Littérature jeunesse

Hôtel Grand Amour, Sjoerd Kuyper

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Quatrième de couverture :

Au moment où Vic, 13 ans, marque le but qui qualifie son équipe, son père s’effondre, victime d’un infarctus. Il est emmené d’urgence à l’hôpital et Vic et ses trois sœurs doivent alors gérer seuls l’hôtel familial. Très vite, c’est le grand n’importe quoi ! Les clients s’enfuient, les créanciers débarquent : il ne reste plus que quinze jours pour sauver l’hôtel ! Sans rien dire à leur père…

Mon humble avis :

Mon avis est mitigé concernant ce roman. Ma lecture fut agréable mais certaines choses m’ont dérangée.

L’histoire est vraiment très sympathique. L’auteur aborde des sujets graves, sans entrer dans le pathos. Il sait les narrer avec humour et j’ai souvent souri. Malheureusement, cet humour devient trop loufoque par moments et l’histoire part dans tous les sens, ce qui m’a déstabilisée. Cela entraîne une surenchère dans les situations burlesques, ce qui décrédibilise quelque peu l’histoire et fait qu’elle manque parfois de justesse.

Les personnages sont très touchants et vivent une réelle évolution au fil du roman, surtout Alex, la sœur de Vic, le narrateur. Le père, qui n’est pas le personnage le plus présent, est celui qui m’a le plus émue. Les relations entre les personnages aussi changent de manière notable et il est beau de voir comment les difficultés peuvent resserrer les liens.

L’auteur a su sortir des sentiers battus quant à la narration. C’est Vic qui parle, au sens propre. Il tient un journal mais il ne l’écrit pas, il l’enregistre. Cela donne une espèce de dynamisme et le lecteur se sent plus proche de lui.

Ce livre s’adresse aux jeunes lecteurs de 12-13 ans. Je pense que le côté loufoque les dérangera beaucoup moins qu’à moi.

Une lecture un peu en demi-teinte mais qui n’en reste pas moins un moment agréable.

Je remercie NetGalley et les éditions Didier Jeunesse pour ce service presse et leur confiance.

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Littérature jeunesse

Demain il sera trop tard, Jean-Christophe Tixier

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Quatrième de couverture :

Dans une société où règnent en maîtres prévisionnistes et laboratoires scientifiques, chacun connaît sa durée de vie précise. Depuis leur naissance, Virgil et Enna ont des destins opposés. Long Terme, Virgil a toujours eu droit au meilleur. Enna, elle, vit dans un bidonville car elle est Court Terme. Mais un jour une Brigade tente d’arrêter Virgil. Il s’enfuit. Il apprend que son Terme est erroné et qu’il va mourir à 21 ans… Qui a commis cette erreur ? Quelles conséquences terribles va-t-elle avoir, pour lui et pour d’autres ? Enna, elle, graffe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule, elle jure de la venger… Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de données qui s’oppose clandestinement au système. Elle l’entraîne dans le Réseau afin d’organiser la lutte…

Mon humble avis :

C’est surtout le début du roman qui m’a plu. En effet, l’auteur prend le temps de nous dresser la situation et de nous présenter le monde qu’il a créé. Toute cette partie est riche et m’a fait peur. Elle démontre bien les travers de notre société et, bien que cette conjoncture n’existera, je l’espère, jamais, on pourrait se retrouver à vivre des situations très inconfortables. Pendant toute cette partie, je n’ai pu m’empêcher de penser à toute l’horreur de l’Holocauste. J’ai trouvé énormément de similitudes, y compris dans certains termes choisis par l’auteur. J’en ai eu froid dans le dos.

Puis nous entrons dans le reste du roman qui est beaucoup plus basé sur l’action. Même si cette partie était toujours très intéressante, elle m’a moins séduite, probablement parce que j’ai trouvé qu’il y avait trop d’actions et de rebondissements. De plus, la fin arrive de manière trop brutale à mon goût et j’aurais aimé avoir davantage d’explications.

Quant aux personnages, j’ai commencé par m’y attacher pour ensuite, m’éloigner d’eux. Je pense que ceci est dû à cette action qui m’a semblé trop foisonnante. Et pourtant, ils sont victimes de nombreuses injustices qui m’ont révoltée, mais quelque chose a fait que je me suis en partie détachée d’eux.

Cependant, malgré tout, ce livre est très intéressant de par ses sujets abordés et surtout par le système effrayant mis en place par l’auteur.

Je remercie le site NetGalley et les éditions Rageot pour ce service presse et leur confiance.

 

Littérature contemporaine·Littérature jeunesse

Marche à l’étoile, Hélène Montardre

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Quatrième de couverture :

Billy a quinze ans et il est esclave dans le Sud des États-Unis. Un soir d’automne, il s’échappe. Poursuivi, traqué, il entame une course folle au cœur d’un pays gigantesque.
Jasper est un brillant étudiant américain, plutôt sûr de lui. Mais le jour où il trouve un vieux carnet qui raconte l’étrange histoire d’un esclave en fuite, son monde bascule. Qui est l’auteur de ce texte ? Et lui, Jasper, qui est-il vraiment ? Pour le découvrir, il doit à son tour prendre la route.
Entre le passé et le présent, entre l’Amérique et l’Europe, deux voyages s’engagent.

Mon humble avis :

Je suis toujours très attirée par les romans traitant de l’esclavage. J’ai eu un peu peur que Marche à l’étoile, étant catégorisé roman jeunesse, ne soit pas suffisamment abouti et qu’il ne traite pas le sujet en profondeur. Cela n’a absolument pas été le cas et j’ai lu une histoire bouleversante et émouvante.

La première partie du roman nous narre la vie de Billy, un jeune esclave qui va s’enfuir de la plantation à laquelle il appartient. Nous suivons son parcours jalonné de rencontres bonnes ou mauvaises et Billy se rendra compte que l’aide ou les ennuis ne proviennent pas forcément des personnes auxquelles on s’attend. Billy est très attachant et courageux. Il m’a beaucoup touchée et a su me surprendre d’une façon à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

La seconde partie du roman se passe de nos jours et nous suivons Jasper, un jeune étudiant  afro-américain qui, suite à la découverte d’un cahier, va partir sur les traces de Billy. J’ai trouvé très intéressante cette manière d’imbriquer les deux époques.

Grâce à la lecture de ce roman, on peut se rendre compte des ravages causés par l’esclavage et à quel point cela impacte encore la vie des descendants d’esclaves.

Hélène Montardre a su écrire une histoire qui sonne vraie qui s’adresse aussi bien aux jeunes qu’aux adultes et qu’il est important de lire pour ne pas oublier…

Je remercie le site NetGalley et les éditions Rageot pour ce service presse numérique et leur confiance.

Fantastique·Littérature jeunesse

Nightfall, Jake Halpern & Peter Kujawinski

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Quatrième de couverture :

Sur l’île de Bliss, quatorze années de Nuit vont bientôt succéder à quatorze années de Jour.

Les habitants se préparent à abandonner leurs maisons, mais Marine, Kana et Liam ne croient pas aux légendes de leurs parents. Ils décident de rester dans le village.
Alors que la Nuit les enveloppe, ils découvrent avec horreur qu’ils n’auraient vraiment pas dû…

Mon humble avis :

C’est  assez marrant parce que dans les différents avis que j’ai pu lire, les lecteurs ont trouvé les 100 premières pages trop longues pour adhérer ensuite et pour moi, c’est tout l’inverse qui s’est produit. Je ne les ai pas trouvées longues du tout et la suite m’a laissée de marbre.

Le début du roman m’a semblé sortir des sentiers battus de par son atmosphère et la prise de connaissance avec l’île de Bliss, ses habitants et cette idée de quatorze années de nuit, pendant lesquelles les îliens doivent quitter Bliss, qui succèdent à quatorze années de jour. La présentation de tout cela m’a vraiment charmée et c’est après que les choses se sont gâtées pour moi. Certes, il se passe plein d’événements, les rebondissements sont présents mais j’ai trouvé qu’on rentrait dans une trame très classique et toute cette atmosphère si étrange semblait avoir disparu. Du coup, malgré des personnages attachants, j’ai fini par m’ennuyer…

Donc, lecture en demi-teinte pour moi mais si le roman vous tente, n’hésitez pas à le lire parce que mon avis va un peu à contre-courant des autres.