Littérature contemporaine

Les cœurs brisés ont la main verte, Abbi Waxman

41SzG4XVWXL._SX309_BO1,204,203,200_

Quatrième de couverture :

Chargée d’illustrer une encyclopédie botanique, Lili, graphiste de trente-quatre ans, se retrouve inscrite bien malgré elle, par sa boss, à un stage d’initiation à l’art du jardin.
Problème numéro un : Lili n’a jamais rien fait pousser d’autre que des mauvaises herbes. Problème numéro deux : cette timide et indécrottable citadine peine à quitter le cadre rassurant de son foyer depuis le décès de son mari adoré, trois ans plus tôt. Comment pourrait-elle affronter des inconnus armés de binettes et de râteaux ?
C’est chaussée de ses plus belles bottes en caoutchouc que Lili se résout à faire face à son destin. Non sans embarquer avec elle ses deux chipies de filles, et Rachel, sa sœur cadette drôle et sexy. Rempotage, compostage et arrosage… Alors que peu à peu les apprentis jardiniers se dévoilent, Lili ne va pas tarder à découvrir les incroyables vertus du terreau sur les cœurs brisés.

Mon humble avis :

Après un début qui m’a laissée un peu perplexe, ce roman s’avère être une lecture très agréable.

Lorsque j’ai commencé ce livre, je n’ai pas adhéré à l’humour de l’auteure. J’avais l’impression qu’elle voulait à tout prix faire rire et que, du coup, elle en faisait beaucoup trop. Ce qui aurait dû m’amuser ne me faisait pas sourire, encore moins rire mais plutôt soupirer. Heureusement, je me suis tout de suite attachée aux personnages, ce qui, malgré tout, me donnait envie de poursuivre ma lecture et je voulais savoir ce qu’ils allaient vivre. Et puis, assez rapidement, j’ai eu comme l’impression que l’auteure avait trouvé son style, qu’elle était à l’aise dans son histoire et tout ce côté humour poussif a disparu. À partir de là, je suis complètement entrée dans ma lecture avec le sourire aux lèvres.

Forcément, ce genre d’histoire est prévisible et on sait très bien comment cela va se terminer. Mais ici, j’ai trouvé que Abbi Waxman n’était pas tombée dans certains clichés et que, du coup ses personnages et leurs réactions sonnaient juste. Je pense, notamment, à Lili et sa manière de vivre son deuil. Elle est crédible et reste fidèle à ses principes. Sa sœur, Rachel, est rafraîchissante et je suis tombée sous le charme des deux filles de Lili. Elles sont pétillantes, leurs réflexions sont amusantes. J’ai éprouvé de l’empathie pour tous les personnages, avec un bémol pour la maman de Lili et Rachel que j’ai trouvée plutôt sarcastique.

Si vous voulez une lecture plaisante, qui fait du bien et donne le sourire, je vous conseille ce roman. En plus, ce qui ne gâche rien, l’ouvrage foisonne de conseils pratiques et utiles sur le jardinage !

Je remercie NetGalley et les éditions Belfond pour ce service presse et leur confiance.

Publicités
Young Adult

Mirror mirror, Cara Delevingne

51A1u0frD3L._SX313_BO1,204,203,200_

Quatrième de couverture :

Peut-être que je ne suis pas aussi réglo que je le croyais.
Peut-être que je suis vraiment un monstre.

Red a une mère alcoolique et un père absent.
Le frère de Leo l’entraîne sur une pente sombre et violente.
Rose se réfugie dans les bras des garçons et dans l’alcool pour noyer ses mauvais souvenirs.
Naomi fugue à la recherche d’une liberté qui lui échappe.
Ils sont seuls contre le monde… Jusqu’au jour où ils se réunissent pour former un groupe. Avec Mirror, Mirror, ils peuvent enfin être eux-mêmes.
C’est alors que Naomi disparaît. On la retrouve des semaines plus tard, au bord de la mort, dans la Tamise. La police pense à une tentative de suicide. Ses amis sont dévastés. Comment ont-ils pu ne pas remarquer qu’elle allait si mal ? Connaissaient-ils vraiment Naomi ? Se connaissent-ils vraiment ?
Bientôt, une série d’indices sème le doute. La réponse n’est peut-être pas celle que l’on croit. Sur le chemin de la vérité, Red, Leo et Rose devront affronter leurs propres peurs et leurs propres secrets. À présent, rien ne sera jamais plus pareil : nul ne peut réparer un miroir brisé.

Mon humble avis :

J’ai lu, dans certains avis, que des lecteurs reprochent à ce roman de ne pas aller assez en profondeur. Je n’ai pas trouvé. Certes l’auteure aborde beaucoup de thématiques et de problèmes liés à l’adolescence et certains sont plus approfondis que d’autres. Mais il ne m’a pas semblé que Cara Delevingne restait trop en surface. En tout cas, je ne suis restée ni sur ma faim, ni avec des questions sans réponses.

Je me suis énormément attachée aux personnages qui m’ont semblé bien fouillés. Red, probablement mon personnage préféré, se cherche et est beaucoup dans l’isolement. Leo, comme Red d’ailleurs, doit faire face à des problèmes familiaux qui pourraient avoir des incidences très importantes sur sa vie. Rose paraît très superficielle mais c’est probablement pour cacher sa vulnérabilité et le fait qu’elle est profondément blessée. Elle m’a agacée par moments parce que je n’ai pas toujours compris ses manières d’agir avec ses amis avec lesquels elle peut se montrer très désagréable sans raison valable.

Nous sommes dans une histoire très sombre et malsaine où les personnages sont malmenés. L’auteure nous parle de violence, de harcèlement, de viol, du côté dangereux et pernicieux du net, d’alcoolisme…

Le roman se lit très bien, le style est fluide et, je trouve, s’adapte bien à chaque événement. Je dois, d’ailleurs, féliciter l’auteure et la traductrice qui m’ont bluffée. Arrivée environ aux deux tiers du livre une révélation est faite sur un des personnages. Quand je l’ai lue, j’ai commencé par mettre en doute mes capacités de lectrice et à me remettre en question. Rapidement, me disant que non, que je ne pouvais pas avoir loupé cela, je suis revenue en arrière pour chercher des indices qui auraient pu me mettre sur la voie. Je n’en ai pas trouvé mais je suis loin d’avoir tout relu… Je n’ai pas souvenir d’avoir été bernée de manière si magistrale lors d’une lecture !

Vous l’aurez compris, ce roman m’a énormément plu. Je vais surveiller cette auteure.

Je remercie NetGalley et Hachette romans pour ce service presse et leur confiance.

Littérature contemporaine

Un été près du lac, Heather Young

41ZhrXPx36L._SX307_BO1,204,203,200_

Quatrième de couverture :

1935. Comme tous les ans, Lucy, Lilith et leur petite soeur Emily viennent passer l’été en famille dans leur chalet, sur les bords d’un lac du Minnesota.
Mais un matin, Emily est introuvable. Qu’est-il arrivé à l’enfant de six ans ? Nul ne semble le savoir. Et alors que, fou de douleur, leur père se suicidera, Lucy, Lilith et leur mère resteront toute leur vie dans ce chalet, à attendre l’improbable retour de la petite préférée.
1999. Lucy vient de mourir, léguant le chalet et tous ses biens à sa petite nièce Justine. Un héritage qui arrive juste à temps pour la jeune femme qui doit fuir San Francisco et une histoire d’amour abusive, pour mettre à l’abri ses deux filles. Mais le vieux chalet n’a rien d’une chaleureuse villégiature…

Mon humble avis :

Pendant la première moitié du roman, même si je le lisais avec plaisir, j’ai eu un peu peur que l’auteure nous entraîne dans une histoire vue et revue et que certains éléments ne tiennent pas la route. Certes, la trame générale ne présente rien de bien nouveau mais Heather Young a réussi, malgré tout, à me surprendre et ce livre fut une agréable découverte !

L’histoire se déroule sur deux époques. Lucy nous raconte ce qui s’est passé en 1935 et ce qui se déroule en 1999 nous est narré du point de vue de Justine. En 1999, nous savons certaines choses qui se sont passées en 1935 mais nous n’avons pas le déroulement de ces événements. C’est Lucy qui va nous les exposer au fil des chapitres dont elle est la narratrice. J’ai vraiment trouvé intéressante la manière de faire de l’auteure. Cela aurait pu perdre le lecteur, or, je trouve qu’au contraire, on est davantage immergé dans l’histoire. Et petit à petit, tout s’explique.

Je me suis retrouvée dans des secrets de famille et de silence pesants. Au fur et à mesure qu’on avance dans le roman, l’auteure nous entraîne, avec beaucoup de finesse et de sensibilité, dans ce drame familial. Et on s’aperçoit, que des événements tragiques qui ont eu lieu par le passé, peuvent avoir des répercussions sur des personnes qui ne les ont pas vécus.

Les personnages sont fouillés, attachants ou détestables. Pendant un grand moment, j’ai eu du mal avec Justine. Je ne comprenais pas ses réactions. Mais, il fallait juste faire confiance à Heather Young qui, le moment venu, a su expliquer pourquoi Justine agissait ainsi.

J’ai passé un excellent moment avec ce roman qui aurait pu tomber dans certains clichés. Heather Young, par sa psychologie délicate et fine, a su les éviter.

Je remercie NetGalley et les éditions Belfond pour ce service presse et leur confiance.

 

Littérature contemporaine

Le parrain et le rabbin, Sam Bernett

51ZzQRz9hXL._SX315_BO1,204,203,200_

Quatrième de couverture :

L’histoire vraie et extraordinaire d’enfants juifs sauvés par la Mafia.

Nous sommes en novembre 1943, à Milan, dans une école juive qui accueille clandestinement une quinzaine de jeunes garçons et un rabbin. Une nuit, les Allemands s’apprêtent à donner l’assaut à l’école. Par chance, un des élèves a pu donner l’alerte. Fuir, donc. Mais pour aller où ?
Pendant plusieurs nuits, avec à peine de quoi survivre et dans des conditions météorologiques effroyables, le petit groupe va se retrouver en haute montagne avec pour ultime espoir de rejoindre la Suisse en passant la frontière à pied, et pour seuls compagnons le froid, la faim, le découragement et la sensation de la mort qui vient.
Pourtant, à des milliers de kilomètres de là, à Brooklyn, des comités de secours cherchent une solution pour organiser leur sauvetage. Mais qui serait assez fou pour envoyer des hommes vers ce petit bout de terre perdu en Europe, où les nazis en pleine retraite minent le terrain et détruisent tout sur leur passage ? Dans l’impasse, et après bien des tergiversations, le rabbin se résout à passer contrat avec Joseph Bonanno, l’un des parrains de la Mafia new-yorkaise.

La fin justifie-t-elle les moyens ? Peut-on sans dommage faire appel au syndicat du crime pour sauver de jeunes Juifs piégés par l’Histoire ? Quel sera le prix de leur improbable alliance ?
Voici l’histoire folle et authentique de cette chasse à l’homme que nous rapporte Sam Bernett de son écriture à la fois trépidante, sensible et imagée.

Mon humble avis :

Je suis toujours très attirée par les romans ayant pour sujet la traque des Juifs pendant la seconde Guerre Mondiale. Je n’arrive toujours pas à réaliser qu’une telle chose ait pu se produire. Lorsque j’ai lu la quatrième de couverture du Parrain et du rabbin, je n’ai pu résister à la tentation, d’autant plus qu’il traite d’une partie méconnue, en tout cas par moi, de l’Holocauste.

Dans un roman très court, Sam Bernett a su m’embarquer dans cette histoire qui ne souffre d’aucun temps mort et ne laisse pas le lecteur sur sa faim. Et me voilà partie dans une histoire incroyable ! À Brooklyn, des comités de secours apprennent que des enfants juifs en fuite se retrouvent dans la montagne italienne dans des conditions météorologiques très rudes. Le rabbin doit se résoudre à passer un contrat avec l’un des parrains de la Mafia new-yorkaise pour les sauver. L’histoire est certes tragique, on voit les jours passer et on se demande ce qu’il va advenir de ces enfants, mais l’écriture vive, imagée et trépidante de l’auteur amène le lecteur, sinon à rire, du moins à sourire. Je dois reconnaître que cette rencontre inattendue entre un rabbin et un parrain de la Mafia m’a beaucoup amusée. Que ne serait-on pas capable de faire afin de sauver des enfants !

Le parrain et le rabbin est un roman court que je recommande vivement !

Je remercie le site NetGalley et les éditions du Cherche Midi pour ce service presse et leur confiance.

Littérature jeunesse

Demain il sera trop tard, Jean-Christophe Tixier

510Xs5vTiaL._SX343_BO1,204,203,200_.jpg

Quatrième de couverture :

Dans une société où règnent en maîtres prévisionnistes et laboratoires scientifiques, chacun connaît sa durée de vie précise. Depuis leur naissance, Virgil et Enna ont des destins opposés. Long Terme, Virgil a toujours eu droit au meilleur. Enna, elle, vit dans un bidonville car elle est Court Terme. Mais un jour une Brigade tente d’arrêter Virgil. Il s’enfuit. Il apprend que son Terme est erroné et qu’il va mourir à 21 ans… Qui a commis cette erreur ? Quelles conséquences terribles va-t-elle avoir, pour lui et pour d’autres ? Enna, elle, graffe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule, elle jure de la venger… Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de données qui s’oppose clandestinement au système. Elle l’entraîne dans le Réseau afin d’organiser la lutte…

Mon humble avis :

C’est surtout le début du roman qui m’a plu. En effet, l’auteur prend le temps de nous dresser la situation et de nous présenter le monde qu’il a créé. Toute cette partie est riche et m’a fait peur. Elle démontre bien les travers de notre société et, bien que cette conjoncture n’existera, je l’espère, jamais, on pourrait se retrouver à vivre des situations très inconfortables. Pendant toute cette partie, je n’ai pu m’empêcher de penser à toute l’horreur de l’Holocauste. J’ai trouvé énormément de similitudes, y compris dans certains termes choisis par l’auteur. J’en ai eu froid dans le dos.

Puis nous entrons dans le reste du roman qui est beaucoup plus basé sur l’action. Même si cette partie était toujours très intéressante, elle m’a moins séduite, probablement parce que j’ai trouvé qu’il y avait trop d’actions et de rebondissements. De plus, la fin arrive de manière trop brutale à mon goût et j’aurais aimé avoir davantage d’explications.

Quant aux personnages, j’ai commencé par m’y attacher pour ensuite, m’éloigner d’eux. Je pense que ceci est dû à cette action qui m’a semblé trop foisonnante. Et pourtant, ils sont victimes de nombreuses injustices qui m’ont révoltée, mais quelque chose a fait que je me suis en partie détachée d’eux.

Cependant, malgré tout, ce livre est très intéressant de par ses sujets abordés et surtout par le système effrayant mis en place par l’auteur.

Je remercie le site NetGalley et les éditions Rageot pour ce service presse et leur confiance.

 

Policier/thrillers

Les Chiens de Détroit, Jérôme Loubry

51t3EAoomGL._SX309_BO1,204,203,200_

Quatrième de couverture :

Une plongée suffocante dans les entrailles pourrissantes de Détroit, devenue cimetière de buildings.

Novembre 1998. Le corps du petit Peter est découvert dans un buisson de Palmer Park. Il a été enlevé, étranglé puis déposé là par un homme dont la taille, d’après les rares indices récoltés, dépasse de loin celle du commun des mortels. L’enquête est confiée à l’inspecteur Stan Mitchell, alias «  le Molosse  », un flic violent banni de Washington et exilé à Détroit, cette cité géante autrefois gloire de l’industrie automobile devenue capitale du crime et qui, chaque jour, sombre un peu plus dans la décrépitude.
Bientôt, les enlèvements se multiplient et la presse commence à parler du «  Géant de brume  », croquemitaine terrifiant dévoreur d’enfants décrit par un témoin anonyme. Et tandis que la police patine, que Détroit se vide de ses habitants, Mitchell s’enfonce toujours un peu plus dans l’alcool et la solitude… L’affaire lui est retirée puis, avec le temps, à l’image des maisons de Détroit, abandonnée et oubliée.
Quinze ans plus tard, les disparitions recommencent. Mitchell qui a réussi à arrêter la spirale de sa déchéance est à nouveau sur le coup, épaulé par une jeune inspectrice récemment arrivée en ville, Sarah Berkhamp. Grâce à eux, le tueur, un géant placide nommé Simon Duggan, est enfin arrêté. Deux enfants n’ont toujours pas été retrouvés et sont peut-être encore en vie. Mais Duggan refuse de coopérer. Il ne veut parler qu’à Sarah. Pour sauver les enfants, la jeune femme va devoir écouter les fantômes du passé…

Mon humble avis :

Ce roman est un coup de cœur, en même temps qu’un coup de poing.

Que ce soient les personnages, l’ambiance, l’histoire ou le style de l’auteur, tout m’a plu.

Les personnages sont très travaillés. Stan et Sarah sont tous les deux des cabossés de la vie. Ils ont chacun un passé lourd, un présent compliqué et on se rend vite compte que la communication n’est pas aisée pour eux et qu’ils taisent beaucoup de choses.

L’ambiance est presque un personnage à elle toute seule. Elle est oppressante, tendue. Ces disparitions d’enfants, qui arrivent dans une ville en perdition, de laquelle les habitants partent ou sont forcés de partir, rendent l’atmosphère très lourde, à la limite du palpable. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas ressenti un tel malaise lors d’une lecture. J’en ai eu les poils qui se sont parfois hérissés.

L’auteur a une plume excellente. Son style vif, percutant nous permet de nous plonger encore mieux dans cette histoire.

Même si l’intrigue ne semble pas innovante pendant une bonne partie du roman, le dénouement est une vraie claque. Je ne l’ai absolument pas vu venir.

Les Chiens de Détroit est le premier roman de Jérôme Loubry et j’espère que ce ne sera pas le dernier. C’est un auteur à suivre de très près !

Je remercie le site NetGalley et les éditions Calmann-Lévy pour ce service presse numérique et leur confiance.

 

Policier/thrillers

Le Secret des orphelins, Elly Griffiths

51tbNHYJ1IL._SX310_BO1,204,203,200_

Quatrième de couverture :

Un squelette d’enfant décapité est retrouvé sous la porte d’une vieille bâtisse victorienne à Norwich. S’agit-il d’un sacrifice datant de la période romaine ou de la dépouille d’un petit pensionnaire échappé de l’orphelinat qui occupait les lieux dans les années 1970 ? Experte en datation, l’archéologue Ruth Galloway rejoint l’équipe de l’inspecteur Harry Nelson, partenaire d’investigation – et parfois plus dans l’intimité. Tandis que Ruth remonte la piste du drame et croise le chemin de prêtres retraités, magnats de l’immobilier et druides chevelus, quelqu’un semble décidé à littéralement la faire mourir de peur…
Retour de l’universitaire la plus attachante du venteux Norfolk, intello nourrie aux chips, célibataire attendant un heureux événement, dans un thriller atmosphérique et mystique à déguster impérativement avec une cup of tea !

Mon humble avis :

Il s’agit du tome 2 des enquêtes de Ruth Galloway et Harry Nelson. Je n’ai pas lu le premier et je n’ai pas du tout été perdue dans l’histoire.

Mon intérêt pour ce roman a essentiellement été pour les personnages et leur histoire personnelle.

Ruth est médecin légiste dans le domaine de l’archéologie et Harry, appelé Nelson par tout le monde, est enquêteur. Ruth m’a beaucoup plu par son côté atypique : elle est bien en chair, s’en moque et adore manger. Il est bien agréable d’avoir une héroïne qui sort des canons de beauté habituels. Nelson, sous ses côtés bourrus et ours est une personne que j’ai trouvée sensible. Tous les deux forment un duo fort attachant. Les autres personnages qui gravitent autour d’eux et qui participent de près ou de loin à l’enquête sont intéressants et sympathiques aussi.

En ce qui concerne l’enquête, je l’ai trouvée intéressante jusqu’aux trois quarts du roman. Ensuite, l’auteure utilise des retournements de situation qui ne tiennent pas toujours la route et ces incohérences ont fait que mon intérêt pour l’enquête s’est émoussé.

Je lirai peut-être la suite pour la vie privée des personnages et voir comment les situations, parfois compliquées, dans lesquelles ils se trouvent et leurs relations vont évoluer.

Je remercie le site NetGalley et les éditions Presse de la Cité pour ce service presse numérique et leur confiance.

Littérature contemporaine

Danser, Astrid Éliard

Quatrième de couverture :

Danser coûte que coûte, tel est le credo des personnages d’Astrid Eliard. Sans cette passion commune, Chine, Delphine et Stéphane ne se seraient jamais rencontrés : milieux sociaux, origines géographiques, motivations, histoires familiales, tout les opposait. A l’école de Danse de l’Opéra, ils vont cohabiter, se détester, se jauger, s’aider… Mais danser n’est pas gagné ! Chine, Delphine et Stéphane iront-ils au bout de leurs rêves ? Avec beaucoup d’humour et de tendresse, Astrid Eliard nous entraîne dans le monde des petits rats de l’Opéra. Pas seulement peuplé de tutus, de collants roses et de chaussons… Car ses trois aspirants-danseurs sont aussi des adolescents, préoccupés par les questions de leur âge et de leur époque. Leurs corps sont en train de devenir des objets de désir. Il leur faudra donc vivre ce changement, assumer le trouble des premiers émois amoureux, et concilier l’idéal de perfection avec la trivialité du réel…

Mon humble avis :

Danser est un roman vers lequel je ne serais jamais allée de moi-même. Je n’aurais d’ailleurs même pas lu la quatrième de couverture. Mais mon fils devant le lire dans le cadre du prix des lycéens Folio, j’ai eu envie de le suivre dans cette lecture. Comme j’ai eu raison !! J’ai d’ailleurs entraîné avec moi mon amie Anne Sophie.

Nous suivons trois jeunes adolescents, Chine, Stéphane et Delphine. Chaque chapitre a pour narrateur l’un d’entre eux. Ils sont tous les trois très différents de caractère mais tellement semblables du point de vue de leurs questionnements et de leurs problèmes dûs à leur âge. On pourrait penser qu’étant immergés dans l’univers de leur passion qu’ils peuvent vivre au quotidien, ils seraient moins touchés par ces problématiques. En fait, il n’en est rien. Je les ai trouvés très touchants.

Je ne suis pas particulièrement intéressée par la danse classique. L’auteure a su me séduire. Astrid Éliard parle de danse, nous immerge dans le monde d’une école de danse mais elle a su trouver le bon dosage.

J’aurais aimé avoir des précisions quand au déroulement de l’évolution de la relation entre deux personnages. Et la fin arrive trop brutalement à mon goût. Elle manque d’éclaircissements et m’a laissée sur ma faim. Il aurait été intéressant d’en savoir davantage sur le devenir de ces jeunes auxquels je me suis attachée.

Je suis très contente d’avoir eu l’occasion de lire ce roman qui m’a permis de m’immerger dans un univers qui, pourtant, ne m’attire pas.

Je compte bien lire les six romans de la sélection de ce prix qui n’en est qu’à sa deuxième édition et qui me semble très intéressant.

PS : Lecture commune avec Anne Sophie dont vous pourrez lire l’avis ici !

Littérature contemporaine·Littérature jeunesse

Marche à l’étoile, Hélène Montardre

téléchargement

Quatrième de couverture :

Billy a quinze ans et il est esclave dans le Sud des États-Unis. Un soir d’automne, il s’échappe. Poursuivi, traqué, il entame une course folle au cœur d’un pays gigantesque.
Jasper est un brillant étudiant américain, plutôt sûr de lui. Mais le jour où il trouve un vieux carnet qui raconte l’étrange histoire d’un esclave en fuite, son monde bascule. Qui est l’auteur de ce texte ? Et lui, Jasper, qui est-il vraiment ? Pour le découvrir, il doit à son tour prendre la route.
Entre le passé et le présent, entre l’Amérique et l’Europe, deux voyages s’engagent.

Mon humble avis :

Je suis toujours très attirée par les romans traitant de l’esclavage. J’ai eu un peu peur que Marche à l’étoile, étant catégorisé roman jeunesse, ne soit pas suffisamment abouti et qu’il ne traite pas le sujet en profondeur. Cela n’a absolument pas été le cas et j’ai lu une histoire bouleversante et émouvante.

La première partie du roman nous narre la vie de Billy, un jeune esclave qui va s’enfuir de la plantation à laquelle il appartient. Nous suivons son parcours jalonné de rencontres bonnes ou mauvaises et Billy se rendra compte que l’aide ou les ennuis ne proviennent pas forcément des personnes auxquelles on s’attend. Billy est très attachant et courageux. Il m’a beaucoup touchée et a su me surprendre d’une façon à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

La seconde partie du roman se passe de nos jours et nous suivons Jasper, un jeune étudiant  afro-américain qui, suite à la découverte d’un cahier, va partir sur les traces de Billy. J’ai trouvé très intéressante cette manière d’imbriquer les deux époques.

Grâce à la lecture de ce roman, on peut se rendre compte des ravages causés par l’esclavage et à quel point cela impacte encore la vie des descendants d’esclaves.

Hélène Montardre a su écrire une histoire qui sonne vraie qui s’adresse aussi bien aux jeunes qu’aux adultes et qu’il est important de lire pour ne pas oublier…

Je remercie le site NetGalley et les éditions Rageot pour ce service presse numérique et leur confiance.

Humour·Policier/thrillers

Les Aventures improbables de Julie Dumont, Cassandra O’Donnell

téléchargement

Quatrième de couverture :

Julie est jeune, belle, célibataire, parisienne et journaliste pour la presse féminine. Séduisant tableau, mais sous ses talons hauts, Julie traîne une poisse aussi grosse qu’une nuée de frelons asiatiques. Quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse, il y aura toujours un couac. Bref, Julie est une catastrophe ambulante ! De retour dans son Neubourg natal, petite bourgade normande où les ragots courent plus vite que les habitants, elle va devoir réapprendre à cohabiter avec sa famille : papy lubrique, mère hystérique, père gérant d’une entreprise de pompes funèbres, sans oublier Michaël, un bel et sombre inconnu bien décidé à devenir son petit ami !

Mon humble avis :

Si vous aimez les romans policiers et les comédies, ce livre est fait pour vous.

Nous avons ici un roman drôle avant tout et le fait qu’on rencontre un certain nombre de cadavres n’altère en rien cela.

L’aspect policier m’a intéressée mais ce sont surtout les personnages et leur réparties qui m’ont accrochée. En effet, ils sont tous étoffés. Julie a beaucoup de caractère et n’a pas la langue dans sa poche. Son grand-père est probablement le personnage qui m’a le plus amusée. Et j’ai apprécié le fait qu’il remette régulièrement sa belle-fille à sa place, la mère de Julie. Que je l’ai trouvée agaçante ! Avis partagé par la plupart des autres personnages d’ailleurs.

Mais sous des dehors légers, il y a quand même des meurtres et une véritable enquête qui est menée.