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La Fin des mystères, Scarlett Thomas

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Quatrième de couverture :

Ariel Manto n’en croit pas ses yeux quand elle tombe sur un exemplaire de La Fin des mystères dans une librairie d’occasion. Elle connaît bien son auteur, un étrange scientifique victorien, et sait que ce livre est supposé être introuvable… et maudit. L’ouvrage en sa possession, Ariel se retrouve propulsée dans une aventure mêlant foi, physique quantique, amour, mort et tout ce qu’il advient quand on les mélange de façon imprudente.

Mon humble avis :

Quel roman étrange que La Fin des mystères et je suis bien incapable de dire si, au final, je l’ai aimé ou non.

J’ai eu énormément de mal avec le côté scientifique de ce livre qui m’a semblé très poussé, bien trop pour moi, à la limite de l’ouvrage scientifique parfois. Il y a eu beaucoup de passages que je n’ai pas compris. Ce qui est dommage et frustrant parce que cela a un peu, beaucoup gâché ma lecture. Ce n’est pas un reproche par rapport au roman en lui-même mais plutôt la constatation qu’il n’est pas fait pour moi. Heureusement, j’ai adoré tout ce qui avait trait à ce mystérieux livre et les recherches menées par Ariel.

J’ai beaucoup apprécié Ariel, malgré son côté quelquefois antipathique mais j’ai été dérangée par son langage parfois très vulgaire et grossier et les scènes de sexe qui, à mon sens, n’apportent rien à l’histoire et auraient même tendance à la desservir. Cela m’a perturbée parce que c’était en total décalage avec l’ambiance du roman.

La Fin des mystères est un roman hors norme que je n’ai malheureusement pas su apprécier à sa juste valeur…

Je remercie les éditions Anne Carrière pour ce service presse.

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Policier/thrillers

Retour à la poussière, Matt Goldman

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Quatrième de couverture :

Comment résoudre un meurtre sans la moindre preuve exploitable ?
C’est la difficulté que rencontre le privé Nils Shapiro. Son ancien collègue de la police d’Edina, Anders Ellegaard, vient en effet de l’appeler au sujet d’une affaire pour le moins étrange. Maggie Somerville a été retrouvée assassinée dans sa chambre mais, problème : le cadavre, la scène de crime et la maison entière sont noyés sous une épaisse couche de poussière provenant de centaines de sacs d’aspirateur éventrés. Espérer y retrouver l’ADN de l’assassin relève de l’utopie pure et simple.
Nils se lance malgré tout dans l’enquête et découvre une mystérieuse jeune femme dont l’identité, si elle était révélée, pourrait détruire toute la famille Somerville. Et quand le FBI s’empare de l’affaire…
Mon humble avis :

J’ai eu du mal à entrer dans ce roman et, au final, je ne suis pas convaincue. Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour me plaire et je trouvais une belle originalité à l’intrigue, mais ça ne l’a pas fait avec moi.

Je me suis pas mal ennuyée et ceci est dû à un manque de rythme, des longueurs et des digressions qui m’ont semblé inutiles.

Sans être capable de l’expliquer, je n’ai pas éprouvé une grande sympathie pour le personnage principal, Nils Shapiro. Pourtant, il n’est pas désagréable, sa personnalité est bien fouillée mais l’auteur nous parle trop, beaucoup trop de sa vie amoureuse, ce qui, en plus, a pour effet de polluer l’intrigue principale du roman. Il arrive bien souvent que l’enquête passe, malheureusement, au second plan, ce qui est regrettable dans un roman policier.

Heureusement, les touches d’humour m’ont raccrochée à l’histoire et j’ai aussi bien aimé découvrir la ville de Minneapolis.

Au final, Retour à la poussière ne me laissera pas un grand souvenir et je ne sais pas si je lirai d’autres ouvrages de Matt Goldman s’il décide de mettre en scène de nouveau ce personnage.

Je remercie les éditions Calmann-Lévy et NetGalley pour ce service presse.

Littérature jeunesse

L’Invention d’Hugo Cabret, Brian Selznick

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Quatrième de couverture :

Hugo Cabret est orphelin. Son père vient de mourir dans l’incendie du musée où il était employé. Le garçon est alors recueilli par son oncle qui l’héberge dans les combles de la gare dont il est chargé de régler les horloges.

Or, Hugo a une obsession : achever de réparer l’automate sur lequel son père travaillait. Il est en effet persuadé que cet automate a un important message à lui délivrer…

Mon humble avis :

Ouvrir un livre de Brian Selznick c’est savoir que l’on va passer quelques heures merveilleuses et enchantées. J’ai découvert cet auteur avec Black out qui m’avait émerveillée et L’Invention d’Hugo Cabret m’a procuré les mêmes sensations et le même bonheur.

La particularité de Brian Selznick est de faire alterner une narration « écrite » et une autre « dessinée ». Il est à la fois écrivain et dessinateur et les deux formes de narrations s’entremêlent pour notre plus grand plaisir. Le texte est beau, poétique et les illustrations sont magnifiques. Et le lecteur, qu’il soit petit ou grand tourne les pages avec des étoiles plein les yeux.

J’ai pris plaisir à suivre les personnages que j’ai trouvés touchants et émouvants. Je me suis retrouvée à leurs côtés, craignant pour eux, me réjouissant de leurs moments de bonheur. Je pense que les dessins y sont pour beaucoup dans cette immersion. Je pense que j’aurais pu les rencontrer dans un roman de Charles Dickens tellement l’ambiance m’a fait penser à ses romans.

Je ne suis pas étonnée que L’Invention d’Hugo Cabret ait été adapté au cinéma, tant les scènes semblent tout droit tirées d’un film. D’ailleurs, l’auteur annonce la couleur dès le début en nous demandant de nous imaginer dans une salle de cinéma. Et là, les images commencent à défiler… Je ne suis pas particulièrement attirée par le cinéma pourtant, mais ici j’en ai beaucoup appris avec plaisir et intérêt. George Méliès me semble plus familier à présent.

Je ne peux être qu’heureuse puisqu’il me reste le dernier ouvrage de cet auteur à découvrir, Les Marvels.

N’hésitez pas à découvrir les romans de Brian Selznick, je pense que vous en sortirez émerveillés.

Je remercie Le livre de Poche jeunesse qui m’a permis de découvrir ce formidable ouvrage.

Littérature jeunesse

Le Temps des Magiciens, tome 1 : « Le Magicien, la Guerrière et la petite cuillère », Cressida Cowell

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Quatrième de couverture :

Autrefois, il y avait la Magie. Et la Magie vivait dans les forêts obscures.
Et puis les Guerriers ont débarqué.

Notre histoire a deux héros : un Magicien et une Guerrière.
Le Magicien, Xar, n’a pas de Magie, et il ferait tout pour en avoir.
La Guerrière, Souhait, possède un objet magique, et elle ferait tout pour le garder.

Xar et Souhait ont toutes les raisons de se détester. Pourtant, ils vont devoir oublier leurs différences pour affronter une créature, endormie depuis la nuit des temps, qui est en train de s’éveiller…

Nos humbles avis :

Lorsque j’ai vu ce roman, j’en ai parlé à mon fils qui aime beaucoup cette auteure et je lui ai proposé qu’on le lise tous les deux et que chacun écrive son avis. ll a, à ma grande surprise, accepté !

L’humble avis de mon fils :

Ce livre, bien qu’il soit destiné à un public plus jeune, m’a séduit une première fois par sa couverture, puis encore plus une deuxième fois par son contenu.

Le Temps des Magiciens montre deux personnages à qui on a appris à se détester depuis leur naissance : Xar, un magicien qui n’a pas de magie, et Souhait, une guerrière qui possède un objet magique dont elle ne se séparerait pour rien au monde. Ils vont cependant devoir coopérer pour se débarrasser d’un ennemi commun revenu après très longtemps.

L’histoire n’est pas très originale, et reste simple, mais il ne faut pas oublier que le public visé est un public assez jeune, et c’est une histoire qui reste plutôt agréable et qui sait ne pas se prendre au sérieux. L’univers est cependant très travaillé, avec une grande diversité de créatures magiques toutes très différentes les unes des autres. On retrouve aussi le même humour que dans Harold et les Dragons, le style de l’auteure est toujours présent et toujours aussi agréable.

Les dessins sont très réussis, ils accompagnent le texte à merveille et rajoutent quelque chose au roman.

Les personnages sont sûrement l’élément le plus réussi de ce roman : ils sont attachants et ont tous une personnalité différente.

Xar est prétentieux, il se pense supérieur au reste du monde et ne veut jamais reconnaître ses torts. C’est le fils d’Encanzo l’Enchanteur, le chef du clan des Magiciens, mais sa magie ne s’est pas encore révélée, il fait donc tout pour en obtenir et ignore totalement les problèmes et dangers qu’il risque de rencontrer pour parvenir à son but. Il n’en est pas moins attachant car il se montre parfois sympathique, même si c’est une facette de sa personnalité qu’il préfère cacher. Il est souvent accompagné de créatures magiques qui le suivent soit parce qu’elles ne se rendent pas compte de ses mensonges, soit parce qu’elles y sont forcées. Par exemple, Jusdefrouis, son fou follet préféré, n’est franchement pas très futé, et suivrait Xar même s’il sautait dans le cratère d’un volcan en éruption. Caliburn, en revanche, est un corbeau parlant chargé de surveiller Xar et de le raisonner quand il essaie de faire des choses stupides, tâche impossible qui lui en fait perdre ses plumes.

Souhait, quant à elle, est une princesse qui fait la honte de sa mère, la Reine-Guerrière Sychorax. Elle manque de confiance en elle et est peureuse, l’opposé total d’une guerrière. Elle possède une petite cuillère magique, qui reflète sa personnalité à merveille. Elle est accompagnée de Passe-Lacet, qui est encore plus trouillard qu’elle et s’évanouit à l’approche de n’importe quel danger.

Chacun des deux personnages principaux semblerait presque plus avoir sa place dans le monde de l’autre.

Pour résumer, c’est un premier tome prometteur, et qui fait attendre la suite avec impatience !

Mon humble avis :

Il s’agit d’un roman jeunesse, même très jeunesse puisqu’il vise le public des 10-12 ans mais il n’empêche que j’ai adoré !

Déjà, l’objet en lui-même est superbe. Il est ponctué de dessins de l’auteure qui sont très beaux et qui agrémentent bien le texte. L’intrigue n’est pas très originale mais l’auteure a créé un univers que j’ai trouvé bien fouillé, avec un panel assez large de créatures.

C’est un roman dans lequel ça bouge beaucoup mais Cressida Cowell a, à mon sens, très bien dosé les moments d’action et ceux plus calmes, elle prend bien le temps de décrire les situations. L’humour tient une bonne place aussi et j’ai souri bien souvent. On ne s’ennuie pas une seule seconde et le lecteur est tenu en haleine.

L’écriture est simple, sans être simpliste et, en temps qu’adulte, je dois dire que j’ai trouvé le vocabulaire assez recherché. De ce fait, je pense que les jeunes lecteurs et les adultes trouveront leur compte dans cette lecture.

J’ai beaucoup aimé la galerie de personnages, qui ont souvent des noms amusants.

Les deux protagonistes principaux, Xar et Souhait, ont treize ans et sont, chacun à leur manière, le reflet des ados de cet âge.

Xar est impertinent, casse-pieds, égocentrique et très sûr de lui, à tel point qu’on a envie de le gifler parfois.

Souhait est pondérée et trouillarde et a un énorme manque de confiance en elle. Elle est mal dans sa peau et sa mère ne fait rien pour arranger les choses.

Ils sont tous les deux attachants, y compris Xar qui, par moments, révèle de très bons côtés.

En résumé, ce roman fut, pour moi, une excellente lecture et une bonne surprise. Il plaira aux plus jeunes et à tout adulte ayant gardé une âme d’enfant !

Je remercie les éditions Hachette pour ce service presse.

 

Littérature jeunesse

Trois filles en colère, Isabelle Pandazopoulos

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Quatrième de couverture :

1966, un vent de révolte commence à souffler sur le monde.

À Paris, Suzanne l’insoumise étouffe dans une famille bourgeoise qui n’attend que de la voir bien mariée.

À Berlin-Ouest, la timide Magda espère éperdument retrouver sa famille qui vit de l’autre côté du mur, à l’Est.

Au même moment, dans une Grèce écrasée par la dictature, la farouche Cléomèna tente de gagner sa vie en faisant la servante alors qu’elle rêve d’université et de lecture sans fin.

Dans cette Europe meurtrie, elles ont un rêve commun : tracer leur chemin, découvrir l’amour et devenir des femmes libres.

Mon humble avis :

J’ai découvert Isabelle Pandazopoulos grâce à son excellent roman La Décision. Je trouve que c’est une auteure remarquable qui écrit des histoires qui sonnent juste.

Dans Trois filles en colère, elle a choisi la forme épistolaire pour nous raconter l’histoire, ou les histoires, de ses trois héroïnes : Suzanne, Magda et Cléomèna. Je ne suis pas particulièrement friande de cette forme de lecture, mais ici, c’est très bien passé. Il m’a semblé me sentir plus près des personnages et j’avais vraiment l’impression de partager leur intimité. De plus, le roman est parsemé de photos, d’articles de journaux et autres documents d’époque qui apportent un réel plus et une certaine dynamique au roman.

Au travers de ces trois héroïnes, dont nous vivons les difficultés liées à leur âge, les premières amours, etc… C’est une partie de l’Histoire de trois pays qui nous est contée. Nous assistons à une évolution importante des mentalités, à la naissance du mouvement féministe : les femmes veulent une certaine égalité et elles combattent pour obtenir des droits.

Suzanne, qui vit à Paris, m’a quelque peu agacée. Elle vit dans une famille très aisée et ses soucis sont surtout dûs à ses relations avec ses parents, notamment avec sa mère qu’elle n’arrive pas à comprendre. Suzanne m’a semblé assez égocentrique. Mais, grâce à son personnage, nous avons un aperçu des événements de mai 68 – période peu exploitée dans les romans. En revanche, j’ai beaucoup apprécié Magda et Cléomèna. Magda vit à Berlin ouest et aspire à retrouver sa famille qui vit de l’autre côté du mur. À travers Cléomèna, c’est une partie de l’Histoire de la Grèce qui nous est contée. Là, j’avoue avoir appris beaucoup de choses, notamment que la Grèce a vécu des heures pénibles sous le pouvoir d’une dictature. Magda et Cléomèna mènent un réel combat.

Trois filles en colère est une lecture que j’ai beaucoup appréciée. Cependant, je déplore le fait que les événements historiques relatés ne soient pas assez approfondis à mon goût. Certes, c’est un roman instructif mais qui aurait mérité d’aller davantage en profondeur.

Je remercie les éditions Gallimard pour ce service presse.

Littérature contemporaine

L’Ange de Marchmont Hall, Lucinda Riley

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Quatrième de couverture :

Trente ans ont passé depuis que Greta a quitté Marchmont Hall, une magnifique demeure nichée dans les collines du Monmouthshire. Lorsqu’elle y retourne pour Noël, sur l’invitation de son vieil ami David Marchmont, elle n’a aucun souvenir de la maison – le résultat de l’accident tragique qui a effacé de sa mémoire plus de vingt ans de sa vie. Mais durant une promenade dans le parc enneigé, elle trébuche sur une tombe. L’inscription érodée lui indique qu’un petit garçon est enterré là. Cette découverte bouleversante allume une lumière dans les souvenirs de Greta, et va entraîner des réminiscences. Avec l’aide de David, elle commence à reconstruire non seulement sa propre histoire, mais aussi celle de sa fille, Cheska…

Mon humble avis :

J’ai été happée par cette grande saga romanesque comme j’aime en lire parfois.

Nous suivons trois femmes, trois générations qui se suivent de la grand-mère à la petite-fille. Ce roman nous offre une histoire qui s’étend sur quarante ans de leur vie avec des alternances entre le passé et le présent.

L’Ange de Marchmont Hall ne souffre d’aucune longueur, d’aucun temps mort et le lecteur a continuellement envie de connaître la suite. Pour ma part, ce fut toujours un plaisir de me replonger dans ma lecture et de retrouver les personnages. Lucinda Riley a su nous les rendre proches et j’avais vraiment l’impression de me trouver à leurs côtés. Ceci a contribué au fait que je me suis attachée à eux. Je les ai trouvés fouillés avec une psychologie très intéressante. De plus, ils vivent une réelle évolution au fil des pages et des événements. Greta, n’ayant pas eu une jeunesse facile, a saisi l’opportunité qui se présentait d’offrir la célébrité à sa fille, Cheska. Pour ce faire, elle l’a, sans s’en apercevoir fragilisée. Leur évolution et leurs agissements à toutes les deux choquent parfois mais on en comprend les raisons. Ava, la petite-fille ,développe, tout le long du roman, de grandes qualités. C’est une personne adorable. LJ, que je n’aimais pas trop au début du roman, est devenue une personne attachante. Mais, le personnage qui m’a le plus touchée est, sans conteste, David qui est toujours présent pour tous malgré tout le fardeau qu’il doit porter. J’ai eu une immense empathie pour lui et je vivais ses bonheurs, comme ses peines.

L’auteure a une plume très fluide. Tout s’enchaîne à merveille. La fin est haletante et le dernier quart se lit presque, je n’irais pas jusqu’à dire comme un thriller, mais comme un bon roman à suspense psychologique.

L’Ange de Marchmont Hall est une belle lecture féminine que je recommande vivement à toutes les amatrices de ce genre de littérature.

Je remercie les éditions Charleston pour ce service presse.

Science fiction

Tous nos contretemps, Elan Mastaï

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Quatrième de couverture :

Dans le monde de Tom Barren la technologie a mis fin aux maux de l’humanité : il n’y a plus ni guerre, ni pauvreté et les avocats sont toujours mûrs à point. Mais Tom n’est pas heureux. Il a perdu la fille de ses rêves. Et que fait-on quand on a le cœur brisé et qu’on dispose d’une machine à voyager dans le temps ? Une connerie monumentale.
Tom est désormais piégé dans un monde terrifiant… qui n’est autre que notre époque, et cherche désespérément à réparer son erreur et à rentrer chez lui. Jusqu’à ce qu’il découvre les autres versions de sa famille, de sa carrière et de la femme de sa vie, qui se révèlent plus plaisantes.
Terrible dilemme : Tom doit-il revenir à son existence parfaite mais solitaire, ou bien rester dans notre réalité chaotique auprès de son âme sœur ?

Mon humble avis :

Entre la couverture particulièrement réussie et le synopsis absolument alléchant, il était impossible pour moi de résister à mon envie de lire ce roman. Et quelle excellente idée j’ai eue !

Il est vrai que le thème du voyage dans le temps est un sujet vu et revu, que ce soit dans la littérature ou au cinéma. Cependant, Elan Mastaï réussit ici un coup de maître, car il l’aborde d’une manière tout à fait originale. Par ailleurs, il n’est pas uniquement question de voyage temporel, car l’auteur s’intéresse ici également à des problématiques plus profondes, tout en gardant un ton léger et humoristique et en délivrant un message profondément optimiste. En effet, il aborde par exemple la question du bonheur, de l’identité et des relations humaines. Et malgré de nombreux rebondissements qui attisent l’intérêt du lecteur, l’histoire ne perd jamais en vraisemblance, même si le lecteur aura parfois le sentiment de se faire mener par le bout du nez.

Le récit est amené de façon relativement surprenante, ce qui ne manquera pas d’étonner le lecteur, qui passe par de nombreuses émotions au cours de l’intrigue. Le tout est servi par un personnage principal, Tom Barren, qui se révèle au fur et à mesure. Il est  particulièrement agréable que toutes les clefs de sa personnalité ne nous soient pas révélées en un bloc, mais que nous apprenions à le découvrir petit à petit. Il est d’ailleurs beaucoup plus profond que le début de Tous nos contretemps pourrait nous le laisser supposer.

C’est donc un ouvrage que je recommande à tous, même aux lecteurs qui pensent ne pas être amateurs de science-fiction, car ce livre est une petite merveille et il serait fort dommage de passer à côté.

Je remercie les éditions Bragelonne et NetGalley pour ce service presse.

Young Adult

54 minutes, Marieke Nijkamp

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Quatrième de couverture : 

Opportunity School, Alabama. Les élèves sont réunis pour écouter leur directrice. Mais lorsque le discours s’achève, l’un d’entre eux, Tyler Browne, verrouille les portes et tire sur la foule.

Commencent alors cinquante-quatre minutes de massacre, cinquante-quatre minutes glaçantes racontées dans les messages des victimes à leurs proches et par quatre élèves, à l’intérieur et à l’extérieur de la salle. Tous ont un lien avec Tyler  : Claire, son ex-petite amie, Autumn, sa propre sœur, Sylvia, la petite amie d’Autumn et le frère de celle-ci, Thomas.

Cinquante-quatre minutes pendant lesquelles Tyler force ses otages terrorisés à l’écouter se plaindre. Il n’a jamais été aimé, ni par sa petite amie Claire, ni par son père violent et alcoolique, et encore moins par sa sœur Autumn, à laquelle il ne pardonne pas de vouloir partir à New York pour être danseuse.

Mais loin d’être une victime, Tyler est avant tout un psychopathe, qui assassine trente-neuf personnes. 

Mon humble avis :

J’ai souhaité découvrir ce livre car il me semble que le sujet est essentiel, et qu’il est important d’évoquer ces massacres de masse dans la littérature. Je me doutais donc que ce roman ne serait pas une lecture facile, mais bien au contraire une lecture éprouvante. Cependant, je ne m’attendais peut-être pas à ce que ce soit aussi violent.

En effet, la violence de la fusillade qui a lieu dans ce lycée n’épargne en aucun cas le lecteur, car Marieke Nijkamp n’est pas avare en détails, et va peut être parfois un peu trop loin dans les descriptions des scènes.

Le récit nous propose une alternance des points de vue entre différents personnages. Cependant, il faut quelque temps pour s’y habituer, car au début, j’étais quelque peu perdue et j’avais des difficultés à me souvenir de qui était qui. Mais cela participe au suspense du roman, car nous suivons des protagonistes qui sont présents dans l’auditorium où se déroule le carnage, et d’autres qui sont à l’extérieur de la salle, comme Thomas, qui va tout faire pour sauver ceux qui lui sont chers et qui sont enfermés dans cette pièce avec Tyler, qui est décidé à décimer tout le monde – dont sa soeur.  Malheureusement, j’ai trouvé certains passages un peu moins intéressants, comme lorsque l’on suit le personnage de Claire, qui suit un entraînement à l’extérieur de l’école, et ces moments m’ont quelque peu ennuyée.

Ce roman est donc une bonne lecture, mais je pense qu’il ne faut pas le mettre entre toutes les mains, car il pourrait choquer les plus jeunes.

Je remercie les éditions Hachette et NetGalley pour ce service presse.

Policier/thrillers

Lignes de sang, Gilles Caillot

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Quatrième de couverture :

Richard Granjon, écrivain à la dérive, voit dans son prochain roman l’ultime chance de relancer sa carrière. Isolé dans une maison de campagne, il veut que son texte soit noir, angoissant, sanglant, aux antipodes de ses précédents livres, plutôt édulcorés.

Mais la tranquillité de sa retraite va être soudainement ébranlée. Via d’obscurs réseaux du web, il est manipulé et poussé à bout par un mystérieux tueur dénué de toute humanité.

Sa période d’écriture se transforme petit à petit en véritable cauchemar. De leur côté, les lieutenants Depierre et Amarante de la Criminelle de Lyon, traquent depuis longtemps un homme qui sème sur sa route des cadavres de jeunes femmes, horriblement mutilés.

L’enlèvement de Camille, leur coéquipière, les précipite en enfer. À la frontière du virtuel, commence alors leur enquête la plus terrifiante.

Mon humble avis :

J’aime beaucoup les romans de Gilles Caillot, hormis La Couleur des âmes mortes que j’ai même eu un peu de mal à terminer. Lignes de sang, pour ma plus grande joie, m’a réconciliée avec l’auteur !

En commençant le roman, on sait très vite à quoi s’attendre : on va avoir affaire à un psychopathe, et il va y avoir de la torture et du sang ; en clair, un Gilles Caillot pure souche (excepté L’Apparence de la chair qui était un suspense psychologique, excellent d’ailleurs). Et je dois dire que je n’ai pas été déçue. Les scènes de torture m’ont fait froid dans le dos, ressenti accentué par le fait que je l’ai essentiellement lu la nuit. Le psychopathe est machiavélique, froid, calculateur, alors qu’il paraît tellement normal dans sa vie quotidienne. Je m’en suis voulu d’avoir apprécié ce personnage avant de savoir qui il était réellement…

J’ai trouvé intéressant le fait de conjuguer l’enquête dans le réel en même temps que dans le virtuel. L’auteur s’est inspiré du monde virtuel Second life, qui existe réellement. Personnellement, je ne connais pas et j’espère que tout ce qui s’y passe dans le roman ne fait que sortir de l’imagination de Gilles Caillot…

Les chapitres sont très courts et nous laissent toujours dans un sentiment de frustration lorsqu’ils se terminent. Le rythme est haletant et on ne s’ennuie jamais. Le roman se lit très bien, mais j’ai un petit bémol à formuler : je pense que les dialogues mériteraient d’être retravaillés. Parfois, il m’a semblé qu’ils sonnaient faux.

En tout cas, je suis ravie de ma lecture que je recommande. Mais que les personnes qui n’aiment pas les romans sanglants s’abstiennent.

Je remercie les éditions du Toucan pour ce service presse.

 

Littérature contemporaine

Une bouteille de larmes, Nick Alexander

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Quatrième de couverture :

Une fresque familiale émouvante, une histoire de fratrie, de résilience et d’espoir. Victoria et Penny ont beau être sœurs, tout les sépare. Tandis que la première mène une existence confortable dans un quartier chic de Londres, la seconde peine à joindre les deux bouts. À l’occasion d’un week-end en famille, les souvenirs du terrible réveillon de Noël 1975 remontent à la surface, et Penny – qui était âgée d’à peine 5 ans à l’époque – comprend qu’on ne lui a pas tout dit, loin de là. Mais il ne fait pas bon lever le voile sur les secrets et, bientôt, le chaos menace de séparer les deux sœurs… Pourquoi Penny a-t-elle refoulé des épisodes cruciaux de son enfance ? Faire la lumière sur les événements de décembre 1975 permettra-t-il à Victoria, Penny et leur mère, Marge, d’enfin se comprendre ?

Mon humble avis :

Une bouteille de larmes de Nick Alexander est une très belle saga familiale comme je les aime, et je suis particulièrement friande de ce genre de livres.

Dès la première page, l’auteur parvient à attiser l’attention du lecteur, et ce dernier n’aura de cesse de continuer sa lecture jusqu’à connaître le fin mot de l’histoire tant il est captivé par le récit.

Il met en scène une galerie de personnages qui sont tous si vrais que l’on pourrait avoir l’impression que l’on peut les côtoyer. Touchants dans leurs imperfections, ils m’ont fait ressentir beaucoup d’émotions pendant ma lecture, surtout que l’auteur ne ménage pas sa peine pour surprendre le lecteur. Parmi les protagonistes présentés, j’ai particulièrement aimé Penny et Victoria, deux sœurs, toutes d’eux très bienveillantes et cachant une part de mystère. À travers le fils de Victoria, l’auteur nous rappelle que l’indifférence peut exister au sein d’une famille, et qu’il faut sans cesse se remettre en question afin de ne pas faire souffrir nos proches.

J’ai particulièrement aimé les valeurs véhiculées dans Une bouteille de larmes, d’autant plus que le style de l’auteur est très fluide, ce qui fait que l’on dévore le livre sans même s’en rendre compte. J’ai donc eu un presque coup de cœur pour ce roman, qui résonnera longtemps en moi tant par les messages qu’il véhicule que par le récit qui nous est relaté.

Je remercie AmazonCrossing et NetGalley pour ce service presse.