Policier/thrillers

Le couple d’à côté, Shari Lapena

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Quatrième de couverture :

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu’à cela ne tienne : ils emportent avec eux le baby-phone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s’étire. La dernière fois qu’ils sont allés la voir, Cora dormait à poing fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l’impensable s’est produit : le berceau est vide.
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s’arrête pas aux apparences… Qu’est ce que l’enquête va bien pouvoir mettre à jour ?

Mon humble avis :

J’ai trouvé le début du livre, un gros tiers, assez lent ce qui est assez normal dans ce genre de roman mais il m’a semblé qu’on s’enlisait, qu’on tournait en rond et que l’histoire n’avançait pas. Et puis, petit à petit, des révélations ont vu le jour, des rebondissements ont donné du souffle à l’intrigue. Et là, j’ai trouvé que l’auteure en faisait trop et que, du coup, l’histoire perdait en crédibilité. Et puis, il y a eu une révélation qui m’a totalement fait changer d’avis ! Cette découverte, à laquelle je n’avais pas pensé, a redonné toute sa crédibilité au roman et tous les éléments ont pris leur place.

Mais, cependant, les rebondissements trop fréquents ont eu un impact quelque peu négatif. Je n’ai jamais réussi à m’attacher aux personnages, sauf peut-être à l’inspecteur Rasbach dont j’ai apprécié la manière de mener l’enquête. Il m’est arrivé de ressentir un peu d’empathie pour Anne, malgré tout, mais pas la sympathie qu’elle aurait dû créer en moi. Il y a aussi une belle galerie de personnages antipathiques au possible que j’ai, par contre, bien su détester ! Mais, malgré tout, les personnages sont bien fouillés et leur psychologie détaillée.

Donc, Le couple d’à côté est un bon roman psychologique qui m’a fait passer un bon moment mais qui n’est pas le coup de cœur qu’il aurait pu être si j’avais réussi à m’attacher à certains personnages.

Je remercie les éditions Presses de la cité et NetGalley pour ce service presse.

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Historique·Policier/thrillers

Le dernier hyver, Fabrice Papillon

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Quatrième de couverture :

Août 415 après J-C. : La ville d’Alexandrie s’assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d’exception, vient d’être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l’ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le sillage d’Hypatie, poursuivent son grand oeuvre et visent à accomplir son dessein.

Juillet 2018 : Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se trouve confrontée à une succession de meurtres effroyables, aux côtés de Marc Brunier, homme étrange et commandant de police de la « crim » du Quai des Orfèvres. Peu à peu, l’étudiante découvre que sa propre vie entre en résonance avec ces meurtres.
Est-elle, malgré elle, un maillon de l’histoire amorcée à Alexandrie seize siècles auparavant ? Quel est ce secret transmis par Hypatie et au coeur duquel se retrouve Marie ? L’implacable destin peut-il être contrecarré ou « le dernier Hyver » mènera-t-il inéluctablement l’humanité à sa perte ?

Mon humble avis :

Ayant beaucoup apprécié la lecture marquante que fut Da Vinci Code de Dan Brown, et en particulier le côté ésotérique de ce récit, la quatrième de couverture du Dernier Hyver m’a immédiatement donné envie de lire ce dernier. Et dès les premières pages, j’ai été absorbée et captivée par l’intrigue née de la plume de Fabrice Papillon.

Ce dernier met en place un univers assez complexe et d’un abord plutôt scientifique, mais grâce à ses explications claires et fluides, cela ne pose aucun problème. On pourrait, à la rigueur, déplorer quelques petites longueurs, mais celles-ci sont nécessaires pour comprendre l’ensemble.

Le Dernier Hyver n’est pas en reste concernant l’action présente dans le roman. En effet, il y a de nombreuses morts – et le moins que l’on puisse dire est que celles-ci sont violentes. Marie, l’héroïne, va tenter de comprendre ce qui se passe autour d’elle, mais elle ne tarde pas à se retrouver prise dans un engrenage infernal qu’elle est loin de comprendre ou de maîtriser… pour notre plus grand bonheur.

Fabrice Papillon distille des éléments de réponse tout au long du récit, attisant ainsi l’intérêt du lecteur, et celui-ci n’a qu’une envie : tourner les pages les unes après les autres afin d’avoir des réponses. Le tout finit en apothéose, avec une fin surprenante !

Enfin, je tiens à préciser que j’ai beaucoup apprécié la double temporalité. En effet, on navigue entre 415 et 2018, et le fait qu’il y ait dans le roman des personnages ayant réellement existé apporte un plus non négligeable.

Je remercie les éditions Belfond et NetGalley pour ce service presse .

Policier/thrillers

Pas un mot, Brad Parks

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Quatrième de couverture :

Le juge Scott Sampson s’apprête à aller chercher ses enfants à l’école. Et à plonger en plein cauchemar. Il reçoit un message anodin de sa femme adorée, Alison : elle ira récupérer les jumeaux pour les emmener chez le médecin. Alison rentre à la maison. Seule. Elle n’a jamais envoyé ce texto. Le téléphone sonne. Les enfants ont été enlevés. Les ravisseurs n’exigent pas de rançon, mais des verdicts sur commande : si le juge n’obéit pas à leurs demandes, les petits le payeront très cher. Et évidemment : « Pas un mot ! » C’est le début d’un calvaire où chantage, mensonge et paranoïa feront vivre l’enfer à ces parents prêts à tout pour récupérer leurs enfants, quels que soient les dangers, les sacrifices et les compromissions.

Mon humble avis :

Pas un mot de Brad Parks met en scène l’enlèvement de Sam et Emma, deux jumeaux. Il y avait là matière à faire un excellent thriller, puisque le thème s’y prêtait totalement. Cependant, le lecteur déchante très rapidement face à la réaction d’Alison et Scott, car il se rend compte que ce roman va être loin de combler ses attentes. En effet, alors que des parents « normaux » seraient tétanisés, morts d’inquiétude, leur réaction ne colle absolument pas. De plus, la mère agit de manière absolument disproportionnée vis-à-vis de la baby-sitter. Du coup, on se rend compte que quelque chose n’est pas logique dans le roman. Volonté de l’auteur ou maladresse ? Je pencherais plutôt pour la seconde option.

Par la suite, les choses ne vont pas en s’améliorant, puisque l’intrigue manque cruellement de suspense. Nous suivons surtout l’histoire à travers Scott, qui exerce la profession de juge, mais là encore, son comportement est discutable, et ses suspicions parfois illogiques. C’est un personnage plutôt creux et caricatural, comme l’ensemble des protagonistes mis en scène. Avec Brad Parks, chacun est blanc ou noir, et cela manque quelque peu de relief…

Le récit va stagner pendant près de cinq cents pages, pour se conclure par une fin bien trop spectaculaire par rapport à l’ensemble de l’œuvre, avec une nette volonté de l’auteur de tirer les larmes de ses lecteurs. Mais encore une fois, le comportement du père des jumeaux est discordant avec la situation. J’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à brouiller les pistes non pas pour donner de la contenance à son livre, mais pour remplir du papier. Le seul point positif serait éventuellement la mise en scène du milieu judiciaire…

Je remercie NetGalley et les éditions Mazarine pour ce service presse et leur confiance.

Policier/thrillers

Les Chiens de Détroit, Jérôme Loubry

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Quatrième de couverture :

Une plongée suffocante dans les entrailles pourrissantes de Détroit, devenue cimetière de buildings.

Novembre 1998. Le corps du petit Peter est découvert dans un buisson de Palmer Park. Il a été enlevé, étranglé puis déposé là par un homme dont la taille, d’après les rares indices récoltés, dépasse de loin celle du commun des mortels. L’enquête est confiée à l’inspecteur Stan Mitchell, alias «  le Molosse  », un flic violent banni de Washington et exilé à Détroit, cette cité géante autrefois gloire de l’industrie automobile devenue capitale du crime et qui, chaque jour, sombre un peu plus dans la décrépitude.
Bientôt, les enlèvements se multiplient et la presse commence à parler du «  Géant de brume  », croquemitaine terrifiant dévoreur d’enfants décrit par un témoin anonyme. Et tandis que la police patine, que Détroit se vide de ses habitants, Mitchell s’enfonce toujours un peu plus dans l’alcool et la solitude… L’affaire lui est retirée puis, avec le temps, à l’image des maisons de Détroit, abandonnée et oubliée.
Quinze ans plus tard, les disparitions recommencent. Mitchell qui a réussi à arrêter la spirale de sa déchéance est à nouveau sur le coup, épaulé par une jeune inspectrice récemment arrivée en ville, Sarah Berkhamp. Grâce à eux, le tueur, un géant placide nommé Simon Duggan, est enfin arrêté. Deux enfants n’ont toujours pas été retrouvés et sont peut-être encore en vie. Mais Duggan refuse de coopérer. Il ne veut parler qu’à Sarah. Pour sauver les enfants, la jeune femme va devoir écouter les fantômes du passé…

Mon humble avis :

Ce roman est un coup de cœur, en même temps qu’un coup de poing.

Que ce soient les personnages, l’ambiance, l’histoire ou le style de l’auteur, tout m’a plu.

Les personnages sont très travaillés. Stan et Sarah sont tous les deux des cabossés de la vie. Ils ont chacun un passé lourd, un présent compliqué et on se rend vite compte que la communication n’est pas aisée pour eux et qu’ils taisent beaucoup de choses.

L’ambiance est presque un personnage à elle toute seule. Elle est oppressante, tendue. Ces disparitions d’enfants, qui arrivent dans une ville en perdition, de laquelle les habitants partent ou sont forcés de partir, rendent l’atmosphère très lourde, à la limite du palpable. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas ressenti un tel malaise lors d’une lecture. J’en ai eu les poils qui se sont parfois hérissés.

L’auteur a une plume excellente. Son style vif, percutant nous permet de nous plonger encore mieux dans cette histoire.

Même si l’intrigue ne semble pas innovante pendant une bonne partie du roman, le dénouement est une vraie claque. Je ne l’ai absolument pas vu venir.

Les Chiens de Détroit est le premier roman de Jérôme Loubry et j’espère que ce ne sera pas le dernier. C’est un auteur à suivre de très près !

Je remercie le site NetGalley et les éditions Calmann-Lévy pour ce service presse numérique et leur confiance.

 

Policier/thrillers

Le Secret des orphelins, Elly Griffiths

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Quatrième de couverture :

Un squelette d’enfant décapité est retrouvé sous la porte d’une vieille bâtisse victorienne à Norwich. S’agit-il d’un sacrifice datant de la période romaine ou de la dépouille d’un petit pensionnaire échappé de l’orphelinat qui occupait les lieux dans les années 1970 ? Experte en datation, l’archéologue Ruth Galloway rejoint l’équipe de l’inspecteur Harry Nelson, partenaire d’investigation – et parfois plus dans l’intimité. Tandis que Ruth remonte la piste du drame et croise le chemin de prêtres retraités, magnats de l’immobilier et druides chevelus, quelqu’un semble décidé à littéralement la faire mourir de peur…
Retour de l’universitaire la plus attachante du venteux Norfolk, intello nourrie aux chips, célibataire attendant un heureux événement, dans un thriller atmosphérique et mystique à déguster impérativement avec une cup of tea !

Mon humble avis :

Il s’agit du tome 2 des enquêtes de Ruth Galloway et Harry Nelson. Je n’ai pas lu le premier et je n’ai pas du tout été perdue dans l’histoire.

Mon intérêt pour ce roman a essentiellement été pour les personnages et leur histoire personnelle.

Ruth est médecin légiste dans le domaine de l’archéologie et Harry, appelé Nelson par tout le monde, est enquêteur. Ruth m’a beaucoup plu par son côté atypique : elle est bien en chair, s’en moque et adore manger. Il est bien agréable d’avoir une héroïne qui sort des canons de beauté habituels. Nelson, sous ses côtés bourrus et ours est une personne que j’ai trouvée sensible. Tous les deux forment un duo fort attachant. Les autres personnages qui gravitent autour d’eux et qui participent de près ou de loin à l’enquête sont intéressants et sympathiques aussi.

En ce qui concerne l’enquête, je l’ai trouvée intéressante jusqu’aux trois quarts du roman. Ensuite, l’auteure utilise des retournements de situation qui ne tiennent pas toujours la route et ces incohérences ont fait que mon intérêt pour l’enquête s’est émoussé.

Je lirai peut-être la suite pour la vie privée des personnages et voir comment les situations, parfois compliquées, dans lesquelles ils se trouvent et leurs relations vont évoluer.

Je remercie le site NetGalley et les éditions Presse de la Cité pour ce service presse numérique et leur confiance.

Humour·Policier/thrillers

Les Aventures improbables de Julie Dumont, Cassandra O’Donnell

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Quatrième de couverture :

Julie est jeune, belle, célibataire, parisienne et journaliste pour la presse féminine. Séduisant tableau, mais sous ses talons hauts, Julie traîne une poisse aussi grosse qu’une nuée de frelons asiatiques. Quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse, il y aura toujours un couac. Bref, Julie est une catastrophe ambulante ! De retour dans son Neubourg natal, petite bourgade normande où les ragots courent plus vite que les habitants, elle va devoir réapprendre à cohabiter avec sa famille : papy lubrique, mère hystérique, père gérant d’une entreprise de pompes funèbres, sans oublier Michaël, un bel et sombre inconnu bien décidé à devenir son petit ami !

Mon humble avis :

Si vous aimez les romans policiers et les comédies, ce livre est fait pour vous.

Nous avons ici un roman drôle avant tout et le fait qu’on rencontre un certain nombre de cadavres n’altère en rien cela.

L’aspect policier m’a intéressée mais ce sont surtout les personnages et leur réparties qui m’ont accrochée. En effet, ils sont tous étoffés. Julie a beaucoup de caractère et n’a pas la langue dans sa poche. Son grand-père est probablement le personnage qui m’a le plus amusée. Et j’ai apprécié le fait qu’il remette régulièrement sa belle-fille à sa place, la mère de Julie. Que je l’ai trouvée agaçante ! Avis partagé par la plupart des autres personnages d’ailleurs.

Mais sous des dehors légers, il y a quand même des meurtres et une véritable enquête qui est menée.

Policier/thrillers

Parce qu’elle m’aime, Mark Edwards

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Quatrième de couverture :

Lorsque Andrew fait la connaissance de la belle Charlie, une fille hors du commun, il est persuadé que la chance va enfin lui sourire. Ils entament donc une relation passionnelle. Mais rapidement, la vie d’Andrew semble lui échapper, comme s’il perdait la raison. Des objets disparaissent de chez lui. Il a l’impression que quelqu’un le suit et épie tous ses faits et gestes. Pire encore : des drames frappent ses proches… Au point d’obliger Andrew à se poser une inquiétante question : qui est vraiment Charlie ? La femme de ses rêves ou une créature de cauchemar ?

Mon humble avis :

J’ai beaucoup aimé ce livre mais il ne peut pas être un coup de cœur.
J’ai eu du mal avec la première moitié du roman, en effet, les nombreuses scènes de sexe m’ont rebutée. Mais l’histoire m’intéressait vraiment et le style de l’auteur m’accrochait bien, ce qui m’a incitée à continuer. J’ai eu raison parce que j’ai adoré la deuxième moitié.
L’auteur a réussi à me surprendre. Je croyais avoir tout compris et que le dénouement serait sans surprise. Or, il n’en a rien été. Mark Edwards a réussi à écrire une histoire crédible alors qu’il aurait très bien pu échouer.
Tous ses personnages sont intéressants, qu’on les apprécie ou non. D’ailleurs, mes sentiments vis-à-vis de certains ont évolué au cours de ma lecture.
Un roman bien agréable à lire !