre en question afin de ne pas faire souffrir nos proches.

J’ai particulièrement aimé les valeurs véhiculées dans Une bouteille de larmes, d’autant plus que le style de l’auteur est très fluide, ce qui fait que l’on dévore le livre sans même s’en rendre compte. J’ai donc eu un presque coup de cœur pour ce roman, qui résonnera longtemps en moi tant par les messages qu’il véhicule que par le récit qui nous est relaté.

Je remercie AmazonCrossing et NetGalley pour ce service presse.

Littérature contemporaine

Mille ans après la guerre, Carine Fernandez

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Quatrième de couverture :

Miguel, un veuf solitaire, reçoit une lettre de sa soeur Nuria : elle a perdu son époux et compte venir s’installer près de lui, dans sa cité ouvrière de la région de Tolède. Pris de panique, le vieil homme fuit avec son chien Ramon en direction du village de son enfance, dans l’Estrémadure, où il n’est jamais retourné depuis la guerre civile. Là, des souvenirs de sa jeunesse refont surface…

Mon humble avis :

Avant tout, si vous projetez de lire Mille ans après la guerre et que le résumé vous laisse penser qu’il s’agit d’un texte léger, sachez que ce n’est absolument pas le cas. Suite à la venue de sa sœur, Miguel va quitter son domicile et entreprendre un voyage qui lui permettra de marcher sur les pas de son histoire personnelle, le tout avec une écriture qui laisse place aux détails et empreinte de nostalgie. Miguel peut sembler assez désagréable et peu communicatif au premier abord, qui ne semble attaché qu’à son chien. Veuf, Miguel est très marqué, car il a connu une des périodes les plus sombres de l’histoire de l’Espagne : le Franquisme. Durant cette terrible époque, il va perdre son frère jumeau, mais aussi connaître la prison et les camps de travail. Comment retrouver le sourire après de si terribles événements ?

Si la narration peut sembler quelque peu confuse, c’est sans doute car nous ne suivons pas l’existence de Miguel de façon chronologique, mais selon les souvenirs qui l’assaillent les après les autres au fur et à mesure de son périple.

Prenant pour prétexte un voyage sur les traces de son passé, Carine Fernandez nous fait revivre cette terrible période que fut la dictature franquiste, sans tomber dans le pathos. Une lecture que je recommande.

Je remercie les éditions Les escales et NetGalley pour ce service presse.

 

Littérature contemporaine

Nocturne pour Stanislas, Annie Degroote

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Quatrième de couverture :

Printemps 2004, dans le Nord. En remontant les secrets de sa filiation, la jeune Hania découvre la vie tumultueuse de son grand-père, réfugié polonais en France, et réhabilite sa mémoire bafouée.

« Venez ce soir, vous y entendrez Chopin. »
En acceptant, à Lille, l’étrange invitation d’une inconnue septuagénaire, Hania ne se doute pas des conséquences qu’elle va avoir sur sa vie, et sur celle de ses proches. Il y a tant d’ombres dans l’histoire familiale de cette jeune artiste aux racines polonaises, élevée à Waziers, au coeur du bassin minier. Comme ces silences gênés autour du souvenir de son grand-père Stanislas Dabrowski. Qui était-il ?
Famille éclatée, honneur perdu, exil, chant d’amour de trois femmes…
Tandis que se dévoile peu à peu l’itinéraire de Stanislas, c’est tout un pan de l’histoire de ses ancêtres polonais qui sera révélé à Hania.

Mon humble avis :

Aimant les histoires familiales, je me suis naturellement tournée vers Nocturne pour Stanislas. Malheureusement, je n’ai pas trouvé ce que j’espérais lors de ma lecture.

Pour commencer, le personnage principal, Anne-Sophie surnommée Hania, ne m’a absolument pas touchée. Cependant, je dois reconnaître qu’elle n’a rien d’antipathique. Néanmoins, l’auteure n’a pas réussi à éveiller mon intérêt. Heureusement qu’il y a Wanda, la grand-mère de notre héroïne.

Par ailleurs, je me suis un peu perdue dans la narration qui nous est proposée. Bien que je style soit fluide et agréable, la narration est quelque peu fouillis, ce qui fait que je me suis un peu perdue dans le fil des événements. De plus, quelques longueurs ont alourdi l’ensemble et ont émoussé mon intérêt.

En revanche, au fur et à mesure de Nocturne pour Stanislas, Annie Degroote a abordé un sujet intéressant d’un point de vue historique : l’émigration de familles polonaises vers la France dans les années 1920 qui furent ensuite contraintes de retourner dans leur pays pour revenir dans l’Hexagone par la suite.

Je remercie NetGalley et les éditions Presses de la Cité pour ce service presse et leur confiance.

Littérature contemporaine

La légende des Akakuchiba, Kazuki Sakuraba

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Quatrième de couverture :

Lorsque les « gens des confins » abandonnent une petite fille dans le centre de Benimidori en cet été 1953, les villageois sont loin de s’imaginer qu’elle intégrera un jour l’illustre clan Akakuchiba et règnera en matriarche sur cette dynastie d’industriels de l’acier. C’est sa petite-fille, Toko, qui entreprend bien plus tard de nous raconter le destin hors du commun de sa famille. L’histoire de sa grand-mère, femme dotée d’étonnants dons de clairvoyance, qui restera illettrée toute sa vie, et celle, rebelle, de sa propre mère, qui rejoindra un gang de motards et qui, devenue une célèbre mangaka, sauvera dans les années 1970 la famille du déclin, dans un Japon frappé de plein fouet par la crise de l’industrie sidérurgique.

Mon humble avis :

En général, j’aime beaucoup les histoires qui se passent au Japon. Malheureusement, malgré beaucoup de choses intéressantes, j’ai eu quelques difficultés à rentrer dans ce roman, sûrement par manque de connaissances.

J’ai beaucoup aimé Man’yô la grand-mère de la narratrice qui apporte un petit côté magique à l’histoire. Les deux autres personnages principaux sont également très intéressants mais ces deux femmes m’ont moins touchée.

Le roman, se déroulant sur trois générations de femmes, nous offre une bonne vision de l’évolution de la société japonaise. On assiste à l’ampleur que prend l’influence américaine, notamment chez les jeunes, et à la distance qu’elle crée entre ces derniers et leurs parents. Ce roman est également instructif en ce qui concerne l’industrialisation et la pollution qu’elle génère fatalement, l’évolution des pensées…

Le style très particulier, ainsi que la lenteur excessive de ce roman m’ont beaucoup perturbée et ont largement contribué au fait que je ressors très mitigée de cette lecture. J’ai conscience d’être probablement passée à côté de ce livre.

Je remercie NetGalley et les éditions Piranha pour ce service presse et leur confiance.

Littérature contemporaine

28 jours, David Safier

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Quatrième de couverture :

Mira, seize ans, passe de la nourriture en fraude pour survivre dans le ghetto. Lorsqu’elle apprend que toute la population juive est condamnée, elle décide de rejoindre les combattants de la Résistance. Aux côtés de Daniel, Ben, Amos, et tous ces jeunes gens assoiffés de vivre, elle tiendra longtemps tête aux SS, bien plus longtemps que quiconque aurait pu l’imaginer. En tout, 28 jours. 28 jours pendant lesquels Mira connaîtra des moments de trahison, de détresse et de bonheur. 28 jours pendant lesquels elle devra décider à qui appartient son coeur. 28 jours pour vivre toute une vie. 28 jours pour écrire son histoire.

Mon humble avis :

Je connaissais David Safier pour ses comédies. J’ai lu Sors de ce corps, William ! qui m’a beaucoup plu et je trouvais intéressant de pouvoir le découvrir dans un autre registre. Comme il s’agit d’un sujet qui m’intéresse toujours, je n’ai pas hésité.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, mais une chose m’a perturbée. C’est Mira, un des personnages principaux du roman, qui est la narratrice. J’aime beaucoup les livres écrits à la première personne, ils nous permettent d’être davantage immergés dans l’histoire. Seulement, ceci peut nous donner des indices, notamment le fait que l’on sait que Mira va survivre, ce qui, en soi, ne m’a pas dérangée. Mais, comme tous les protagonistes, Mira s’est retrouvée dans des situations très délicates, et pour qu’elle s’en sorte, l’auteur a dû créer des retournements de situations ou des rebondissements que je n’ai pas trouvés crédibles. Mira m’est apparue comme une superhéroïne invincible, et cela m’a posé problème dans ce type d’ouvrage. Il me semble que ce roman aurait gagné en crédibilité si le narrateur avait été extérieur.

Il n’empêche, malgré tout, que les personnages sont tous intéressants et fouillés. David Safier a réussi à nous montrer, au travers d’eux, un bel éventail des réactions que l’on pourrait s’attendre à rencontrer dans ce genre de situation extrême : le suicide, l’apathie, la rébellion, la résistance…

C’est une période de l’Histoire très connue mais je n’avais jamais lu de roman se passant dans le ghetto de Varsovie. Ces jeunes qui se sont soulevés contre les SS sont extraordinaires. L’auteur a su nous montrer l’évolution de la situation et comment ils en sont venus à se révolter.

David Safier a une plume toujours très agréable. Il a su ménager le suspense, créer des rebondissements et susciter l’intérêt du lecteur. On a envie de tourner les pages et de savoir ce qu’il va arriver à ces jeunes auxquels on ne peut que s’attacher.

Une chose, parmi d’autres bien évidemment, m’a beaucoup choquée. Le contraste entre la Varsovie du ghetto et celle de l’autre côté du mur, qui semble presque normale. Les Polonais qui sont du bon côté ne considèrent pas les Polonais du ghetto comme des compatriotes, comme si, pour eux, les Juifs n’étaient même pas des humains…

Même si 28 jours n’est pas un coup de cœur, il n’en reste pas moins une bonne lecture très intéressante que je recommande vivement.

Je remercie NetGalley et les éditions Presse de la Cité pour ce service presse numérique et leur confiance.

Littérature contemporaine

Les cœurs brisés ont la main verte, Abbi Waxman

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Quatrième de couverture :

Chargée d’illustrer une encyclopédie botanique, Lili, graphiste de trente-quatre ans, se retrouve inscrite bien malgré elle, par sa boss, à un stage d’initiation à l’art du jardin.
Problème numéro un : Lili n’a jamais rien fait pousser d’autre que des mauvaises herbes. Problème numéro deux : cette timide et indécrottable citadine peine à quitter le cadre rassurant de son foyer depuis le décès de son mari adoré, trois ans plus tôt. Comment pourrait-elle affronter des inconnus armés de binettes et de râteaux ?
C’est chaussée de ses plus belles bottes en caoutchouc que Lili se résout à faire face à son destin. Non sans embarquer avec elle ses deux chipies de filles, et Rachel, sa sœur cadette drôle et sexy. Rempotage, compostage et arrosage… Alors que peu à peu les apprentis jardiniers se dévoilent, Lili ne va pas tarder à découvrir les incroyables vertus du terreau sur les cœurs brisés.

Mon humble avis :

Après un début qui m’a laissée un peu perplexe, ce roman s’avère être une lecture très agréable.

Lorsque j’ai commencé ce livre, je n’ai pas adhéré à l’humour de l’auteure. J’avais l’impression qu’elle voulait à tout prix faire rire et que, du coup, elle en faisait beaucoup trop. Ce qui aurait dû m’amuser ne me faisait pas sourire, encore moins rire mais plutôt soupirer. Heureusement, je me suis tout de suite attachée aux personnages, ce qui, malgré tout, me donnait envie de poursuivre ma lecture et je voulais savoir ce qu’ils allaient vivre. Et puis, assez rapidement, j’ai eu comme l’impression que l’auteure avait trouvé son style, qu’elle était à l’aise dans son histoire et tout ce côté humour poussif a disparu. À partir de là, je suis complètement entrée dans ma lecture avec le sourire aux lèvres.

Forcément, ce genre d’histoire est prévisible et on sait très bien comment cela va se terminer. Mais ici, j’ai trouvé que Abbi Waxman n’était pas tombée dans certains clichés et que, du coup ses personnages et leurs réactions sonnaient juste. Je pense, notamment, à Lili et sa manière de vivre son deuil. Elle est crédible et reste fidèle à ses principes. Sa sœur, Rachel, est rafraîchissante et je suis tombée sous le charme des deux filles de Lili. Elles sont pétillantes, leurs réflexions sont amusantes. J’ai éprouvé de l’empathie pour tous les personnages, avec un bémol pour la maman de Lili et Rachel que j’ai trouvée plutôt sarcastique.

Si vous voulez une lecture plaisante, qui fait du bien et donne le sourire, je vous conseille ce roman. En plus, ce qui ne gâche rien, l’ouvrage foisonne de conseils pratiques et utiles sur le jardinage !

Je remercie NetGalley et les éditions Belfond pour ce service presse et leur confiance.