Policier/thrillers

Les Nouveaux voisins, Catherine McKenzie

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Quatrième de couverture :

Julie Prentice, son mari Daniel et leurs jumeaux de 6 ans emménagent à Cincinnati pour échapper à une femme qui a harcelé Julie après la parution de son roman Le Jeu de l’assassin, devenu un best-seller. Un charmant quartier résidentiel semble l’endroit parfait pour un nouveau départ. Mais la présidente de l’association du quartier ne leur rend pas la tâche facile. À grand renfort d’e-mails et de lettres sur les règles de bonne conduite à suivre, elle régit la vie de tous et oppresse Julie qui doit faire face à la curiosité du voisinage. Lorsqu’elle reçoit des menaces, Julie prend peur : sont-elles le fait de sa harceleuse ou de voisins malveillants ? Alors que la tension monte, les ennemis se révèlent et le calme apparent d’une rue sans histoires se transforme en cauchemar.

Mon humble avis :

Je ne sais pas vraiment quoi penser de cette histoire. Elle m’a plu, j’ai passé un bon moment mais il y a un petit quelque chose qui m’a dérangée.

Le roman alterne les récits de Julie et de John, qui sont tour à tour narrateurs, sur une période de douze mois. Des chapitres sont consacrés au présent, tandis que d’autres au passé sur des périodes qui se rapprochent, petit à petit, du présent. J’ai apprécié cette structure qui permet à la tension psychologique de bien monter.

Rapidement, on sait qu’un événement s’est produit et ce n’est qu’au fur et à mesure du récit que le lecteur apprend de quoi il s’agit, l’auteure ne laissant des indices qu’au compte-gouttes. Je crois que c’est cela qui m’a dérangée. Il me semble que Catherine McKenzie aurait pu nous dévoiler cet événement bien plus tôt sans nuire au suspense psychologique. Je pense même qu’il n’en aurait été que plus intense parce que, au final, je me suis dit : « Tout ça pour ça ! » Cette manière de procéder a fait que j’ai beaucoup focalisé ma lecture sur cet événement alors que, finalement, ce n’est pas le plus important. Selon moi, cette histoire a pour centre les tensions qu’il y a entre tous ces voisins et comment elles s’installent. Il est intéressant de voir comment le climat de doutes se met en place et devient de plus en plus pesant.

Les personnages sont intéressants, leur profil psychologique est bien marqué. On apprend à les connaître au fil de notre lecture, en effet on se rend compte qu’ils sont bien plus complexes que ce que le début pouvait nous laisser penser. J’ai bien aimé cette manière de faire de l’auteure. Malgré tout, sans raison particulière, je ne me suis réellement attachée à aucun d’entre eux. J’ai même eu beaucoup de mal à comprendre comment ces personnes pouvaient accepter tout ce que leur imposait Cindy, la responsable de l’Association de quartier. Elle impose un couvre-feu pour les adolescents, elle n’hésite pas à divulguer sur internet ce qu’elle a pu apprendre sur les uns ou les autres, elle a mis en place un dîner mensuel et chacun devra recevoir à tour de rôle, etc.  À elle toute seule, elle donne l’envie au lecteur d’aller vivre seul au fin fond de la campagne.

Les Nouveaux voisins est un roman que j’ai apprécié mais qui, selon moi, aurait gagné en intérêt si sa structure avait été différente.

Je remercie les éditions Michel Lafon et NetGalley pour ce service presse.

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Historique·Policier/thrillers

La Disparue de Saint-Maur, Jean-Christophe Portes

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Quatrième de couverture :

En cet hiver 1791, la France est au bord du chaos. Depuis sa fuite à Varennes, Louis XVI est totalement discrédité. Royalistes et nouveaux députés se menacent, armes à la main et la tension est extrême.

C’est dans ce contexte explosif qu’Anne-Louise Ferrières disparaît. La belle et mystérieuse fille d’aristocrates désargentés, encore célibataire à trente ans, n’a pas été vue depuis une semaine. Et une semaine, avec ce froid polaire… Plus personne ne s’attend à la retrouver en vie.

Enlèvement  ? Suicide  ? Fuite  ? Étrangement, la question semble laisser sa famille de glace. Loin de dissuader le gendarme Victore Dauterive, cette indifférence hostile excite sa curiosité. Et il flaire chez les Ferrières des manigances qui débordent largement le cadre familial…

Mon humble avis :

La Disparue de Saint-Maur est le troisième tome des enquêtes de Victor Dauterive. Je n’ai pas lu les deux premières enquêtes mais cela n’est absolument pas dérangeant. Je lirai sans doute les deux premiers tomes car je souhaite en savoir davantage sur la relation entre notre héros et son père. Ce roman s’articule autour de deux enquêtes sur lesquelles Victor Dauterive va se plonger au cours du mois de novembre 1791 : la disparition d’Anne-Louise, une jeune aristocrate, qui ne semble provoquer aucune émotion chez les parents de cette dernière, et la recherche d’informations sur le rival de Lafayette, pour le compte de ce dernier. En effet, le général, qui est également le protecteur de Victor, et son adversaire, Pétion, sont tous deux candidats à la mairie de Paris.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Victor, dont le charme vient entre autres du fait de sa naïveté et de sa crédulité, qui sont sans doute liées à son jeune âge, puisqu’il n’a que dix-neuf ans.

Jean-Christophe Portes nous plonge à merveille dans ce Paris du XVIIIe siècle, notamment grâce à ses précieuses notes de bas de page qui nous permettent de distinguer le vrai du faux dans cette intrigue. En effet, la force de ce policier historique tient sans doute dans le fait qu’il entremêle à merveille réalité et fiction, personnages historiques et protagonistes nés de sa plume. Nous apprenons beaucoup sur l’époque, et l’intrigue est si fluide et agréable que ses plus de cinq cents pages se lisent très aisément, le tout étant servi par un suspense qui pousse le lecteur à vouloir connaître le dénouement de l’intrigue..

Je remercie les éditions City pour ce service presse.

Policier/thrillers

Les Bras en croix, Patrick Morel

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Quatrième de couverture :

Lorsqu’on a proposé au lieutenant Gantier de prendre sous son aile la jeune Lise Cortella, il n’imaginait pas plonger dans un passé aussi douloureux. De quoi concocter une salade rouennaise aux ingrédients aussi variés que des bras baladeurs, des diamants voyageurs, des secrets bien enterrés, des rancunes tenaces, des gosses délurés, un serial killer jardinier et un suicidé, accessoirement le père de Cortella. Quand en plus, Gantier doit faire face à la disparition de la flamboyante capitaine Mertz, on se dit que la vie d’un flic n’est vraiment pas de tout repos !

Mon humble avis :

Quand on lit la quatrième de couverture, on peut se dire que ça va partir dans tous les sens, que le roman plaira ou non. J’ai plutôt aimé.

Effectivement, il se passe beaucoup de choses : des révélations, des retournements de situation, etc… Parfois, cela frise l’excès mais l’auteur maîtrise bien son sujet et parvient à ne pas perdre son lecteur. Pourtant, Patrick Morel n’a pas choisi la facilité. En effet, il arrive à mener trois histoires parallèles mais qui se croisent de temps à autre.

Les personnages sont forts, les enquêteurs mènent des vies personnelles plutôt mouvementées et ils sont plutôt tourmentés.

L’écriture de Patrick Morel est en adéquation avec les scènes décrites et les personnages. Elle est nerveuse et violente, plutôt cinématographique puisque on s’imagine bien les scènes et les décors.

Je remercie les éditions L’Atelier Mosesu pour ce service presse.

Policier/thrillers

La Disparue de Noël, Rachel Abbott

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Quatrième de couverture :

Avec son art consommé de la psychologie, Rachel Abbott tisse un suspense familial riche en émotions et hautement addictif, dans la lignée de P. D. James et de Lisa Gardner.

Une route de campagne verglacée. Une voiture qui perd le contrôle : la conductrice est tuée sur le coup‌ ; Natasha, sa fille de six ans assise à l’arrière, se volatilise sans explication. Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer. Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha. Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse. Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

Mon humble avis :

Je n’avais jamais lu de romans de Rachel Abbott et ce fut une excellente lecture. La Disparue de Noël est le quatrième tome d’une série mettant en scène l’inspecteur Tom Douglas. Ne pas avoir lu les premiers tomes ne m’a pas dérangée, l’auteure donnant suffisamment d’éléments pour bien suivre.

Rachel Abbott ne ménage pas son lecteur qui se pose beaucoup de questions. J’ai apprécié que  l’auteure n’attende pas la toute fin pour nous donner les réponses. Elle les distille tout au long de son roman tout en continuant à ménager le suspense qui est présent du début à la fin.

Pour moi, trois personnages sortent du lot. L’inspecteur Tom Douglas que je trouve très humain, avec ses forces, ses faiblesses et ses souffrances, notamment concernant son frère, Jack. Emma qui est une maman qui aime profondément son fils et qui est prête à tout pour lui. Elle est menée à rude épreuve tout le long du roman. Et Natasha qui sait très bien se faire détester mais quand j’ai su pourquoi, je l’ai vue différemment. C’est un personnage complexe qui m’a beaucoup touchée. Il est facile de se mettre à la place de David et Emma, les parents du petit Ollie, et d’avoir leurs ressentis qui sont décrits très justement, notamment par rapport à leurs relations avec Natasha. David subit le rejet de sa fille qu’il n’avait pas vue depuis six ans et Emma doit composer avec l’hostilité de Natasha qui représente une menace pour sa famille. Certains méchants sont, comme dans beaucoup de romans policiers, caricaturaux mais, malgré tout, rien n’est tout blanc ou tout noir les concernant.

J’ai apprécié le style de l’auteur qui a su mettre en scène, tour à tour, les personnages principaux, ce qui permet au lecteur de mieux les appréhender.

Je pense que ce tome est une sorte de conclusion par rapport à des événements qui se sont passés auparavant et j’espère que le suivant apportera une réponse concernant la fin de celui-ci.

Je remercie les éditions Belfond pour ce service presse.

PS : Lecture commune avec Anne Sophie dont je vous invite à découvrir la chronique ici.

Policier/thrillers

L’Homme aux deux ombres, Steven Price

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Quatrième de couverture :

Londres, 1885. Une tête de femme est repêchée dans les eaux sombres de la Tamise. En charge de l’enquête, le grand détective William Pinkerton se lance sur la piste du célèbre Edward Shade, mais ce dernier lui file sans cesse entre les doigts. Pinkerton s’engouffre alors dans les bas-fonds londoniens : réverbères dans la brume, fumeries d’opium, égouts tortueux, séances de spiritisme. Il y découvre un monde d’espions, de maîtres chanteurs, d’adeptes de sectes, de voleurs à la petite semaine et de tueurs sans pitié.

Grandiose, profondément évocateur, L’Homme aux deux ombres dresse le portrait saisissant de personnages au bord de l’abîme. Plongé dans un univers de secrets et de faux-semblants, le lecteur découvre l’histoire du lien improbable entre William Pinkerton, détective de légende, et Edward Shade, l’homme le plus mystérieux de la capitale victorienne.

Mon humble avis :

Voilà une lecture des plus étranges, en tout cas, pour moi. Je ne sais pas trop quoi en penser, tellement elle m’a déstabilisée.

Tout d’abord, j’ai été très perturbée par le fait que les dialogues ne sont pas signalés, que ce soit par des guillemets ou des tirets. Certains paragraphes commencent par de la narration et se poursuivent par les propos d’un personnage. J’ai trouvé cette manière de faire très déstabilisante et gênante parfois pour savoir quel personnage parle. Par ailleurs, le style de l’auteur est agréable mais ce défaut a rendu ma lecture très laborieuse et pénible.

Ensuite, je m’attendais à un roman policier. Or, davantage que cela, le récit porte sur l’histoire des personnages, et nous dévoile leurs psychologies très fouillées. Et finalement, l’enquête passe presque au second plan. L’Homme aux deux ombres est un roman d’ambiance qui prend son temps, trop parfois et un véritable roman d’aventure qui nous fait voyager entre Londres, les États-Unis et l’Afrique du Sud.

Je pense que ce livre pourra plaire à bon nombre de lecteurs. Cependant, je crois que je suis passée à côté de ma lecture, car je m’attendais à tout autre chose. N’ayant pas trouvé ce que je pensais y rencontrer, je ne suis pas parvenue à entrer dans le roman, me sentant parfois quelque peu découragée par l’épaisseur de ce petit pavé… Ce n’était peut-être pas le bon moment pour moi de le lire…

Je remercie les éditions Denoël pour ce service presse.

 

Policier/thrillers

Retour à la poussière, Matt Goldman

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Quatrième de couverture :

Comment résoudre un meurtre sans la moindre preuve exploitable ?
C’est la difficulté que rencontre le privé Nils Shapiro. Son ancien collègue de la police d’Edina, Anders Ellegaard, vient en effet de l’appeler au sujet d’une affaire pour le moins étrange. Maggie Somerville a été retrouvée assassinée dans sa chambre mais, problème : le cadavre, la scène de crime et la maison entière sont noyés sous une épaisse couche de poussière provenant de centaines de sacs d’aspirateur éventrés. Espérer y retrouver l’ADN de l’assassin relève de l’utopie pure et simple.
Nils se lance malgré tout dans l’enquête et découvre une mystérieuse jeune femme dont l’identité, si elle était révélée, pourrait détruire toute la famille Somerville. Et quand le FBI s’empare de l’affaire…
Mon humble avis :

J’ai eu du mal à entrer dans ce roman et, au final, je ne suis pas convaincue. Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour me plaire et je trouvais une belle originalité à l’intrigue, mais ça ne l’a pas fait avec moi.

Je me suis pas mal ennuyée et ceci est dû à un manque de rythme, des longueurs et des digressions qui m’ont semblé inutiles.

Sans être capable de l’expliquer, je n’ai pas éprouvé une grande sympathie pour le personnage principal, Nils Shapiro. Pourtant, il n’est pas désagréable, sa personnalité est bien fouillée mais l’auteur nous parle trop, beaucoup trop de sa vie amoureuse, ce qui, en plus, a pour effet de polluer l’intrigue principale du roman. Il arrive bien souvent que l’enquête passe, malheureusement, au second plan, ce qui est regrettable dans un roman policier.

Heureusement, les touches d’humour m’ont raccrochée à l’histoire et j’ai aussi bien aimé découvrir la ville de Minneapolis.

Au final, Retour à la poussière ne me laissera pas un grand souvenir et je ne sais pas si je lirai d’autres ouvrages de Matt Goldman s’il décide de mettre en scène de nouveau ce personnage.

Je remercie les éditions Calmann-Lévy et NetGalley pour ce service presse.

Policier/thrillers

Lignes de sang, Gilles Caillot

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Quatrième de couverture :

Richard Granjon, écrivain à la dérive, voit dans son prochain roman l’ultime chance de relancer sa carrière. Isolé dans une maison de campagne, il veut que son texte soit noir, angoissant, sanglant, aux antipodes de ses précédents livres, plutôt édulcorés.

Mais la tranquillité de sa retraite va être soudainement ébranlée. Via d’obscurs réseaux du web, il est manipulé et poussé à bout par un mystérieux tueur dénué de toute humanité.

Sa période d’écriture se transforme petit à petit en véritable cauchemar. De leur côté, les lieutenants Depierre et Amarante de la Criminelle de Lyon, traquent depuis longtemps un homme qui sème sur sa route des cadavres de jeunes femmes, horriblement mutilés.

L’enlèvement de Camille, leur coéquipière, les précipite en enfer. À la frontière du virtuel, commence alors leur enquête la plus terrifiante.

Mon humble avis :

J’aime beaucoup les romans de Gilles Caillot, hormis La Couleur des âmes mortes que j’ai même eu un peu de mal à terminer. Lignes de sang, pour ma plus grande joie, m’a réconciliée avec l’auteur !

En commençant le roman, on sait très vite à quoi s’attendre : on va avoir affaire à un psychopathe, et il va y avoir de la torture et du sang ; en clair, un Gilles Caillot pure souche (excepté L’Apparence de la chair qui était un suspense psychologique, excellent d’ailleurs). Et je dois dire que je n’ai pas été déçue. Les scènes de torture m’ont fait froid dans le dos, ressenti accentué par le fait que je l’ai essentiellement lu la nuit. Le psychopathe est machiavélique, froid, calculateur, alors qu’il paraît tellement normal dans sa vie quotidienne. Je m’en suis voulu d’avoir apprécié ce personnage avant de savoir qui il était réellement…

J’ai trouvé intéressant le fait de conjuguer l’enquête dans le réel en même temps que dans le virtuel. L’auteur s’est inspiré du monde virtuel Second life, qui existe réellement. Personnellement, je ne connais pas et j’espère que tout ce qui s’y passe dans le roman ne fait que sortir de l’imagination de Gilles Caillot…

Les chapitres sont très courts et nous laissent toujours dans un sentiment de frustration lorsqu’ils se terminent. Le rythme est haletant et on ne s’ennuie jamais. Le roman se lit très bien, mais j’ai un petit bémol à formuler : je pense que les dialogues mériteraient d’être retravaillés. Parfois, il m’a semblé qu’ils sonnaient faux.

En tout cas, je suis ravie de ma lecture que je recommande. Mais que les personnes qui n’aiment pas les romans sanglants s’abstiennent.

Je remercie les éditions du Toucan pour ce service presse.

 

Policier/thrillers

Le couple d’à côté, Shari Lapena

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Quatrième de couverture :

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu’à cela ne tienne : ils emportent avec eux le baby-phone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s’étire. La dernière fois qu’ils sont allés la voir, Cora dormait à poing fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l’impensable s’est produit : le berceau est vide.
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s’arrête pas aux apparences… Qu’est ce que l’enquête va bien pouvoir mettre à jour ?

Mon humble avis :

J’ai trouvé le début du livre, un gros tiers, assez lent ce qui est assez normal dans ce genre de roman mais il m’a semblé qu’on s’enlisait, qu’on tournait en rond et que l’histoire n’avançait pas. Et puis, petit à petit, des révélations ont vu le jour, des rebondissements ont donné du souffle à l’intrigue. Et là, j’ai trouvé que l’auteure en faisait trop et que, du coup, l’histoire perdait en crédibilité. Et puis, il y a eu une révélation qui m’a totalement fait changer d’avis ! Cette découverte, à laquelle je n’avais pas pensé, a redonné toute sa crédibilité au roman et tous les éléments ont pris leur place.

Mais, cependant, les rebondissements trop fréquents ont eu un impact quelque peu négatif. Je n’ai jamais réussi à m’attacher aux personnages, sauf peut-être à l’inspecteur Rasbach dont j’ai apprécié la manière de mener l’enquête. Il m’est arrivé de ressentir un peu d’empathie pour Anne, malgré tout, mais pas la sympathie qu’elle aurait dû créer en moi. Il y a aussi une belle galerie de personnages antipathiques au possible que j’ai, par contre, bien su détester ! Mais, malgré tout, les personnages sont bien fouillés et leur psychologie détaillée.

Donc, Le couple d’à côté est un bon roman psychologique qui m’a fait passer un bon moment mais qui n’est pas le coup de cœur qu’il aurait pu être si j’avais réussi à m’attacher à certains personnages.

Je remercie les éditions Presses de la cité et NetGalley pour ce service presse.

Historique·Policier/thrillers

Le dernier hyver, Fabrice Papillon

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Quatrième de couverture :

Août 415 après J-C. : La ville d’Alexandrie s’assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d’exception, vient d’être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l’ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le sillage d’Hypatie, poursuivent son grand oeuvre et visent à accomplir son dessein.

Juillet 2018 : Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se trouve confrontée à une succession de meurtres effroyables, aux côtés de Marc Brunier, homme étrange et commandant de police de la « crim » du Quai des Orfèvres. Peu à peu, l’étudiante découvre que sa propre vie entre en résonance avec ces meurtres.
Est-elle, malgré elle, un maillon de l’histoire amorcée à Alexandrie seize siècles auparavant ? Quel est ce secret transmis par Hypatie et au coeur duquel se retrouve Marie ? L’implacable destin peut-il être contrecarré ou « le dernier Hyver » mènera-t-il inéluctablement l’humanité à sa perte ?

Mon humble avis :

Ayant beaucoup apprécié la lecture marquante que fut Da Vinci Code de Dan Brown, et en particulier le côté ésotérique de ce récit, la quatrième de couverture du Dernier Hyver m’a immédiatement donné envie de lire ce dernier. Et dès les premières pages, j’ai été absorbée et captivée par l’intrigue née de la plume de Fabrice Papillon.

Ce dernier met en place un univers assez complexe et d’un abord plutôt scientifique, mais grâce à ses explications claires et fluides, cela ne pose aucun problème. On pourrait, à la rigueur, déplorer quelques petites longueurs, mais celles-ci sont nécessaires pour comprendre l’ensemble.

Le Dernier Hyver n’est pas en reste concernant l’action présente dans le roman. En effet, il y a de nombreuses morts – et le moins que l’on puisse dire est que celles-ci sont violentes. Marie, l’héroïne, va tenter de comprendre ce qui se passe autour d’elle, mais elle ne tarde pas à se retrouver prise dans un engrenage infernal qu’elle est loin de comprendre ou de maîtriser… pour notre plus grand bonheur.

Fabrice Papillon distille des éléments de réponse tout au long du récit, attisant ainsi l’intérêt du lecteur, et celui-ci n’a qu’une envie : tourner les pages les unes après les autres afin d’avoir des réponses. Le tout finit en apothéose, avec une fin surprenante !

Enfin, je tiens à préciser que j’ai beaucoup apprécié la double temporalité. En effet, on navigue entre 415 et 2018, et le fait qu’il y ait dans le roman des personnages ayant réellement existé apporte un plus non négligeable.

Je remercie les éditions Belfond et NetGalley pour ce service presse .

Policier/thrillers

Pas un mot, Brad Parks

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Quatrième de couverture :

Le juge Scott Sampson s’apprête à aller chercher ses enfants à l’école. Et à plonger en plein cauchemar. Il reçoit un message anodin de sa femme adorée, Alison : elle ira récupérer les jumeaux pour les emmener chez le médecin. Alison rentre à la maison. Seule. Elle n’a jamais envoyé ce texto. Le téléphone sonne. Les enfants ont été enlevés. Les ravisseurs n’exigent pas de rançon, mais des verdicts sur commande : si le juge n’obéit pas à leurs demandes, les petits le payeront très cher. Et évidemment : « Pas un mot ! » C’est le début d’un calvaire où chantage, mensonge et paranoïa feront vivre l’enfer à ces parents prêts à tout pour récupérer leurs enfants, quels que soient les dangers, les sacrifices et les compromissions.

Mon humble avis :

Pas un mot de Brad Parks met en scène l’enlèvement de Sam et Emma, deux jumeaux. Il y avait là matière à faire un excellent thriller, puisque le thème s’y prêtait totalement. Cependant, le lecteur déchante très rapidement face à la réaction d’Alison et Scott, car il se rend compte que ce roman va être loin de combler ses attentes. En effet, alors que des parents « normaux » seraient tétanisés, morts d’inquiétude, leur réaction ne colle absolument pas. De plus, la mère agit de manière absolument disproportionnée vis-à-vis de la baby-sitter. Du coup, on se rend compte que quelque chose n’est pas logique dans le roman. Volonté de l’auteur ou maladresse ? Je pencherais plutôt pour la seconde option.

Par la suite, les choses ne vont pas en s’améliorant, puisque l’intrigue manque cruellement de suspense. Nous suivons surtout l’histoire à travers Scott, qui exerce la profession de juge, mais là encore, son comportement est discutable, et ses suspicions parfois illogiques. C’est un personnage plutôt creux et caricatural, comme l’ensemble des protagonistes mis en scène. Avec Brad Parks, chacun est blanc ou noir, et cela manque quelque peu de relief…

Le récit va stagner pendant près de cinq cents pages, pour se conclure par une fin bien trop spectaculaire par rapport à l’ensemble de l’œuvre, avec une nette volonté de l’auteur de tirer les larmes de ses lecteurs. Mais encore une fois, le comportement du père des jumeaux est discordant avec la situation. J’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à brouiller les pistes non pas pour donner de la contenance à son livre, mais pour remplir du papier. Le seul point positif serait éventuellement la mise en scène du milieu judiciaire…

Je remercie NetGalley et les éditions Mazarine pour ce service presse et leur confiance.