Science fiction

Tous nos contretemps, Elan Mastaï

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Quatrième de couverture :

Dans le monde de Tom Barren la technologie a mis fin aux maux de l’humanité : il n’y a plus ni guerre, ni pauvreté et les avocats sont toujours mûrs à point. Mais Tom n’est pas heureux. Il a perdu la fille de ses rêves. Et que fait-on quand on a le cœur brisé et qu’on dispose d’une machine à voyager dans le temps ? Une connerie monumentale.
Tom est désormais piégé dans un monde terrifiant… qui n’est autre que notre époque, et cherche désespérément à réparer son erreur et à rentrer chez lui. Jusqu’à ce qu’il découvre les autres versions de sa famille, de sa carrière et de la femme de sa vie, qui se révèlent plus plaisantes.
Terrible dilemme : Tom doit-il revenir à son existence parfaite mais solitaire, ou bien rester dans notre réalité chaotique auprès de son âme sœur ?

Mon humble avis :

Entre la couverture particulièrement réussie et le synopsis absolument alléchant, il était impossible pour moi de résister à mon envie de lire ce roman. Et quelle excellente idée j’ai eue !

Il est vrai que le thème du voyage dans le temps est un sujet vu et revu, que ce soit dans la littérature ou au cinéma. Cependant, Elan Mastaï réussit ici un coup de maître, car il l’aborde d’une manière tout à fait originale. Par ailleurs, il n’est pas uniquement question de voyage temporel, car l’auteur s’intéresse ici également à des problématiques plus profondes, tout en gardant un ton léger et humoristique et en délivrant un message profondément optimiste. En effet, il aborde par exemple la question du bonheur, de l’identité et des relations humaines. Et malgré de nombreux rebondissements qui attisent l’intérêt du lecteur, l’histoire ne perd jamais en vraisemblance, même si le lecteur aura parfois le sentiment de se faire mener par le bout du nez.

Le récit est amené de façon relativement surprenante, ce qui ne manquera pas d’étonner le lecteur, qui passe par de nombreuses émotions au cours de l’intrigue. Le tout est servi par un personnage principal, Tom Barren, qui se révèle au fur et à mesure. Il est  particulièrement agréable que toutes les clefs de sa personnalité ne nous soient pas révélées en un bloc, mais que nous apprenions à le découvrir petit à petit. Il est d’ailleurs beaucoup plus profond que le début de Tous nos contretemps pourrait nous le laisser supposer.

C’est donc un ouvrage que je recommande à tous, même aux lecteurs qui pensent ne pas être amateurs de science-fiction, car ce livre est une petite merveille et il serait fort dommage de passer à côté.

Je remercie les éditions Bragelonne et NetGalley pour ce service presse.

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Science fiction

Interférences, Connie Willis

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Quatrième de couverture :

Dans un futur proche, une intervention cérébrale a été mise au point pour améliorer la vie de couple. Briddey se réjouit quand Trent, son petit ami, lui propose cette opération avant leurs fiançailles : ils percevront les pensées l’un de l’autre et leur lien émotionnel en sera renforcé. Or les choses ne se déroulent pas comme prévu : malgré elle, Briddey se retrouve connectée à quelqu’un d’autre. Les choses empirent quand elle découvre la propension étrange de sa famille à s’immiscer dans ses pensées… Briddey prend alors conscience des risques d’un excès d’informations. Elle comprend que l’amour – et la communication – s’avèrent bien plus complexes qu’elle ne l’imaginait…

Mon humble avis :

Connie Willis est une auteure de nombreuse fois primée dans le monde du livre (elle a obtenu onze fois le prix Hugo, sept fois le prix Nebula et douze fois le prix Locus) et le résumé d’Interférences étant particulièrement alléchant, je pensais me régaler avec cet ouvrage qui nous promettait une critique de notre société hyper-connectée. Comme ma déception fut rude !

Tout d’abord, l’intrigue est très longue à se mettre en place – il faut plus d’une dizaine de chapitres avant que l’on rentre réellement dans le récit, et encore, on ne peut pas dire que le décor soit réellement installé. De plus, l’auteure nous assaille d’informations que l’on a du mal à comprendre. Elle tente pourtant de capter l’attention du lecteur, situant l’intrigue proche de nous temporellement, avec des noms de personnes connues ou de marques qui nous sont contemporaines. Malheureusement, c’est sans doute là un écueil de sa part, car le roman est trop proche de nous pour être réellement de la science-fiction. Du coup, nous sommes à cheval entre un roman d’anticipation raté et une romance trop marquée…

Le livre est long, très long, trop long… L’intrigue se déroule sur quelques jours, ce qui est peu vraisemblable, et j’ai par ailleurs eu des impressions de remplissages, avec des dialogues qui traînaient en longueur pour finalement ne pas apporter grand-chose au propos. Les révélations sont sans cesse remises à plus tard, à cause de nouveaux éléments qui viennent se greffer, mais au lieu d’attiser l’intérêt du lecteur, cela ne fait que le diminuer. Quant à la fin, elle est bien trop prévisible et on la voit venir de très loin. Du coup, je pourrais résumer mon avis sur ce livre en deux mots : une déception.

Je remercie les éditions Bragelonne et NetGalley pour ce service presse.

Science fiction

À nos futurs, Jérôme Jolly

à nos futurs

Quatrième de couverture :

En 2047, à l’aube de la plus grande découverte de notre histoire, une minorité de personnes est tenue au secret. En France, une chercheuse, un informaticien, un Président se demande si la population est prête à entendre cela. Aux États-Unis, une équipe de la NASA les concurrence et voudrait être les premiers à annoncer la grande nouvelle au monde. Les intérêts de chacun s’entrechoquent. Un grain de sable inattendu va venir perturber dangereusement leurs plans et mettre fin à leurs stratégies égocentriques. L’Homme surpassera-t-il son individualisme pour prendre conscience du danger à temps ?

Mon humble avis :

J’ai bien aimé cette lecture qui se trouve être une agréable surprise.
Les deux personnages principaux, Sophie et Xavier, sont attachants. Même Xavier qui n’est pourtant pas toujours resté dans le droit chemin. Ceci dit, on peut le comprendre et même se demander ce que l’on aurait fait à sa place. Heureusement qu’ils sont tous les deux là parce que les politiques qui gravitent autour d’eux sont beaucoup moins agréables.
À un moment donné de ma lecture, l’ai eu peur. Je n’ai absolument pas l’esprit scientifique, c’est un domaine plutôt obscur pour moi et j’ai craint que le roman ne prenne trop ce chemin et que, du coup, je sois larguée et que je ne comprenne rien. Or, Jérôme Jolly a su rester simple dans ses explications et a écrit un roman à la portée de tous.
J’ai surtout apprécié le dernier quart. Il aborde beaucoup de questions très intéressantes sur l’humanité et son devenir. Malheureusement, je ne peux rien dire, sinon vous n’auriez plus d’intérêt à lire le livre…
On sent qu’il s’agit d’un premier roman à quelques maladresses. Mais elles ne m’ont pas dérangée parce que le style de Jérôme est fluide et agréable et l’histoire sympa.